Fin de la Meghanomania : quand l’actrice Meghan Markle surjoue son rôle de princesse

ÉDITO – Il y a tout juste un an, Meghan Markle apparaissait comme celle qui allait définitivement dépoussiérer la monarchie britannique. Son dynamisme, son modernisme, ses convictions, ses origines, sa classe faisaient d’elle l’épouse parfaite. Le peuple ne pouvait espérer mieux pour le jeune prince Harry, celui que tout le monde veut encore protéger, ne pouvant se détacher de l’image de ce petit rouquin de 12 ans qui marchait dignement derrière le cercueil de sa maman. Mais les temps changent et ceux qui étaient en haut de l’affiche peuvent parfois y redescendre aussi vite qu’ils y sont montés. Est-ce la fin de la Meghanomania ?

Quand l’actrice devient usurpatrice

Depuis quelques temps, nous remarquons que les commentaires de nos lecteurs sont de plus en plus virulents, agressifs, haineux, envers celle que tout le monde adulait en 2018. Les commentaires bienveillants que l’on peut lire habituellement sous nos publications, par messages privés ou sur les réseaux sociaux, sont de plus en plus souvent entachés de critiques – tout au mieux – lorsque ceux-ci concernent Meghan. Presque irrités, nos lecteurs se transforment parfois en haters. Voilà qu’il faut emprunter un vocabulaire réservé aux célébrités et personnalités médiatiques. Parce qu’au fond, pour bon nombre de personnes, c’est ce qu’est Meghan et c’est ce qu’elle restera : une usurpatrice. Ces mots sont durs – et ce n’est pas notre point de vue, au contraire – mais c’est ce qui semble ressortir des commentaires de certains.

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Meghan n’est pas une princesse !

Après tout, Meghan Markle n’est pas une princesse, dirons certains. « Pour qui elle se prend ? », « Elle veut s’attirer toute la lumière », voici ce que nous pouvons lire – avec regret – sur Facebook à son sujet. Il est vrai que Meghan n’est pas une princesse. Techniquement, la duchesse de Sussex n’est que S.A.R. la princesse Henry. Comme le veut les règles britanniques en la matière, une roturière ou une noble non issue d’une famille royale qui épouse un membre de la famille royale peut porter le nom de son époux et ses titres, sans y accoler son propre prénom. (Soyez contentes les filles, quand ce scénario arrive à un homme, il ne peut même pas faire usage des titres de sa femme, cfr. Sir Timothy Laurence).

Autrement dit, elle ne peut pas faire usage de ces titres en son propre nom. Ainsi, le titre royal de princesse du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord auquel peuvent prétendre les enfants d’un souverain, les petits-enfants et… les éventuels conjoints déjà membre d’une autre famille royale étrangère, est strictement interdit pour les autres. Comme Kate Middleton, comme Sophie Rhys-Jones, comme Sarah Ferguson (autrefois), Meghan ne peut porter le titre de princesse Meghan (sauf si la reine lui en fait le cadeau… mais ce n’est pas gagné). Meghan a néanmoins pu hériter des titres de noblesse de son mari, qui ne sont pas associés à la famille royale. Meghan est donc duchesse de Sussex, comtesse Dumbarton, baronne Kilkeel.

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Sussex vs. Cambridge : les fans ont déjà fait leur choix

Mais même le titre de duchesse semble déjà trop important pour certains observateurs virulents, d’autant plus lorsqu’elle ose venir faire de l’ombre à sa belle-sœur, la « première duchesse » aux yeux du peuple, la duchesse de Cambridge. Depuis quelques mois, la presse a peut-être fantasmé sur une certaine rivalité entre les deux duchesses. Mais cette fois-ci, ça va trop loin. La prétendue influence négative de Meghan serait même venue s’immiscer entre les deux frères, que l’on dit ne plus trop vouloir se fréquenter. Après avoir joué à la guerre des fans sur les réseaux sociaux, en créant leur propre profil Instagram, le couple de Sussex va plus loin, en demandant la semaine dernière à se séparer de la Fondation Royale dont le couple de Sussex et le couple de Cambridge étaient les présidents. À la belle époque, on les appelait « Les 4 Fantastiques ». Ils étaient l’avenir du Royaume-Uni !

Mais le devoir appelle déjà William, qui s’éloigne également de plus en plus de son frère, d’un point de vue dynastique. Aujourd’hui, Harry n’est plus que 6e dans l’ordre de succession au trône britannique. William est l’héritier en ligne direct, juste après son père. Vous l’aurez compris, Meghan et Harry sont surtout là pour nous faire rêver, pour serrer des mains, pour nous faire de beaux enfants, pour répandre la paix et l’amour dans le monde, puisque d’un point de vue politique… ils ne valent pas grand-chose. C’est là où ça commence à blesser. Si Harry est apparu régulièrement ces derniers mois à bon nombre de soirées caritatives, plus engagé que jamais pour aider les enfants en Afrique avec sa fondation Sentebale, pour Meghan, c’est le vide absolu. On ne peut évidemment pas lui reprocher d’avoir pris un congé de maternité bien mérité. Mais il semblerait que cette période d’absence prolongée ait nui à son image. En effet, en se faisant discrète, elle a laissé les ragots et les médisances s’installer.

Meghan veut-elle le beurre et l’argent du beurre ?

Ce qui est effectivement perturbant est la réaction parfois surprenante que peut avoir Meghan. D’un côté, elle veut vivre sa vie sans se soucier du protocole, sans imposer de titre à son fils Archie, et d’un autre côté, elle semble profiter des privilèges qu’on accorde à son époux. Peut-on décemment profiter d’une partie de la dotation royale accordée à la famille et en même temps ne pas répondre aux exigences de citoyens (également contribuables) qui attendent des membres de la famille royale qu’ils dédient leur vie à leurs fonctions et à servir le peuple ? Dernier événement qui a fait déborder le vase, la volonté de la famille de Sussex de taire le nom des parrains et marraines du petit Archie qui se fera baptiser demain. Voilà un grief de plus qui est à ajouter à la liste des reproches qui s’accumulent depuis que Meghan Markle est devenue duchesse. Rappelons la baby shower très chère organisée à New York, les allées et venues de people dans le domaine royal, la baignoire dorée, la rénovation à coups de millions du Frogmore Cottage pour y installer sa petite famille loin des regards indiscrets… mais aussi loin des autres membres de la famille qui vivent à Windsor, Buckingham ou à Kensington.

Que va-t-il arriver à Meghan et que peut-on lui souhaiter ?

En toute franchise, on ne peut que lui souhaiter beaucoup de bonheur et qu’elle puisse trouver un équilibre entre sa vie de famille – qu’elle souhaite apparemment réservée – et sa vie d’épouse du fils du futur roi Charles – qui lui impose une vie médiatisée, qu’elle semblait pourtant bien maitriser au début de sa vie de couple avec le prince Harry. Parce que là, une remontrance s’annonce. C’est en tout cas les bruits de couloir qui circulent. Certains informateurs au sein du palais ont déjà évoqué une prochaine réunion au plus haut sommet. La reine risque de convoquer Meghan à prendre le thé. On sait tous ce que ça veut dire !

Peut-être que le premier rappel à l’ordre se fera directement par son époux qui aurait eu vent des rumeurs et des critiques de plus en plus insistantes envers sa femme, surtout si on touche sa corde sensible, en évoquant sa mère. En effet, la socialite lady Colin Campbell a expliqué en interview que lady Diana n’aurait pas été super copine avec Meghan et qu’elle aurait même été plutôt irritée par son comportement.

Espérons que la tournée en Afrique du couple de Sussex, programmée pour l’automne, puisse permettre à la belle Américaine de retrouver les grâces des citoyens parfois un peu trop exigeants.

Par Nicolas Fontaine,
Rédacteur en chef d’Histoires Royales

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr