La princesse Éléonore plus royale que jamais pour ses 18 ans à côté d’un lion belgique

La princesse Éléonore de Belgique, quatrième enfant du roi Philippe et de la reine Mathilde, a 18 ans ce 16 avril 2026. À l’occasion de cet anniversaire important, la princesse Éléonore a pris la pose dans une magnifique robe de soirée, à côté du plus ancien symbolique du pouvoir monarchique.

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La quatrième enfant du roi Philippe et de la reine Mathilde devient une adulte

La princesse Éléonore de Belgique fête son 18e anniversaire ce 16 avril 2026, au lendemain du 66e anniversaire de son père, le roi Philippe. La princesse est la quatrième et dernière enfant du roi Philippe et de la reine Mathilde. Elle figure donc à la quatrième place dans l’ordre de succession au trône belge.

Le Palais royal a partagé une photo de la princesse Éléonore en robe bohème en guipure derrière un forsythia pour ses 18 ans (Photo : Vlad VDK)

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Pour tout citoyen belge, la majorité rime avec responsabilités. Éléonore est dorénavant considérée comme une adulte, avec tous les devoirs et prérogatives que cela implique. Pour la princesse, en tant que membre de la famille royale figurant dans l’ordre de succession, cela signifie aussi qu’elle pourrait dorénavant monter sur le trône sans formation d’une régence, au cas où un drame survenait.

La princesse Éléonore de Belgique est la dernière enfant du couple royal belge à atteindre la majorité (Photo : Vlad VDK)

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La princesse Éléonore pose avec un Leo Belgicus pour sa majorité

À l’occasion de cet anniversaire spécial, le Palais royal a partagé trois nouvelles photos de la princesse Éléonore, dont deux particulièrement élégantes en robe de soirée. Sur la première photo, la princesse pose souriante derrière un buisson de forsythia en fleurs. Sur les deux autres photos, la princesse porte une robe sirène asymétrique noire avec des pans blancs qui tombe en traîne à l’arrière. La princesse Éléonore pose notamment dans les escaliers d’honneur du château de Laeken, son domicile, à côté d’un lion, symbole monarchique par excellence.

La princesse Éléonore pose à côté d’un « lion belgique » au pied de l’escalier d’honneur du château de Laeken (Photo : Vlad VDK)

Depuis des temps immémoriaux, le lion est un symbole monarchique, en raison de la majesté et de la force de l’animal que l’on surnomme le roi des animaux. En héraldique, le lion a une importance considérable. Sa présence dans les armoiries incarne l’autorité absolue mais aussi la protection de la royauté. Aujourd’hui, le lion figure toujours sur les armoiries de la Belgique. Depuis 2019, les armoiries de la famille royale reprennent les armoiries de la Belgique sur lesquelles est apposé l’écusson de Saxe. Les armoiries du souverain sont elles-mêmes composées de cet écu surmonté d’un heaume et soutenu par deux lions debout qui tiennent un sceptre et la main de la justice. L’écu est encerclé du collier de l’ordre de Léopold et entouré des drapeaux belges, sous un manteau ponceau doublé d’hermine et le tout est surmonté d’une couronne royale. Pour les princes et princesses de Belgique (excepté l’héritier), l’écu n’est pas encerclé par le collier de l’ordre, il n’y a de heaume ni drapeaux belges et il s’agit d’une couronne princière. Pour les princesses, l’écu est en forme de losange.

Les armoiries du roi (à gauche) et celles des princesses de Belgique (à droite) (Images : Sodacan, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons)

L’utilisation du lion dans les armoiries remonte à une époque antérieure à la création de la Belgique moderne. En 1583, le cartographe Michel Eyzinger dessina une carte de propagande des Dix-Sept Provinces dont le territoire était contenu dans une forme de lion, avec la tête au nord-est du pays et sa queue au sud-ouest. Cette représentation sera appelée le « lion belgique » et sera utilisée durant des siècles. Belgique n’est pas que le nom du pays. Il peut aussi s’agir d’un adjectif utilisé pour qualifier quelque chose provenant des anciennes provinces néerlandaises. « Belgique » est un adjectif utilisé comme un synonyme de « néerlandais », et il était utilisé autrefois aussi bien pour parler des provinces septentrionales des Pays-Bas (Pays-Bas actuels) que les provinces méridionales des Pays-Bas (Belgique actuelle).

En 1583, Michel Eyzinger créera pour la première fois une carte de propagande représentant le territoire des Pays-Bas contenu dans le « Leo Belgicus » (lion belgique) (Photo : Carlo Bollo / Alamy / Abacapress)

Le choix d’intégrer les frontières « belges » au sein d’un lion faisait notamment écho au lion qui figurait sur plusieurs armoiries des territoires originels. Les comtés de Flandre, de Hainaut et de Namur, les duchés de Luxembourg, de Brabant et de Limbourg avaient tous un lion représenté sur leurs armoiries, sous l’une ou l’autre forme. Le terme de « lion belgique » est resté pour désigner les statues de lions qui ornent certains monuments.

Lorsque les Pays-Bas modernes ont été créés en 1815, le lion est resté naturellement l’élément central de leurs armoiries, tout comme ce fut le cas plus tard lorsque la Belgique a pris son indépendance en 1830. Le « lion d’or, armé et lampassé de gueules, sur champ de sable », autrement dit le lion jaune debout sur fond noir avec des griffes rouges et une langue sortante, qui était utilisé sur les armes des ducs de Brabant, est devenu celui de la Belgique. La province de Brabant, qui fut autrefois le duché de Brabant, était la province centrale et celle dans laquelle se situait Bruxelles.

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Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est un journaliste spécialisé dans les familles royales et l'histoire des monarchies européennes et mondiales. Nicolas Fontaine a fondé Histoires Royales, le premier média en ligne dédié à l'actualité des têtes couronnées en 2019. nicolas@histoiresroyales.fr