Ce jeudi 28 mai, la princesse Élisabeth de Belgique tourne la page des études universitaires. Quelques heures avant de recevoir son diplôme à Harvard, l’héritière du trône belge a répondu à sa toute première interview. La duchesse de Brabant évoque son avenir, qu’elle envisage en dehors des sentiers académiques. La princesse Elisabeth pourrait-elle à présent assumer pleinement son rôle d’héritière ? Peut-être pas avant un an ou deux…
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La première véritable interview de la princesse Elisabeth, donnée la veille de la remise de son diplôme à Harvard
La princesse Élisabeth de Belgique, 24 ans, obtiendra son diplôme à Harvard, ce jeudi 28 mai 2026. La fille aînée du roi Philippe et de la reine Mathilde a terminé son master en politique publique, qu’elle a suivi à la Kennedy School, l’école d’administration publique de l’université Harvard. Durant deux ans, la future reine ds Belges a étudié et vécu sur le campus situé à Cambridge, près de Boston, dans le Massachusetts. Quelques heures avant d’obtenir son diplôme, la princesse Élisabeth a accepté d’accorder sa toute première interview à la presse écrite. Jusqu’ici, la princesse avait répondu à des brèves questions et toujours en présence de l’un de ses deux parents. Quatre journaux – deux francophones et deux néerlandophones – ont eu droit à cette exclusivité. Plusieurs conditions étaient posées. Les questions avaient été envoyées au préalable au palais. Les questions abordant le mouvement séparatiste et le républicanisme ont été refusées.

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Le Soir, qui faisait partie des quatre journaux invités à recueillir les impressions de la future reine, rapporte qu’Elisabeth était assez nerveuse lors de ce premier exercice. Cette interview aborde différents aspects de ses études. La princesse Elisabeth répond aux questions parfois plus complexes, comme les tensions politiques dues à l’hostilité de Donald Trump vis-à-vis de Harvard. Elisabeth révèle avoir été l’assistante d’un professeur qui donnait cours sur l’Asie et explique avoir un intérêt particulier pour certaines régions du monde, dont le Moyen-Orient et l’Asie. Plusieurs questions portaient sur la liberté ressentie par la princesse lors de ses études aux États-Unis, lui permettant « de ne pas toujours être reconnue en rue, d’avoir plus de spontanéité » dans sa vie de tous les jours.

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La princesse Elisabeth va pouvoir souffler un peu et c’est véritablement ce qui ressort de cette interview. La duchesse de Brabant a étudié durant sept ans : un an à l’École royale militaire en Belgique, trois ans en histoire et sciences politiques au Lincoln College d’Oxford, et deux ans en politique publique au Kennedy College de Harvard. « J’ai besoin d’encore un peu de temps », répond l’héritière du trône quand les journalistes souhaitent en savoir plus sur la suite. Une chose semble clair, quoi qu’elle entreprendra, cela se fera « d’une autre manière, après [son] long parcours académique ». Certains l’imaginent effectuer un stage en Belgique, dans une institution européenne, par exemple. D’autres l’imaginent devenir bénévole pour une organisation. Là encore, la même réponse : « Je ne sais pas encore exactement moi-même, mais je ne crois pas que ce sera encore un vrai parcours académique. Il y a d’autres choses à côté ».
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Toute information sur l’avenir proche de la princesse Elisabeth relève de la spéculation
La veille, le journal flamand Het Nieuwsblad affirmait que la princesse Elisabeth allait traverser l’Atlantique à la voile et que l’organisation de ce projet était en cours de finalisation. Le parcours était déjà connu, partant des îles Canaries, à destination des Caraïbes. L’information était tellement détaillée et affirmative qu’elle a été relayée dans la presse nationale et même à l’étranger. La princesse Elisabeth a pourtant démenti l’information, interrogée à ce sujet dans cette première interview. « J’adorerais, mais ça ne fait pas partie de mes projets actuellement, non », répond la princesse Elisabeth. Toute autre affirmation concernant son avenir serait de la spéculation, la princesse insistant à plusieurs reprises vouloir seulement y réfléchir « après la remise des diplômes ». « Je dois encore décider ce que je vais faire exactement ».

Concernant son avenir plus lointain et son règne futur, là encore, la princesse Elisabeth insiste : « La question n’est pas encore à l’ordre du jour. Chaque chose en son temps ». Le roi Philippe ne compte pas abdiquer dans les prochaines années et il faudra d’abord qu’Elisabeth assume pleinement son rôle d’héritière avant d’envisager monter sur le trône. « Je pense qu’il y a un temps pour tout. Ces temps viendront. Nous verrons quand le moment sera venu ». Durant plusieurs années, la princesse Elisabeth a vécu à l’étranger et elle n’a jamais véritablement assumé de fonctions en tant que princesse héritière. Va-t-elle prochainement assurer des engagements officiels à temps plein ? Là encore, Elisabeth semble vouloir prendre son temps. « Je vais essayer de prendre un certain temps après ces années d’études et me déployer d’une autre façon. Peut-être une année ou plus pour prendre du recul, réfléchir, car je pense qu’il est important que les fondations soient solides, de ne pas se précipiter. Donc chaque chose en son temps, je vais prendre un peu de temps et je commencerai en temps voulu ».
L’interview revient aussi sur le chemin tout tracé de la princesse, depuis le jour de sa naissance, et son enfance particulière. « Je dirais que je n’ai pas eu une enfance tout à fait normale, j’ai peut-être eu un peu moins de liberté qu’une personne ordinaire », explique la jeune femme, qui admet que sa position lui a aussi permis de vivre opportunités que d’autres non pas et faire des rencontres marquantes. « Depuis que je suis née, j’ai toujours su que ce serait comme ça. Je suis née avec un certain sens des responsabilités. Cela a façonné ma personnalité de ma vision du monde ». Son avenir sur le trône, elle le peut l’envisager sereinement, comme lui font remarquer les journalistes, si on en croit les sondages positifs la concernant. Voir autant d’enthousiasme lui fait « très plaisir » et elle se dit « reconnaissante » pour cette confiance, tout en admettant que ça « ajoute aussi un peu de pression, car cela crée des attentes ».