Le prince héritier Reza Pahlavi exhorte l’OMS de sauver l’Iran du coronavirus

Le prince héritier Reza Pahlavi a pris sa plume pour s’adresser au directeur général de l’Organisation mondiale de la santé. Le fils du dernier shah d’Iran est affligé par la situation sanitaire dans son pays d’origine. Les autorités refusent l’aide internationale et le protocole de vaccination n’est pas optimal. Entre désinformation, mensonges et dépenses inutiles, le prince héritier exhorte l’OMS de se pencher sur le cas de l’Iran et de lui venir en aide en donnant des vaccins à la population, sans passer par les autorités.

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Le prince héritier d’Iran écrit au directeur général de l’OMS

« La situation concernant la Covid-19 a atteint un point critique en Iran. Toutes les deux secondes un Iranien est infecté et toutes les deux minutes, un Iranien meurt du coronavirus, selon différents médias, dont Reuters », rappelle Reza Pahlavi dans sa lettre envoyée à Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

Le prince héritier d’Iran constate que la pandémie mondiale a chamboulé le monde et que tous les États et leurs représentants mettent tout en œuvre pour bénéficier de soins spécialisés, s’équipent de matériel médical de pointe et achètent des vaccins pour soigner la population. En Iran, la situation est différente.

Le chef de la famille impériale d’Iran explique que ce à quoi nous assistons en Iran n’est pas un gouvernement qui tente de se battre contre une maladie mais bien « un défaut de gestion volontaire, de mensonges et de crimes qui causent u massacre à la hauteur d’un crime contre l’humanité ».

Par conséquent, le prince héritier supplie le directeur général de l’OMS de mener une enquête sur la gestion de la pandémie en Iran. Pour l’aider, il lui fournit quelques points sur lesquels il serait judicieux de se pencher. Par exemple, le fils de l’empereur Mohammad Reza et de l’impératrice Farah, explique que l’ayatollah Ali Khamanei, guide suprême iranien, a interdit les vaccins produits en Amérique et au Royaume-Uni sur base de théories complotistes.

Ali Khamenei a également refusé l’aide humanitaire de Médecins sans frontières. L’Iran, pourtant membre de l’OMS, ment et refuse de donner des statistiques véritables quant aux morts du coronavirus. Des membres de l’OMS en visite dans le pays ont eux-mêmes été approchés par les autorités pour qu’ils fassent un rapport mensonger de la situation dont ils ont été témoins.

Fournir des vaccins à la population iranienne sans passer par les autorités

Enfin, le gouvernement a acheté pour 720 millions d’euros de remdésivir, un médicament efficace contre le coronavirus félin, l’Ebola et d’autres infections. Il serait également efficace contre la covid-19. « Ce médicament est maintenant vendu à des Iraniens désespérés à des prix astronomiques sur le marché noir. Cette somme d’argent aurait pu être utilisée pour acheter au moins 166 millions de doses du vaccin Astra-Zeneca », explique le prince héritier qui privilégie la prévention. « Ça aurait permis d’inoculer 83 millions de personnes, un nombre supérieur à celui de la population adulte en Iran ».

Le prince héritier Reza supplie l’Organisation mondiale de la santé de se plonger sur ce cas, qui relève « d’une campagne meurtrière à l’encontre du peuple iranien. Les hôpitaux du pays croulent littéralement sous les cadavres ». Le prince héritier conclut son message en rappelant que de nombreuses associations iraniennes et des civils eux-mêmes ont déjà alerté des instances internationales au péril de leur vie, y compris l’OMS. « Nous remercions certaines nations, comme le Japon, qui ont tendu une main amicale au peuple iranien en ces heures sombres et je vous exhorte de prolonger vos efforts pour acheminer les vaccins directement à la population, en contournant l’État. Nous craignons que le gouvernement ne fera rien pour faciliter ces efforts. » Le prince héritier se dit prêt, avec son équipe, d’aider concrètement l’OMS si l’organisme venait à prendre la décision d’aider l’Iran.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr