Le procès de sept semaines de Marius Borg Høiby s’est terminé ce jeudi 19 mars 2026. L’accusation requiert que Marius Borg Høiby soit condamné à sept ans et sept mois de prison. Le verdict sera rendu au début du mois de juin.
Fin du procès hors-norme de Marius Borg Høiby
Trente-neuf chefs d’accusation sur quarante ont été retenus contre Marius Borg Høiby, 29 ans, le fils aîné de la princesse héritière Mette-Marit. Jeudi 19 mars 2026, le procès hors norme du fils aîné de la princesse héritière Mette-Marit de Norvège s’est terminé avec la plaidoirie de Petar Sekulic, l’avocat de l’accusé. Ainsi se terminent sept semaines de procès. Environ 70 témoins ont défilé à la barre pour tenter de faire la lumière sur les preuves présentées par l’avocat de la police, Andreas Kruszewski, et le procureur Sturla Henriksbø.

Marius a plaidé coupable pour la grande majorité des faits qui lui sont reprochés. Il a nié certains faits les plus graves, dont les quatre accusations de viol. La peine maximale encourue pour les accusations portées contre lui est de 16 ans de prison, si les faits étaient jugés séparément. Le procureur a requis sept ans et sept mois de prison. Des dommages et intérêts demandés par les avocats des six victimes s’élèvent à 1,9 million de couronnes norvégiennes, soit environ 173 000 euros. Le juge et le jury doivent maintenant décider pour quels faits il sera reconnu coupable et quelle sera sa peine. Le verdict devrait être annoncé au début du mois de juin. Aucune date précise n’a été fixée pour l’audience.
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Sept ans et sept mois sont requis à l’encontre du fils de la princesse héritière Mette-Marit
Les avocats de la défense, qui se sont exprimés sur NTB, estiment que le beau-fils du futur roi de Norvège devrait être acquitté des accusations les plus graves, telles que le viol et les violences conjugales. Selon eux, il devrait écoper d’une peine d’un an et demi de prison. D’autres experts et chroniqueurs judiciaires ont donné leur avis dans la presse norvégienne, avançant des peines allant d’un an à cinq ans de prison.
Marius a reconnu pleinement sa culpabilité en ce qui concerne des excès de vitesse, la conduite sans permis de conduire valide, des comportements imprudents, la violation d’une ordonnance d’éloignement, diverses infractions liées à la consommation et à la détention de stupéfiants. Il reconnaît aussi avoir causé des dommages matériels comme lorsqu’il a cassé un ordinateur portable ou un lustre et un téléphone. Il a aussi reconnu avoir pris des photos à caractère sexuel d’une femme qui n’était pas en mesure de donner son consentement. Il reconnaît en partie certains comme lorsqu’il a fait un geste pour étrangler l’une de ses partenaires, ainsi que des tentatives d’intimidation par la violence ou la menace. Par contre, il nie avoir menacé un policier. Il a totalement nié les cinq cas d’agressions sexuelles dont il était accusé, les abus et violences à répétition de ses ex-compagnes, les trois viols sans rapport sexuel et le viol avec rapport sexuel.
Pour les affaires civiles, seule la prépondérance des preuves est requise pour obtenir une condamnation, ce qui signifie que les victimes recevront probablement les dommages et intérêts demandés. Par contre, la peine d’emprisonnement relève du droit pénal. En droit pénal, le niveau de preuve requis est plus élevé. Ce qui signifie qu’une condamnation est prononcée uniquement si le tribunal parvient à établir sa culpabilité hors de tout doute raisonnable. Il y a donc des fortes probabilités qu’il ne soit pas condamné pour les viols, si les preuves apportées ne sont pas jugées irréfutables.