Le roi Felipe VI et la reine Letizia étaient accompagnés de leurs deux filles pour célébrer la fête nationale espagnole selon le rituel habituel. La princesse des Asturies portait son uniforme de gala de l’armée de terre. Le retour de l’infante Sofia était aussi une surprise, elle qui étudie actuellement à Paris.
Le roi Felipe VI et la reine Letizia accompagnés de leurs deux filles pour célébrer la fête nationale
Ce 12 octobre 2026, le roi Felipe VI d’Espagne présidait les célébrations du jour de l’Hispanité, considéré comme la fête nationale espagnole, accompagné de la reine Letizia. Cette journée rappelle le 12 octobre 1492, date de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Il y a plus de 500 ans, le navigateur espagnol arrivait à Guanahani, une île des Bahamas, qu’il nomma San Salvador, en l’honneur du Christ Sauveur.

La fête nationale est fixée au 12 octobre depuis 1892. Son organisation actuelle suit une loi datant de 1987, laquelle indique dans son préambule que la découverte de l’Amérique est le début d’une « période de projection linguistique et culturelle au-delà des frontières européennes ». Chaque année, le roi Felipe préside la cérémonie officielle avec la reine Letizia et leurs deux filles, sauf empêchements scolaires. La princesse Leonor a entamé ses études universitaires il y a quelques semaines à Madrid, ce qui lui permet d’être présente lors des grands événements. Sa sœur cadette, l’infante Sofia a commencé sa deuxième année au Forward College à Paris mais elle tenait tout de même à être présente pour cette journée importante.

L’infante Sofia est présente malgré sa vie d’étudiante à Paris
Depuis qu’elle a fait son entrée à l’Académie générale militaire, la princesse des Asturies assiste à la fête nationale en uniforme. Le roi Felipe VI, en tant que chef des armées, porte lui aussi un uniforme d’apparat, alternant chaque année entre l’uniforme d’une des trois composantes. Jusqu’ici, la princesse Leonor a elle aussi alterné entre les composantes, en portant l’uniforme de la composante correspondante à l’académie dans laquelle elle se trouvait. Elle a d’abord étudié un an à l’Académie générale militaire, qui est l’armée de Terre, puis à l’École navale militaire qui est la composante maritime, et enfin elle a suivi sa troisième année à l’Académie générale de l’Air et de l’Espace.


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La princesse Leonor avait donc retrouvé son uniforme de l’armée de Terre, comme elle l’avait porté en 2023, à l’exception qu’elle portait cette fois-ci un képi et non plus un béret, auquel elle avait droit en tant qu’élève-officier. À l’époque, elle venait tout juste de commencer sa formation militaire et n’avait pas encore obtenu son premier grade.


L’événement commence par la cérémonie solennelle en l’honneur du drapeau national. Les membres de la famille royale sont alignés et font face au drapeau, puis ils rejoignent la Plaza de Cánovas del Castillo. À leur arrivée, ils ont été accueillis par le Premier ministre, Pedro Sánchez Pérez-Castejón, la ministre de la Défense, Margarita Robles, la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, le maire de Madrid, José Luis Martínez-Almeida, et le chef d’état-major des armées, l’amiral Teodoro Esteban López Calderón.

La famille royale a rejoint la tribune pour assister au défilé, qui comprenait cette année plus de 4 000 militaires, 286 chevaux et 82 avions. Le roi Felipe et la princesse Leonor ont aussi déposé des couronnes de laurier en hommage aux Espagnols morts pour la patrie.

Après le défilé militaire, comme le veut la tradition, la famille royale organisait une réception, suivie d’un dîner au palais royal de Madrid. Les membres du gouvernement, les responsables militaires, les présidents du Congrès et du Sénat, ainsi que les présidents des différentes cours et tribunaux du pays. Avant le déjeuner, servi dans les salles Gasparini et Charles III, la famille royale a salué un à un chaque invité dans la salle du Trône. Cette fête nationale s’est déroulée dans un climat politique tendu, la veille d’un voyage historique du roi Felipe et de la reine Letizia à Ceuta, en pleine crise migratoire.
