Ce 2 avril 2026, trois universités flamandes ont procédé à la remise d’un doctorat honoris causa en commun. Au cours d’une cérémonie à laquelle assistait la princesse Esmeralda de Belgique, la militante des droits de l’homme Francesca Albanese a reçu le doctorat honorifique principal pour son travail approfondi sur les droits de Palestiniens.
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Francesca Albanese distinguée à Anvers en présence de la princesse Esmeralda de Belgique
La princesse Esmeralda de Belgique, journaliste et militante environnementale, est engagée depuis de nombreuses années dans des questions liées aux droits des peuples. Ce jeudi 2 avril, la plus jeune fille du roi Léopold III, s’est rendue à la Salle Reine Élisabeth, une salle de concert anversoise baptisée en l’honneur de sa grand-mère, pour assister à une cérémonie de remise de doctorats honoris causa.

Pour la première fois, trois universités flamandes ont décidé de remettre conjointement un doctorat honorifique. Il s’agit de l’UAntwerpen, UGent et VUB, qui sont respectivement les universités d’Anvers, de Gand et de Bruxelles. Cet honneur est revenu à l’avocate italienne Francesca Albanese, 49 ans, connue dans le monde entier pour ses prises de position en faveur des droits de l’homme. Récemment, Francesca Albanese est aussi devenue un visage bien connu du droit des Palestiniens et a mené des études approfondies sur la situation à Gaza.

Francesca Albanese a travaillé pendant une dizaine d’années comme conseillère auprès de différents services des Nations unies et a été nommée rapporteuse spéciale sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens en 2022. Son mandat a été renouvelé en 2025. « En ces temps troublés, les traités internationaux semblent sans valeur et les droits de l’homme sont constamment violés. Pour nous, Albanese symbolise tous ceux qui respectent encore l’ordre international », a déclaré Herwig Leirs, recteur de l’université d’Anvers. « La reconnaissance de son travail est une reconnaissance du travail de toutes ces personnes. La perspective pour nous est donc plus large que les seuls territoires palestiniens ». Le fait que trois universités s’unissent pour délivrer une reconnaissance fait aussi passer un message : « Travaillons ensemble pour un monde meilleur », comme l’a souligné le recteur de la VUB, Jan Danckaert.

Après avoir lu le livre d’Omar El Akkad, la princesse Esmeralda de Belgique avait déclaré il y a quelques jours que ce qui se passait en ce moment à Gaza « n’est pas une question de politique, c’est une question d’humanité ». La tante du roi Philippe a déclaré : « Nous assistons à un génocide en Palestine. Pas dans les livres d’histoire. Pas dans le passé. En ce moment même, sur nos téléphones, chaque jour. Des enfants, des femmes, des hommes sont tués. Des familles tentent de survivre dans la peur, la faim et le désespoir. À Gaza et en Cisjordanie. Le cessez-le-feu ne tient pas. L’histoire a connu des génocides : l’Holocauste contre les Juifs, le génocide contre les Tutsis, contre les Arméniens, contre les Amérindiens. Mais jamais nous n’en avons été témoins et diffusés en direct avec autant de détails. »
Le travail de Francesca Albanese parle particulièrement à la princesse Esmeralda, qui appelait, il y a encore quelques jours, les médecins internationaux, les travailleurs humanitaires et les journalistes palestiniens à continuer de témoigner. « Leurs voix portent. Nous devons simplement les écouter ».
Francesca Albanese a donc reçu un doctorat honoris causa pour mérite général de la part des trois universités. D’autres doctorats honorifiques ont été décernés par l’université d’Anvers. L’un en médecine et sciences de la santé à la pneumologue Wanda de Kanter, un autre en études du développement à la professeure des droits de l’homme Noura Eraka. Un doctorat honoris causa en sciences de l’apprentissage et technologies éducatives a été remis à la professeure Sanna Järvelä et enfin, un dernier doctorat honorifique a été remis en sciences pharmaceutiques, biomédicales et vétérinaires à la professeure de toxicologie Juliette Legler.