La grande-duchesse Stéphanie a effectué une visite dans les profondeurs des mines d’ardoise. La grande-duchesse a découvert l’histoire de l’industrie ardoisière qui a débuté à la fin du 18e siècle au Luxembourg.
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Visite des anciennes ardoisières de Haut-Martelange par la grande-duchesse Stéphanie
L’industrie ardoisière était l’une des plus grandes activités pendant plus de deux siècles, dans la grande région de Martelange, autrefois dans le duché de Luxembourg et aujourd’hui à cheval sur la province de Luxembourg en Belgique et le grand-duché de Luxembourg. L’extraction industrielle de l’ardoise noire a démarré vers 1790 et a décliné après 1960. L’année 1986 marque la fin définitive de l’exploitation de l’ardoise au Luxembourg, avec la fermeture des Ardoisières de Haut-Martelange, qui était le dernier site actif.



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Ce 19 octobre 2026, la grande-duchesse Stéphanie, 42 ans, s’est rendue sur ce dernier site d’extraction d’ardoise, aujourd’hui transformé en musée. Le musée de l’Ardoise, à Haut-Martelange, retrace l’histoire de l’ardoise dans la région jusqu’à son déclin en raison de l’importation d’ardoises étrangères bon marché et à l’apparition de nouveaux matériaux de couverture.

Ce musée de huit hectares consacré met en lumière ce patrimoine industriel qui a marqué de nombreuses générations de la région. Vers 1900, l’ardoise représentait la deuxième plus grande industrie du Grand-Duché après la sidérurgie. À son apogée, le site de Haut-Martelange produisait à lui seul environ 12 millions d’ardoises par an avec une main-d’œuvre atteignant jusqu’à 300 ouvriers.


La grande-duchesse Stéphanie a suivi le parcours touristique « Johanna », qui permet aux visiteurs de rejoindre les profondeurs de l’ancienne mine. À 42 mètres de profondeur, la grande-duchesse Stéphanie a pu mieux appréhender les conditions de travail des mineurs et leur quotidien grâce à une scénographie immersive. Lorsque la mine était fonctionnelle, il y avait en tout 24 chambres dont 10 atteignaient la profondeur de 168 mètres.


Selon TV Lux, l’État luxembourgeois a investi 9 millions d’euros dans la création de ce musée qui compte encore une vingtaine de bâtiments de l’époque. Si le site était déjà visitable depuis une trentaine d’années, il est maintenant possible d’effectuer une visite en sous-sol d’une partie des chambres d’extraction.

Une fois remontée en surface, la grande-duchesse Stéphane a rejoint l’atelier des fendeurs et une exposition à la Villa Rother consacrée à la vie quotidienne des mineurs a conclu le parcours de ce haut lieu du patrimoine culturel luxembourgeois. L’ardoise une roche issue de la transformation d’argiles ou de boues sous l’effet de fortes pressions et températures. Il s’agit d’une forme particulière de schiste, qui se fend facilement en plaques très régulières, fines et lisses. En raison de son caractère perméable, de sa fissibilité et de sa solidité, l’ardoise est devenue un matériau utilisé pour couvrir les toits.
