La princesse Ahad d’Oman débute son année 2026 en assurant plusieurs visites dans le cadre d’un déplacement dans l’exclave de Moussandam, à l’occasion de l’anniversaire du sultan. L’épouse du sultan Haitham ben Tarik est la seule femme d’un chef d’État d’un pays du Golfe à avoir son propre agenda officiel.
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Le sultan d’Oman confie des engagements publics à son épouse à l’occasion de son anniversaire de règne
La princesse Ahad d’Oman, 56 ans, fait exception au sein des familles royales du Golfe. Son époux, le sultan Haitham ben Tarik, a pour volonté de moderniser la monarchie de son pays et d’occidentaliser le fonctionnement de la famille royale d’Oman. Le sultan Haitham a succédé à son cousin, le sultan Qabous, mort sans femme et sans enfant en 2020, et depuis lors, il met en place de nombreuses mesures pour assurer la pérennité de la monarchie. En 2021, le sultan a fait modifier la constitution afin d’instaurer une monarchie héréditaire et faire de son fils, le premier prince héritier du pays. Jusqu’ici, c’est le sultan lui-même qui désignait son successeur. Le choix de son héritier était gardé secret sous scellé jusqu’à sa mort.

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Le sultan Haitham a aussi pour volonté de visibiliser son épouse, la princesse Ahad. Ahad Al Busaidiyah est née sayyida, c’est-à-dire princesse, en tant que descendante du premier sultan de la dynastie Al Said, qui a régné sur le pays au 18e siècle. Traditionnellement, les sultans avaient un harem, quant au sultan Qabous, mis à part son bref mariage arrangé avec une cousine dans sa jeunesse, il était demeuré célibataire toute sa vie. Jamais aucune épouse n’est donc apparue publiquement dans le pays, jusqu’à l’arrivée du couple royal actuel.


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La princesse Ahad en visite dans le gouvernorat de Moussandam
La princesse Ahad assure quelques engagements de son côté et cette année commence sur les chapeaux de roues pour l’épouse du monarque, qui effectue un séjour de plusieurs jours dans le gouvernorat de Moussandam. Au programme : visite de projets touristiques autour de la plage, inauguration du nouvel hôpital de Khassab, rencontre avec des artisans pour stimuler l’entrepreneuriat, visite d’une mosquée avec des architectes et échanges avec des représentants d’une association de femmes de la région.


Le programme de la princesse Ahad ressemble à un agenda de n’importe quelle autre reine européenne. Cette mission a été spécifiquement commandée par le sultan Haitham, qui souhaitait que son épouse le représente en ce début d’année dans le gouvernorat de Moussandam.

Le sultanat d’Oman a une superficie équivalente à celle de l’Italie ou de la Pologne et compte environ 5 millions d’habitants. Le pays est subdivisé en gouvernorats et celui de Moussandam est un peu particulier puisqu’il s’agit d’une exclave, un bout de territoire coincé aux Émirats arabes unis. La princesse Ahad a un lien avec cette région. Son père, fut notamment gouverneur du Moussandam. Pour souligner l’importance de cette mission, le palais précise même que ce séjour s’inscrit dans le cadre des festivités de l’anniversaire de règne du sultan. Le sultan Haitham est monté sur le trône omanais le 11 janvier 2020.


Le titre de « sultane » est peu utilisé mais le monarque a créé un titre officiel pour son épouse, qui se traduit dans les textes internationaux par « l’Honorable dame » ou « la Vénérable dame ». Elle porte également le prédicat d’Altesse. Le sultan Haitham n’a qu’une seule épouse, avec laquelle il a eu deux fils et deux filles, là aussi, il s’agit d’une configuration peu habituelle dans la région. Dans les pays du Golfe, il arrive que certaines princesses, notamment en Arabie saoudite, aient une vie publique, en étant notamment actives au sein d’associations. Mais il ne s’agit jamais de l’épouse du souverain et ces engagements, bien que publics, n’ont pas de lien avec l’institution monarchique. Au Qatar, la cheikha Mozza, a également une vie publique mais elle est l’épouse de l’ancien souverain et la mère de l’émir actuel. Son fils Tamim, l’émir actuel, donne lui aussi un peu de visibilité à la première de ses trois épouses, la cheikha Jawaher, qui l’a déjà exceptionnellement accompagné lors de visites d’État à l’étranger.