Au deuxième jour de sa visite d’État aux États-Unis, le roi Charles III a eu le privilège de pouvoir s’adresser au Congrès américain, un rare honneur qui n’avait plus été offert à un monarque britannique depuis 1991. Dans le contexte international compliqué, notamment en raison de la politique américaine, ce discours est considéré comme le grand moment de diplomatie de cette visite d’État.
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Première intervention d’un monarque britannique au Capitole depuis la reine Elizabeth II en 1991
Le roi Charles III, 77 ans, et la reine Camilla du Royaume-Uni, 78 ans, effectuent une visite d’État de quatre jours aux États-Unis. Il s’agit d’une visite d’État retour, que Donald Trump a organisée en retour de la visite d’État qu’il a effectuée au Royaume-Uni en septembre 2025. Au deuxième jour de la visite d’État, le roi Charles III a rejoint le Capitole de Washington, où la tribune lui était offerte face au Congrès.

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Le Congrès est le nom donné à l’institution parlementaire américaine. Cette assemblée bicamérale est composée de la Chambre des représentants et du Sénat. Les 535 congressistes étaient invités à se réunir, ce 28 avril 2026, pour écouter le discours historique du roi Charles III. Il est rare que la parole soit donnée à un chef d’État étranger et le dernier discours d’un monarque britannique date de celui prononcé par la reine Elizabeth II en 1991.

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Les premiers mots du souverain ont été pour condamner la violence politique, après l’attaque du gala de la presse, du samedi 25 avril. Le roi Charles III a accordé une grande partie de son discours à la « relation spéciale » qui unit leurs deux pays et a appelé les politiciens américains à maintenir leur « détermination sans faille » pour la défense de l’Ukraine. Dans son discours de près de 35 minutes, le roi Charles a mis en garde sur le fait que l’alliance unique entre le Royaume-Uni et l’Amérique « ne peut se reposer sur les succès passés » dans un monde instable et en constante évolution.
En effet, le roi Charles est revenu sur l’histoire qui lie les deux pays, d’autant plus que sa visite d’État s’inscrit dans le cadre du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis. En 1776, les représentants des Treize Colonies ont signé leur acte d’indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne, formant ainsi les prémices des États-Unis actuels. Le souverain britannique a aussi déclaré qu’au-delà de l’histoire, les deux nations partageaient des valeurs démocratiques communes qui sous-tendent leurs systèmes de gouvernement.
Outre les 100 sénateurs et les 435 représentants, le Capitole accueillait d’autres dignitaires du pays, dont le vice-président J.D. Vance et les membres du cabinet du président Trump. Le président américain Donald Trump n’a pas assisté à ce moment. Lorsque le roi Charles III a évoqué la nécessité pour le pouvoir exécutif de se soumettre à un système de freins et contrepoids, les représentants démocrates se sont mis à applaudir. Il a conclu son discours historique par un message d’unité et de préservation de l’environnement mondial et fut ovationné au moment de rendre sa tribune.
