Le grand-duc Guillaume et la grande-duchesse Stéphanie de Luxembourg poursuivent leurs Joyeuses entrées aux quatre coins du pays. Ce vendredi, la veille du premier anniversaire de règne de Guillaume, les souverains sont arrivés à Ehnen à bord du bateau Princesse Marie-Astrid. Cette Joyeuse entrée, dans le bassin de la Moselle, était axée sur la ruralité viticole.
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Le grand-duc Guillaume et Stéphanie embarquent sur le bateau historique de Schengen pour faire leur troisième Joyeuse Entrée
Le 3 octobre 2025, le grand-duc Henri abdiquait en faveur de son fils aîné, Guillaume, l’année de ses 25 ans de règne. Ce 2 octobre 2026, la veille de son premier anniversaire de règne, le grand-duc Guillaume a effectué une nouvelle Joyeuse entrée. Après Esch-sur-Alzette et Troisvierges, le grand-duc Guillaume et la grande-duchesse Stéphanie de Luxembourg ont effectué leur troisième Joyeuse entrée à Ehnen. La Joyeuse entrée est une visite auprès de la population, organisée à l’occasion d’un tournant dans l’histoire monarchique, tirant ses origines dans une tradition du Moyen Âge.


Les souverains ont commencé leur visite à bord du bateau Princesse Marie-Astrid, accompagnés par le président de la Chambre des députés, Claude Wiseler, Lex Delles, le ministre de l’Économie, des PME, de l’Énergie et du Tourisme, et Claude Pundel, bourgmestre de la commune de Wormeldange. Le bateau porte le nom de la princesse Marie-Astrid, l’une des sœurs du grand-duc Henri et donc l’une des tantes du grand-duc Guillaume. Cette visite met aussi à l’honneur un événement historique qui a eu lieu dans la région : l’accord de Schengen. Le 14 juin 1985, cinq États membres de la Communauté européenne ont signé cet accord à bord du M.S. Marie-Astrid qui flottait sur la Moselle. Par cet accord, l’Allemagne de l’Ouest, la France, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg se sont mis d’accord sur la suppression graduelle des contrôles à leurs frontières communes.

Le ministre des Affaires intérieures Léon Gloden, les 21 bourgmestres des communes de la Moselle luxembourgeoise et une centaine d’habitants de Wormeldange étaient invités à bord du bateau durant la traversée qui a transporté les souverains jusqu’à Ehnen. Le bourgmestre de Wormeldange a prononcé son discours officiel durant la traversée, qui était aussi animée par des démonstrations de sports nautiques sur l’eau.


À leur descente du bateau Princesse Marie-Astrid, le grand-duc Guillaume et la grande-duchesse Stéphanie ont été accueillis au quai d’Ehnen au son de chants interprétés par les enfants de l’école fondamentale Billek. Ce déplacement à Ehnen, un village situé sur la commune de Wormeldange, était axé sur la ruralité viticole et la Moselle luxembourgeoise. Au Luxembourg, la Moselle désigne la région située à l’est du pays, le long du fleuve qui forme une frontière naturelle avec l’Allemagne. Elle s’étend sur l’est des cantons de Grevenmacher et de Remich. La vallée de la Moselle est également la principale région viticole du Grand-Duché.

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La troisième Joyeuse entrée de Guillaume et Stéphanie dans le bassin de la Moselle
À partir du 13e siècle, apparaît l’expression de « joyeuse entrée » pour désigner une visite d’un souverain, lors d’un déplacement en province, principalement dans les duchés et comtés du nord du continent. Le 1er août 1244, la comtesse Ermesinde affranchit la ville de Luxembourg à travers une charte, et une joyeuse entrée lui est réservée lorsqu’elle se rend dans la ville pour proclamer ses privilèges. Il s’agit de la première joyeuse entrée effectuée par un monarque luxembourgeois.

Autrefois, les comtes puis les ducs de Luxembourg se rendaient dans des villes du pays pour confirmer leur liberté, et en échange les sujets leur rendaient hommage. Quand le grand-duché de Luxembourg a été créé en 1815, des joyeuses entrées ont été organisées lorsque le roi des Pays-Bas, qui était aussi grand-duc de Luxembourg, se rendait en visite au Luxembourg. Le grand-duc Adolphe, qui fut le premier grand-duc de la nouvelle dynastie de Nassau, a rendu ces événements plus festifs, plus populaires et moins solennels.

La Maison grand-ducale explique que ce type d’événement sert à « accueillir publiquement le souverain et inscrire son règne dans le regard du pays » mais au cours des siècles « le cœur du rite s’est toutefois déplacé ». « Jadis liées à l’échange de serments et à la reconnaissance des droits et privilèges, les Joyeuses Entrées relèvent aujourd’hui avant tout d’une fête civique, symbolique et rassembleuse. »
L’artisanat et les producteurs locaux mis à l’honneur à Ehnen
Le couple grand-ducal a ensuite visité un marché de producteurs locaux. Un panier remis aux souverains s’est peu à peu rempli des produits qu’ils ont pu découvrir et déguster devant les différents stands. Guillaume et Stéphanie ont échangé en particulier avec des représentants de Beerbusch, Sources Rosport, La laine des alpagas de Wormeldange-Haut, 12Kantener et Mëllerdaller Produzenten.

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Les joyeuses entrées étaient des visites permettant au monarque de rencontrer la population. Des cérémonies d’allégeance et différents autres rituels pouvaient avoir lieu, comme une procession dans les rues de la ville et des rencontres avec les autorités locales. Les joyeuses entrées ont évolué au fil des siècles et les souverains luxembourgeois organisent ce type de visites à l’occasion de grands événements dans l’histoire monarchique du pays.


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Le grand-duc et la grande-duchesse ont aussi rencontré des acteurs et représentants du secteur touristique qui leur ont présenté différentes initiatives autour de la randonnée, du cyclisme, de l’œnotourisme et de la découverte du patrimoine naturel et culturel de la région. Le grand-duc Guillaume, devenu cette année le président d’honneur de la Fondation du Scoutisme mondial, a également consacré du temps aux jeunes présents lors de cette journée. Le chef de l’État et son épouse ont rencontré de jeunes sapeurs-pompiers ainsi que des membres de mouvements de jeunesse et ont participé avec eux à un atelier de cuisine au feu de camp. Les jeunes sapeurs-pompiers ont, quant à eux, effectué une démonstration de précision de tir à eau.

Le dernier volet de ces présentations concernait le secteur viticole particulièrement développé dans la région. Le couple grand-ducal a participé à un test olfactif des arômes, sans dégustation, en tentant d’identifier différents parfums uniquement à l’odorat. Ils ont testé leurs capacités à détecter des parfums de cassis, de rose ou encore de pamplemousse et fruits de la passion.

Une responsable de l’entreprise Vins et Crémants Luxembourg et le directeur de l’Institut viti-vinicole (IVV) ont fait une présentation de la viticulture avant-gardiste développée au grand-duché. Les démonstrations ont permis à Guillaume et Stéphanie de découvrir des techniques viticoles respectueuses de l’environnement. Les nouveaux cépages, le changement climatique, les technologies de cave, les accords mets-vins et les vins sans alcool ont été abordés lors des échanges.

La visite à Ehnen s’est achevée par une cérémonie de clôture sous un chapiteau. La chorale grand-ducale Sainte-Cécile de Wormeldange assurait l’accompagnement musical de cette cérémonie durant laquelle le couple grand-ducal a reçu une œuvre, un cadeau réalisé par l’artiste Mathis Toussaint. Avant le départ de Guillaume et Stéphanie au son du Wilhelmus interprété par l’harmonie de Wormeldange, les souverains ont été invités à puiser symboliquement du vin à la fontaine à vin.