Le prince Albert II a ouvert le colloque consacré au travail de restauration des fresques de la Renaissance qui ont été découvertes au palais princier de Monaco, il y a plus d’une dizaine d’années. La princesse Caroline accompagnait son frère lors de ce colloque qui retrace une aventure riche en découvertes patrimoniales et artistiques.
Ouverture du colloque « Images d’une souveraineté de la Renaissance »
Du 19 au 21 mars 2026, un colloque intitulé « Images d’une souveraineté de la Renaissance » se déroule au Musée océanographique de Monaco. Ce jeudi, le prince souverain a officiellement ouvert le colloque en prononçant le discours inaugural. Des conférences sont organisées les deux premiers jours, tandis qu’une visite guidée du palais princier est prévue le dernier jour.

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Le prince de Monaco, 68 ans, était accompagné de la princesse de Hanovre, 69 ans, représentante de la culture à Monaco, lors de cet événement qui met en lumière une véritable odyssée patrimoniale. Le prince Albert et la princesse Caroline ont ensuite assisté à certaines conférences qui reviennent sur les découvertes des fresques et la restauration qui a nécessité dix années de travail. Tout a commencé en 2013, quand une équipe en charge de l’entretien du palais a fait une découverte de pigments sur un mur des Grands Appartements.

Le prince Albert II et la princesse Caroline présentent le travail de restauration des fresques cachées de la Renaissance
Les conférences portent sur des sujets comme l’avènement de la souveraineté monégasque au 16e siècle, la métamorphose du palais au fil des siècles, les peintres de la cour, les tentatives d’harmonisation, les études techniques picturales ou encore les méthodes de restauration.

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De cette simple découverte a découlé une aventure scientifique et humaine. Le projet a pris de l’ampleur lorsqu’on a découvert que des fresques de la Renaissance tardives se cachaient sous la peinture des plafonds du palais. Les fresques représentent des scènes allégoriques des faits héroïques de la dynastie Grimaldi depuis le 16e siècle.

Ce qui sert aujourd’hui de Palais princier, était à l’origine une forteresse construite en 1191 pour se protéger des attaques de Gênes. En 1297, François Grimaldi, descendant d’un consul de Gênes, entra dans la forteresse en se faisant passer pour un moine demandant l’asile pour la nuit. Il s’empara de la forteresse au nom de son cousin, Rainier, qui deviendra le premier seigneur de Monaco. Après le siège génois de 1506 à 1507, la forteresse sera fortement endommagée et les seigneurs de Monaco devront le rénover. C’est à cette époque que l’ancien château sera transformé en palais de la Renaissance.

Les fresques avaient été recouvertes par des peintures plus tardives. En restaurant ces fresques, ont découvert des œuvres picturales d’une grande finesse, qui représentent Hercule, Ulysse, Europe et Pégase et d’autres grandes figures de la mythologie. Le Palais explique que ce colloque a été souhaité par le prince Albert en personne, qui voulait « offrir un premier temps d’échange et de réflexion collective autour de ce patrimoine redécouvert, appelé à faire l’objet de nouvelles publications, d’une exposition au Palais en 2027, et d’un ouvrage à paraître ».

Le Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine (CICRP) explique que le projet restauration des fresques était un véritable laboratoire de recherche et d’expérimentation. Ce travail « a permis la mise au jour d’un authentique chef-d’œuvre, hissant le Palais de Monaco au rang de monument majeur du patrimoine européen. » Le prince Albert souligné que ces somptueux décors « déploient un langage symbolique riche, témoignant des valeurs, des ambitions et de la vision des seigneurs monégasques du XVIᵉ siècle ».