Le roi Felipe VI d’Espagne et le président portugais Marcelo Rebelo de Souson ont pris la parole ce mercredi, lors d’une session plénière du Parlement européen à Strasbourg. Les deux chefs d’État étaient invités à prononcer un discours à l’occasion du 40e anniversaire de l’adhésion de l’Espagne et du Portugal à l’Union européenne.
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Le roi Felipe VI et le président Marcelo Rebelo de Sousa reçus au Parlement européen
Le 1er janvier 1986, l’Espagne et le Portugal rejoignaient ensemble la Communauté économique européenne (CEE). En raison du régime franquiste en Espagne, le pays s’était vu refuser toute adhésion auparavant. Après la mort du dictateur en 1975 et la restauration de la monarchie, l’Espagne a réitéré sa demande en 1977. Il faudra neuf années pour qu’elle aboutisse. Au Portugal, il a fallu attendre la mort de Salazar en 1968. La demande portugaise a été lancée en même temps que l’Espagne.

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Ce 21 janvier 2026, le chef d’État espagnol et le chef d’État portugais étaient invités à s’exprimer devant le Parlement européen, à Strasbourg, à l’occasion du 40e anniversaire de l’adhésion de leur pays respectif à l’Union européenne. La CEE, fondée en 1957, a évolué et a accueilli d’autres pays pour devenir l’Union européenne.

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Le roi Felipe VI fête les 40 ans de l’adhésion de l’Espagne à l’Union européenne
Le roi Felipe VI d’Espagne, 57 ans, et le président du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa, 77 ans, ont été accueillis au Parlement européen par sa présidente, Roberta Metsola. Il s’agit d’un dernier grand événement international auquel participe le président portugais. Le 8 février aura lieu le deuxième tour de l’élection présidentiel et Rebelo de Sousa n’est plus candidat, ayant déjà effectué deux mandats.

Le roi d’Espagne et le président du Portugal ont signé le livre d’honneur dans la salle du protocole, puis ils ont été salués par le président du Conseil européen, António Costa, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et d’autres représentants. Dans l’hémicycle du parlement, les deux dirigeants se sont installés sur leur place d’honneur.

La présidente du Parlement européen a souhaité la bienvenue à tous et a annoncé une minute de silence en hommage aux victimes de l’accident ferroviaire d’Adamuz. Le roi Felipe a ensuite pris la parole : « Aujourd’hui, quarante ans après son adhésion aux Communautés européennes et un demi-siècle après le début de notre transition démocratique, l’Espagne s’engage pleinement dans le projet de construction de ce grand espace qu’est une Europe unie, où liberté et cohésion sociale sont indissociables. »

« Ce parcours commun nous rappelle que l’Europe est toujours une œuvre en devenir. Elle n’a jamais été conçue pour rester immobile et, ensemble, nous continuerons à bâtir une Union prête pour les quarante prochaines années », a rappelé le monarque espagnol dans son discours. Felipe a également souligné combien son pays avait été transformé depuis son adhésion à l’Union européenne. « Jamais, comme en ces temps sombres, l’idée européenne n’a été aussi nécessaire ». Il a insisté sur le fait que la poursuite des travaux relatifs à la défense européenne, à l’autonomie stratégique de l’Union et au renforcement du pilier européen au sein de l’Alliance atlantique « ne peut être différée ». Le maintien d’un lien transatlantique fondé sur le respect et la loyauté est également indispensable, car sans celui-ci « nous serions condamnés à un monde plus incertain, plus instable et plus dangereux ».

Le président Marcelo Rebelo de Sousa a prononcé à son tour son discours. Dans son rapport, le Parlement cite les dernières phrases prononcées par le président portugais, qui clôturaient aussi cette séance plénière. « Nous, Portugais, n’abandonnerons jamais, au grand jamais, l’Europe. Car renoncer à l’Europe signifierait, pour le Portugal, renoncer à une part essentielle et irremplaçable de lui-même. » Avant de rentrer en Espagne, le roi Felipe a eu une brève réunion avec le personnel espagnol qui travaille au Parlement européen.