La princesse héritière Mette-Marit de Norvège a subi une greffe des poumons ce mercredi 17 juin, une dizaine de jours après avoir été officiellement inscrite sur la liste des demandeurs d’organe. L’espérance de vie de l’épouse du futur roi de Norvège était évaluée à un an, à compter de son inscription sur cette liste d’attente.
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La transplantation pulmonaire de la princesse héritière Mette-Marit est réussie
La princesse héritière Mette-Marit de Norvège, 52 ans, est atteinte de fibrose pulmonaire chronique, une maladie incurable, qui touche l’appareil respiratoire. Cette maladie se caractérise par des microlésions dans les poumons, dont les cicatrices rigidifient les tissus. Les tissus cicatriciels étant de plus en plus importants, ils finissent par empêcher la respiration. Diagnostiquée en 2018, sa condition s’est aggravée au fil des années et ces six derniers mois ont été particulièrement compliqués. En décembre 2025, les médecins de la belle-fille du roi Harald V avaient rendu public leur décision d’envisager une greffe. Le 4 juin 2026, lors d’un dernier contrôle à l’hôpital d’Oslo, ses médecins avaient confirmé qu’elle remplissait dorénavant les critères pour faire une demande d’organes.

Ce 17 juin 2026, la Maison royale a annoncé, dans un communiqué, que l’épouse du prince héritier Haakon avait subi la greffe des poumons. « La transplantation pulmonaire s’est jusqu’à présent déroulée avec succès », a déclaré Arnt Fiane, chef du service de chirurgie thoracique du Rikshospitalet. La date exacte de la transplantation n’a pas été précisée. Lors d’une conférence de presse donnée plus tôt dans le mois, les médecins avaient expliqué qu’une telle opération prenait entre 3 et 5 heures. Le communiqué de la Maison royale ayant été envoyé tôt en matinée, il se pourrait que l’opération ait eu lieu la veille.
« On arrête le cœur. On retire les poumons malades. C’est peut-être le moment le plus délicat de toute l’opération », avaient expliqué les médecins lors de la conférence de presse. La transplantation ne signifie pas être tirée d’affaires. « Une personne sur huit ne récidive pas après un an. Après cinq ans, deux personnes ont connu une rechute », a déclaré Are Holm, consultant et pneumologue au Rikshospitalet, précisant que seulement 55 % des patients sont encore en vie dix ans après l’opération.

La princesse héritière Mette-Marit entame sa période de convalescence
La princesse héritière Mette-Marit n’assurera aucun engagement officiel jusqu’à son rétablissement. À présent, elle entame une phase de convalescence puis de rééducation. Son époux, le prince héritier Haakon, adaptera aussi son agenda officiel. La Maison royale a indiqué qu’elle ne communiquerait plus sur le sujet, jusqu’à la sortie de l’hôpital. « Nous sommes ravis que tout se soit bien déroulé jusqu’à présent. Comme tous les patients récemment transplantés, la princesse héritière sera hospitalisée au Rikshospitalet pendant plusieurs semaines. Il s’agit d’une procédure standard permettant d’ajuster son traitement, de gérer d’éventuelles complications et de commencer sa rééducation », explique Are Holm.

La première condition pour s’inscrire comme demandeur d’organes est que le pronostic vital du patient soit d’un an. Les médecins de la princesse héritière avaient confirmé qu’elle n’avait bénéficié d’aucun passe-droit et qu’en l’état, sans greffe, il ne lui restait plus qu’un an à vivre. Par chance, la liste des demandeurs de poumons a fortement diminué ses dernières années, en raison des avancées médicales qui permettent dorénavant de soigner plusieurs maladies. C’est le cas notamment des patients atteints de la mucoviscidose. « Les délais sont actuellement courts », avaient déclaré les médecins lors de la conférence de presse, plus tôt dans le mois.
En raison de la loi norvégienne qui garantit l’anonymat des donneurs, la Maison royale a pris des dispositions pour empêcher d’identifier le donneur de Mette-Marit. Ces mesures concernent notamment le jour et l’heure de la transplantation. C’est pourquoi, celle-ci n’a probablement pas eu lieu ce mercredi. En rendant public le jour de l’opération, il aurait été possible de recouper les informations et d’identifier le donneur, qui peut venir de Norvège ou de nombreux autres pays européens.
Cette semaine est particulièrement décisive pour la famille royale de Norvège. Ce lundi 15 juin, Marius Borg Høiby, le fils aîné de Mette-Marit, a été condamné à quatre ans de prison ferme, reconnu coupable de plusieurs faits graves, dont deux viols. Marius est né d’une relation antérieure au mariage de Mette-Marit avec le prince héritier de Norvège mais il a grandi au sein de la famille royale. Sa demi-sœur, la princesse Ingrid Alexandra, future héritière du trône et un jour reine de Norvège, a quitté l’Australie au début du mois, lorsqu’elle a appris que sa mère allait subir une greffe. La jeune femme terminait sa première année à l’université de Sydney mais elle a décidé de suivre ses études depuis la Norvège, où elle pourra bénéficier d’un système d’échange lors de la prochaine année académique.