Au World of Volvo de Göteborg, le prince Daniel de Suède a remis le prix Hasselblad à Zanele Muholi. Ce prestigieux prix de photographie récompense chaque année un photographe pour l’ensemble de sa carrière. Le prince Daniel a également visité l’exposition consacrée à la lauréate.
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Zanele Muholi reçoit le prix Hasselblad
Chaque année, la Fondation Hasselblad remet un prix photographique, considéré comme le plus important prix de photographie au monde. Le prince Daniel de Suède, en sa qualité de protecteur de la fondation, a remis le prix ce 9 octobre 2026, au cours d’une cérémonie au World of Volvo de Göteborg. La lauréate est Zanele Muholi, une photographe sud-africaine de 54 ans, connue pour ses reportages militants, notamment sur les questions de genre.
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Le lauréat reçoit un chèque de 2 millions de couronnes suédoises, soit environ 180 000 euros, ainsi qu’une médaille d’or et d’un appareil photo Hasselblad. L’entreprise Hasselblad a vu le jour en 1841 et s’est installée à Göteborg vers 1870. Elle a commencé à importer des appareils photos, devenant finalement le distributeur suédois d’Eastman Kodak Co. Victor Hasselblad, fils du fondateur, a fait fleurir l’entreprise avec son épouse Erna, en créant aussi leurs propres appareils.

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Zanele Muholi, nommée chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en France en 2017, est une artiste engagée pour la communauté LGBTQIA+. L’artiste non-binaire a pu présenter son travail au prince Daniel, en rejoignant le Centre Hasselblad de Göteborg, après la cérémonie. Le prince Daniel a pu visiter en avant-première cette exposition consacrée à la lauréate du prix, qui est accessible au public jusqu’en avril 2027.
Le Centre Hasselblad présente les photographies de six séries. La première série « documente le parcours de lesbiennes ayant survécu à des crimes haineux, la deuxième série est considérée comme « un acte de résistance contre les violences systémiques ». Dans les autres séries, la photographe « utilise l’autoportrait pour remettre en question les stéréotypes et les représentations historiques des corps noirs ». Elle interroge aussi sur la communauté queer en Afrique.