Le roi Felipe VI a visité une exposition consacrée à la contribution de l’Espagne et de son armée, lors de l’indépendance des États-Unis. L’exposition est organisée au Musée de l’armée de Tolède.
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Le roi Felipe VI au Musée de l’armée à Tolède
Le roi Felipe VI d’Espagne, 58 ans, s’est rendu à Tolède, ce 4 septembre 2026 pour visiter l’exposition « L’Espagne aux États-Unis. La contribution des Espagnols et de leur armée à l’émergence d’une nation » au Musée de l’armée. Cet événement est organisé dans le cadre du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, qui est célébré tout au cours de l’année 2026.



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Le roi Felipe a visité l’exposition « L’Espagne aux États-Unis. La contribution des Espagnols et de leur armée à l’émergence d’une nation » au musée de l’armée de Tolède. Le roi Felipe a effectué cette visite accompagné du président du gouvernement régional de Castille-La Manche, Emiliano García-Page Sánchez, de la ministre de la Défense, Margarita Robles Fernández, du chef d’état-major de l’armée, le général d’armée Amador Enseñat y Barea et de plusieurs responsables d’institutions historiques et militaires. Le lieutenant-colonel Germán Segura García est le commissaire de l’exposition.

L’exposition « propose un voyage à travers les liens historiques étroits, et parfois méconnus, entre l’Espagne et ce qui est aujourd’hui les États-Unis d’Amérique, mettant en lumière la présence et l’influence hispaniques dans la formation de ce territoire », explique la Maison royale. Le 4 juillet 1776, les représentants des Treize Colonies signaient la déclaration d’indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne, lors d’un congrès à Philadelphie. L’Espagne est officiellement entrée en guerre contre la Grande-Bretagne le 21 juin 1779, en s’alliant à la France par le traité d’Aranjuez. L’objectif espagnol était d’affaiblir la Grande-Bretagne et de reconquérir les territoires perdus. L’Espagne n’a jamais formellement conclu d’alliance avec les Treize Colonies mais son soutien diplomatique, militaire et économique a permis d’affaiblir la Grande-Bretagne et donc de faciliter la prise d’indépendance américaine. Le siège de Pensacola par les Espagnols, en 1781, en Floride, a empêché la Grande-Bretagne de s’approprier ce territoire.

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L’exposition s’articule autour de trois grandes périodes : les explorations espagnoles, qui ont mené leurs expéditions à travers de vastes régions d’Amérique du Nord, la consolidation des territoires frontaliers par le biais des missions et des colonies espagnoles, et l’établissement progressif d’une présence hispanique qui a profondément marqué l’histoire, la culture et l’organisation territoriale du continent.

La participation de l’Espagne à la Révolution américaine et son soutien apporté aux Treize Colonies est aussi mis en avant. « De l’aide secrète à l’Armée continentale aux campagnes menées par Bernardo de Gálvez dans le Bas-Mississippi et en Floride occidentale, l’Espagne a joué un rôle déterminant dans l’issue du conflit ».