Comme d’autres petits États, Monaco a érigé la philatélie et la numismatique au rang de patrimoine national. Ce mardi, le prince Albert II a une fois de plus montré son intérêt pour les timbres et les pièces de monnaie, en inaugurant une exposition avec son jeune héritier, le prince héréditaire Jacques.
Lire aussi : Les sourires angéliques de Jacques et Gabriella de Monaco pour leur 11e anniversaire
Le prince Albert II et le prince héréditaire Jacques fêtent les 30 ans du Musée des timbres et des monnaies
Les timbres monégasques font partie de ces objets de collection que s’arrachent les philatélistes. Les pièces monégasques connaissent le même sort, en raison de leur rareté. Le prince Albert II détient lui-même l’une des plus grandes collections de timbres au monde. Le visage du prince Albert a été imprimé pour la première fois sur un timbre en 1963, alors qu’il n’avait que 5 ans. Il figurait sur ce timbre aux côtés de sa sœur aînée, la princesse Caroline, sur une série spéciale dédiée à la signature de la Charte des enfants par l’ONU.


Ce 24 mars 2026, le prince Albert II de Monaco, 65 ans, s’est rendu au Musée des timbres et des monnaies, à l’occasion de son 30e anniversaire. Le souverain monégasque était accompagné de son fils, le prince héréditaire Jacques, 11 ans. La présence de l’héritier du trône montre la volonté du chef de l’État de transmettre cette passion à Jacques. La philatélie et la numismatique ont longtemps servi de matériel promotionnel à la Principauté. Les timbres et les pièces sont considérés par certains collectionneurs comme des artéfacts de la petite principauté, leur donnant l’impression de posséder un souvenir ou une petite partie de ce pays qui fait rêver.

Lire aussi : L’évasion cosmique de la princesse Caroline, de la famille princière et de la princesse Akiko au Bal de la Rose
Le prince Albert transmet sa passion pour la philatélie à son héritier
Pour célébrer ce 30e anniversaire, le musée propose l’exposition intitulée « Du Musée monétaire au Musée des Timbres et des Monnaies ». Cette exposition plonge les visiteurs au cœur de l’histoire et du patrimoine de cette institution. Les premiers timbres monégasques furent créés en 1885 par le prince Charles III, après l’adhésion de la principauté à l’Union postale universelle, une organisation créée en 1874 pour faciliter les échanges postaux internationaux.

En 1968, l’État français décide de transférer l’imprimerie parisienne du boulevard Brune à Boulazac, en périphérie de Périgueux. C’est à Boulazac que sont toujours imprimés les timbres français, ainsi que ceux de la Principauté. Quant aux pièces de monnaie, elles sont frappées par la Monnaie de Paris. À partir du 18e siècle on voit apparaître des pièces monégasques en pezzetta. Par la suite, la monnaie sera liée à la livre tournois de France et ensuite au franc français. En 1837, des premières pièces monégasques, liées au franc français, sont frappées avec la tête du prince Honoré V. Les souverains suivants auront aussi leur portrait frappé sur des pièces. En 1999-2002, comme la France, Monaco adopte l’euro.

Le prince Albert II et son fils ont visité l’exposition, puis ils ont signé le livre d’or. Le souverain et le marquis des Baux ont aussi oblitéré l’enveloppe « Premier Jour », sur laquelle sont collés des timbres spéciaux, émis à l’occasion de l’anniversaire du musée. Le prince Albert II est lui-même détenteur d’une des plus grandes collections de timbres au monde. Son aïeul, le prince souverain Albert 1er a acheté la collection du révérend G.G. Barbier, un pasteur anglais qui avait réuni une importante collection. Cette collection a été transmise aux successeurs d’Albert 1er et enrichie.