Le prince de Galles a atterri à Riyad ce lundi 9 février 2026. Le fils aîné du roi Charles III du Royaume-Uni est envoyé en Arabie saoudite par le gouvernement britannique afin de consolider les liens entre les deux pays, en matière de développement de la jeunesse et de la transition énergétique. Ce voyage est le plus sensible que doit effectuer William depuis qu’il occupe la place d’héritier du trône et marque un tournant dans les tâches qui lui sont confiées à l’international.
Le prince William doit démontrer son soft power à Riyad
Ce 9 février 2026, le prince William de Royaume-Uni a été accueilli à la sortie de l’avion, à Riyad, par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdelaziz. Le prince Mohammed est le petit-fils du fondateur de l’Arabie saoudite et le neveu du souverain actuel, le roi Salman. Il occupe la fonction de vice-gouverneur de Riyad depuis 2017.
Le prince William, 43 ans, assure une fonction délicate, en répondant à la demande du gouvernement britannique. Le futur roi du Royaume-Uni a l’habitude d’effectuer des visites à l’étranger mais rarement les destinations sont autant controversées. L’Arabie saoudite s’impose comme une nation incontournable dans les négociations diplomatiques et dans les affaires, tout en restant un pays critiqué par les organismes internationaux qui défendent les droits de l’homme.

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Le gouvernement britannique envoie le prince de Galles en mission diplomatique sensible en Arabie saoudite
L’Arabie saoudite était autrefois simpliement connue comme une riche nation pétrolière mais sous l’influence du prince héritier Mohammed ben Salman, également premier ministre, le pays s’impose sur la scène internationale pour d’autres raisons. L’Arabie saoudite organise des grandes compétitions sportives internationales, ainsi que des événements culturels et artistiques de grande importance, dans le but de moderniser son image.

Malgré l’image d’un pays plus ouvert et moderne que veut imposer l’héritier du trône, les organisations de défense des droits de l’homme critiquent toujours vivement le prince, soupçonné d’instrumentaliser la culture et le sport pour détourner l’attention.
Selon Simon Mabon, professeur de relations internationales à l’université de Lancaster, le gouvernement britannique a de hautes attentes vis-à-vis du prince de Galles. Le prince William était la personne adéquate pour réaliser cette mission délicate, en raison des liens cordiaux qui existent entre la famille royale britannique et la famille royale saoudienne. À l’AFP, le professeur explique que le gouvernement tente de « capitaliser sur cette fraternité royale », alors que Londres et Riyad réchauffent peu à peu leurs relations. Les pays occidentaux, y compris le Royaume-Uni, avaient sanctionné l’Arabie saoudite suite à l’assassinat du journaliste Jamal Kashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en 2018. Les services de renseignement américains imputent la responsabilité à Mohammed ben Salman mais ces accusations sont systématiquement démenties par les autorités saoudiennes. Le prince William devra rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salman lors de ce voyage. Le fils du roi Salman est de facto le dirigeant du pays.