La reine Margrethe a visité le site des fouilles archéologiques d’Amaliegade à Amager. Plus de 6200 sacs de terre provenant d’un chantier de construction au centre de Copenhague restent à examiner. La reine Margrethe, qui a étudié l’archéologie, a effectué cette visite passionnante durant laquelle elle a pu observer des artéfacts d’objets du quotidien ayant appartenu à des habitants de Copenhague.
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La reine Margrethe examine les trouvailles du site d’excavation d’Amaliegade
La reine Margrethe de Danemark, 85 ans, nourrit depuis toujours une passion pour l’archéologie. Margrethe a étudié l’archéologie à l’université de Cambridge, dans les années 1960, ainsi que les sciences politiques et de l’histoire, développant une compréhension fine des civilisations anciennes, de leurs objets et de leurs symboles. Ce mardi 20 janvier, l’ancienne souveraine a nourri sa curiosité en visitant les fouilles d’Amaliegade, sur l’île d’Amager.

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Des monticules de sacs s’entassent sur un site de l’île d’Amager, une île de la capitale. Les sacs contiennent de la terre provenant de travaux d’excavation à Amaliegade, l’une des artères du centre de Copenhague. Les fouilles et les travaux ont lieu dans le cadre du projet de construction du nouveau siège social de l’armateur Maersk.

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Les objets découverts donnent des indications sur le mode de vie des habitants du centre-ville de Copenhague à partir du 17e siècle
Selon la commune de Copenhague, il s’agit des plus importantes feuilles de ces dernières années et les plus vastes qui sont menées actuellement dans tout le Danemark. Il y a 55 archéologues qui travaillent sur le terrain et plus de 6 200 sacs de terre sont encore à examiner. La commune explique que le projet est déjà à mi-parcours et que plus de 300 000 objets ont déjà été répertoriés. « Chaque objet, du plus petit fragment de textile aux pièces de monnaie et aux céramiques, est extrait des différentes couches de terre », expliquent les autorités. La plupart des objets datent des années 1650 à 1750, époque où le site servait de décharge pour la ville. Mais les analyses montrent qu’une couche de gravier et de pierres datant de l’âge de pierre (6000-4000 av. J.-C.) se trouve au fond.

La responsable des fouilles, Karen Green Therkelsen, et Caroline Pontoppidan, chargée du projet de construction de Maersk, ont accueilli la mère du roi Frederik X sur le site où sont répertoriés les objets et les artéfacts trouvés. La terre est extraite depuis l’année dernière et transportée sur un autre site afin que la construction se poursuive dans le centre tout en continuant progressivement les recherches.

Lors de sa visite, la reine Margrethe a pu admirer plusieurs découvertes présentées par les archéologues. Les archéologues tamisent, rincent et trient minutieusement chaque jour les vestiges du passé caché de la ville Ces déchets, principalement des résidus d’objets ménagers, vont de bouts d’os à des pièces de monnaie, en passant par des morceaux de tissus, et divers fragments de métal. Certains fragments identifiables offrent un éclairage nouveau sur la vie quotidienne, l’artisanat et les conditions sociales dans ce quartier du centre-ville.