Le prince héritier Reza Pahlavi et l’impératrice Farah Pahlavi, fils et épouse du dernier chah d’Iran, ont toujours exprimé leur volonté de rentrer dans leur pays, 46 ans après avoir été contraints à l’exil. Après deux semaines d’émeutes contre le régime des mollahs en république islamique d’Iran, le fils du chah espère un dénouement heureux pour la population. Il y a quelques heures, le prince héritier Reza Pahlavi a déclaré qu’il se préparait à rentrer dans son pays.
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Le fils du dernier chah d’Iran encourage les Iraniens à poursuivre leurs actions contre le régime
Depuis de nombreuses années, le prince héritier Reza Pahlavi œuvre dans l’ombre, en tant que lobbyiste à Washington. Le fils du dernier chah d’Iran n’a jamais abandonné le pays qu’il a dû quitter en 1979, lorsque l’empereur Mohammad Reza Pahlavi a été renversé après 37 ans de règne. À distance, le prince héritier Reza, chef de l’ancienne famille impériale depuis le décès de son père en 1980, est très présent sur les réseaux.

Reza Pahlavi encourage la population à reprendre le pouvoir et depuis peu, il se positionne aussi comme un potentiel candidat à reprendre le pays en mains s’il fallait un pouvoir transitoire, en attendant des élections démocratiques. Depuis le 28 décembre 2025, les Iraniens descendent dans la rue, d’abord pour protester contre le coût de la vie et le déclin de la qualité de vie. Les manifestations sont aujourd’hui tournées contre le régime et les autorités iraniennes y ont répondu par une répression sanglante dans tout le pays. Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 192 manifestants seraient morts dans ces manifestations. « Dans plus d’une centaine de villes, des millions de personnes sont descendues dans la rue pour scander « À bas le dictateur ! » », a déclaré Reza Pahlavi à la télévision américaine mardi. « Le régime s’effrite et est au bord de l’effondrement ».

« Mon rôle est de mener cette transition »
Chaque jour, le prince héritier Reza Pahlavi motive dorénavant la population à se rendre dans la rue. « Notre but n’est plus seulement de venir dans la rue ; le but est de se préparer à conquérir et à préserver les centres-villes », expliquait Reza Pahlavi dans une vidéo mise en ligne samedi. « Je me prépare aussi à rentrer dans ma patrie pour être à vos côtés, la grande nation d’Iran au moment de la victoire de notre révolution nationale », continue le prince. « Je crois vraiment que ce jour est très proche. » Ce dimanche 11 janvier, interrogé dans l’émission Sunday Morning Futures sur Fox News, Reza Pahlavi a répété : « Je suis prêt à retourner en Iran dès que possible. C’est déjà en préparation ».

« Mon rôle est de mener cette transition afin de veiller à ce qu’aucun aspect ne soit négligé, et qu’en toute transparence, les citoyens aient la possibilité d’élire librement leurs dirigeants et de décider de leur propre avenir », a expliqué le chef de la dynastie Pahlavi, qui a régné sur l’Iran à partir de 1925. Le grand-père du prince héritier Reza Pahlavi, a lui-même renversé le dernier chah de la dynastie Qadjar en 1921, une dynastie qui régnait sur la Perse depuis 1789.
En juin 2025, alors qu’Israël et l’Iran s’affrontaient à coups de frappes, le prince héritier Reza Pahlavi avait déjà dévoilé son projet pour l’Iran. « Nous avons un plan pour l’avenir de l’Iran et sa prospérité. Nous sommes prêts pour les cent premiers jours suivant la chute, la période de transition et l’instauration d’un gouvernement national et démocratique, pour la nation iranienne et par la nation iranienne ».
Le président Massoud Pezeshkian, dans sa première prise de parole depuis l’intensification de la contestation contre le pouvoir, a reconnu ce dimanche que « manifester est un droit du peuple ». Le président, qui souhaite calmer la crise, affirme entendre la préoccupation du peuple. « C’est notre devoir de les écouter et de résoudre leurs problèmes ». Le président a un pouvoir politique modéré en république islamique d’Iran, un pays dirigé en réalité par le clergé chiite, dont le chef est le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Dans les capitales du monde entier, la diaspora iranienne manifeste et brandit des pancartes à l’effigie de Reza Pahlavi, certains espérant lui conférer le titre de Roi. De son côté, Donald Trump menace d’une intervention américaine sur place.