La reine Letizia a présidé, comme chaque année, la cérémonie institutionnelle de la Journée mondiale de la santé mentale 2026. La reine d’Espagne a prononcé un discours dans lequel elle a mis en avant les souffrances qui restent invisibles.
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Cérémonie institutionnelle de la Journée mondiale de la santé mentale présidée par la reine Letizia
La Confédération espagnole de la santé mentale organisait, comme chaque année, la cérémonie institutionnelle de la Journée mondiale de la santé mentale, ce vendredi 9 octobre, en collaboration avec le ministère des Droits sociaux, de la Consommation et de l’Agenda 2030 et la Fondation ONCE. La reine Letizia, qui accorde une grande importance aux questions liées à la santé mentale, a présidé cette cérémonie à l’Hôtel Ilunion Atrium de Madrid.

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Le thème de cette année est « Prenez soin de votre santé mentale ». Il met l’accent sur le bien-être émotionnel et psychosocial des enfants et des jeunes, ainsi que sur la nécessité de renforcer la prévention, la sensibilisation et les ressources de soutien à leur intention. La ministre du Travail et de l’Économie sociale, Yolanda Díaz, et le président de la Confédération espagnole pour la santé mentale, Nel González Zapico, entouraient la reine d’Espagne durant l’événement.

Après une prestation musicale du groupe Ombligo et un discours de bienvenue de la journaliste Macarena Berlín, la reine Letizia a prononcé un discours. « Vous tous, moi y compris, pourrions parler de nombreuses personnes qui ne comprennent pas pourquoi elles font une crise de panique en allant au travail, ou pourquoi elles n’arrivent pas à fermer l’œil », a déclaré la reine Letizia au début de son discours. « Pourquoi trouvent-elles parfois un soulagement en s’automutilant, pourquoi veulent-elles rester au lit, recroquevillées sur elles-mêmes, ou pourquoi ont-elles sérieusement envisagé de se jeter dans le vide ? Apparemment, rien de significatif, rien de traumatisant, dans la vie de ces personnes ; pourtant, une souffrance intérieure est bien présente ».

« De nombreux facteurs peuvent perturber l’équilibre émotionnel et engendrer de la souffrance », a poursuivi l’épouse du roi Felipe. « La mauvaise santé mentale est parfois invisible. Heureusement, c’est plus compréhensible aujourd’hui. Chacun comprend que certaines personnes cherchent l’aide d’un psychologue, même si cette aide est parfois difficile à trouver. C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle, car si l’importance de la gestion des émotions est davantage reconnue, il n’est pas toujours facile de passer à l’acte et de se faire aider. »

« Deux réalités coexistent donc : d’une part, des troubles mentaux de gravité variable, et d’autre part, une souffrance psychologique importante », explique la reine d’Espagne. « Elles partagent également un besoin commun : celui de soins spécialisés et d’un nombre suffisant de professionnels qualifiés. Et elles sont confrontées à un défi : garantir que ces traitements appropriés et ces soins spécialisés soient véritablement accessibles à tous. »

La présidente de la Confédération espagnole de la santé mentale a aussi pris la parole avant la lecture du manifeste pour la Journée mondiale de la santé mentale. Il y a également eu la projection d’une vidéo recueillant des témoignages. Enfin un débat autour du manifeste a été animé par une journaliste, en présence de professionnels et de représentants du milieu associatif dans le secteur de la santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé, une personne sur sept âgée de 10 à 19 ans souffre d’un trouble mental. De plus, les données de l’Institut national de la statistique indiquent une aggravation de la situation chez les mineurs ces dernières années.