À l’issue d’un conclave exceptionnel de trois jours, un accord gouvernemental a été trouvé pour la région de Bruxelles-Capitale. Ce samedi 14 février, le roi Philippe de Belgique a accueilli Boris Dilliès, au palais royal de Bruxelles, après sa désignation en tant que ministre-président de ce nouveau gouvernement bruxellois.
Boris Dilliès prête serment devant le roi Philippe
Le 9 juin 2024, les Belges se rendaient aux urnes pour élire les membres des différents parlements du pays. Les partis arrivés en tête des élections débutaient à leur tour des négociations en vue de former les gouvernements de différentes entités du pays. Depuis lors, le gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale fonctionnait en affaires courantes, les partis de la coalition étant incapables de trouver un accord sur le programme.
Mardi 10 février 2026 en matinée, les représentants des différents partis sont entrés en conclave dans le but de mener les négociations de la dernière chance. Contre toute attente, après 613 jours de blocage, un accord a été trouvé sur un ensemble de mesures, le jeudi 12 février en soirée, signifiant la formation rapide d’un gouvernement pour diriger la région. Ce samedi 14 février, Boris Dilliès, nommé pour présider ce gouvernement, s’est rendu chez le Roi.
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Le roi Philippe, 65 ans, a accueilli Boris Dilliès, 53 ans, au palais royal de Bruxelles en matinée. Le vice-Premier ministre David Clarinval était témoin de cette prestation de serment devant le roi Philippe. À présent dûment assermenté en tant que ministre-président, Boris Dilliès, va rapidement réunir autour de lui les membres de son gouvernement pour se mettre au travail. Boris Dilliès, membre du MR, le parti libéral francophone, a été député au parlement bruxellois de 2014 à 2018 et il est actuellement bourgmestre d’Uccle, l’une des dix-neuf communes de la région bruxelloise.

Le 28 janvier dernier, dans son discours de Nouvel an prononcé en présence des plus hautes autorités du pays, le roi Philippe avait fait part de son inquiétude concernant le blocage autour de la formation d’un gouvernement à Bruxelles. « La formation du gouvernement s’est enlisée dans une logique irresponsable », avait déclaré le chef de l’État. « Je m’inquiète des graves conséquences de cet enlisement pour la Région, ses habitants et nos institutions.
En décembre dernier, le roi Philippe avait parlé de « la longueur déraisonnable de la formation d’un gouvernement bruxellois » dans son allocution prononcée à l’occasion de Noël. « À l’heure où les défis auxquels la région est confrontée deviennent de plus en plus criants, j’exhorte les négociateurs à se mettre enfin d’accord sur un programme au service du bien commun », avait déclaré le roi Philippe.