Le sultan Haitham ben Tarik Al Saïd était convié à un banquet d’État au château de Windsor, ce mardi, pour conclure la première journée de sa visite d’État au Royaume-Uni. Le roi Charles III et la reine Camilla étaient entourés de membres de leur famille, dont le prince et la princesse de Galles. La princesse Catherine a une fois de fait sensation dans une robe jaune Elie Saab.
Le roi Charles III organise un banquet d’État en l’honneur du sultan Haitham d’Oman
Le sultan Haitham ben Tarik d’Oman, 71 ans, effectue une visite d’État de trois jours au Royaume-Uni, pays qu’il connaît bien puisqu’il y possède une résidence de vacances. Il entretient aussi une relation étroite avec le roi Charles III, 78 ans, qu’il a rencontré à plusieurs reprises et avec lequel il échange par téléphone. Le sultan Haitham avait aussi été reçu pour prendre le thé, dans le cadre d’une visite privée à Windsor en 2025. Il s’agit ici du premier déplacement d’un sultan d’Oman en 44 ans qui prend la forme d’une visite d’État.

La dernière visite d’État d’un sultan d’Oman était celle de son cousin, le sultan Qabous, qui avait répondu à l’invitation de la reine Elizabeth II en 1982. Ce 20 octobre, le sultan Haitham a été accueilli au château de Windsor par le roi Charles III, la reine Camilla et le prince et la princesse de Galles, au cours d’une cérémonie militaire. Après la cérémonie, le cortège royal a traversé les rues de Windsor à bord de trois carrosses.

En soirée, le roi Charles III avait organisé un banquet d’État en l’honneur de son invité omanais. Traditionnellement, les chefs d’État sont reçus au palais de Buckingham, considéré comme le siège du pouvoir monarchique britannique. Pour des raisons de travaux, les cérémonies de réception organisées lors de visites d’État auront lieu à Windsor durant les prochaines années. C’est dans ce cadre plus intimiste que le roi Charles avait convié environ 160 personnes à se joindre à eux pour le banquet.


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Le prince William et la princesse Catherine une fois de plus au centre de l’attention de la presse
Le sultan est accompagné de son fils aîné, le prince héritier Theyazin, ainsi que de nombreux princes et membres de la famille Al-Saïd, qui pour la plupart ont une fonction au sein d’une institution gouvernementale. Du côté britannique, le roi Charles III et la reine Camilla étaient entourés du prince et de la princesse de Galles, de la princesse Anne et Sir Timothy Laurence et duc et de la duchesse de Gloucester. Une fois de plus, la tenue de la princesse Catherine était le sujet de conversation sur lequel s’sont arrêtés la presse britannique et les médias internationaux, comme People qui évoque son « entrée remarquée en robe jaune ».

La princesse de Galles portait une robe jaune Elie Saab qui, selon le magazine Hello, « fait immédiatement penser à Belle, du film La Belle et la Bête de Disney ». Le magazine spécialisé dans la mode InStyle indique « Kate Middleton ose une robe jaune soleil avec une découpe audacieuse », en référence au tressage à l’encolure qui maintient un décolleté en V. Quant à Vogue, le magazine spécialisé décrit cette robe du couturier libanais comme « une tenue mêlant tradition et modernité. »
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La princesse Catherine porte une robe Elie Saab et son diadème fétiche
Sans grande surprise, Catherine portait son habituel diadème à nœuds d’amour de Cambridge, qui est quasiment l’unique diadème qu’elle porte lors des banquets. Ce bijou est devenu iconique car Diana en avait fait son diadème fétiche. En 1913, la reine Mary a fait démonter deux diadèmes, une broche et d’autres bijoux, pour créer une nouvelle prestigieuse tiare. Le diadème est reconnaissable avec ses volutes et ses petits nœuds, desquels pendent des perles.

Le diadème a été confectionné par E. Wolff & Co. sur base d’une création que la reine avait confiée à Garrard. Le dessin était inspiré d’un diadème appelé le diadème à nœuds de Cambridge, un bijou qui avait appartenu à la tante de la reine Mary mais qui était alors devenu une possession de la princesse héritière Jutta du Monténégro. En 1953, la reine Mary a transmis son précieux diadème à sa petite-fille, Elizabeth II. Depuis l’entrée de Kate dans la famille royale, le bijou lui semble réservé, après avoir été le diadème fétiche de Diana.

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Le roi Charles III porte pour la première fois les insignes de l’ordre Al Saïd
Le roi Charles III portait le ruban de l’ordre Al Saïd, la plus haute distinction qui lui a été remise par le sultan avant le banquet. La reine Camilla portait le ruban de l’ordre d’Oman de 1ère classe par-dessus sa robe bleue. Pour l’occasion, elle portait le diadème des Filles de Grande-Bretagne et d’Irlande, un cadeau de mariage offert à la reine Mary en 1893, qui deviendra l’un des diadèmes les plus fréquemment portés par la reine Elizabeth II. Il a été rapporté par les médias omanais que le sultan Haitham avait été nommé au sein de l’ordre de la Jarretière mais il pourrait s’agir d’une confusion, puis que le souverain portait les insignes de l’ordre du Bain lors du banquet. Il pourrait aussi attendre sa cérémonie d’installation avant de porter les insignes de l’ordre de la Jarretière, qui se caractérise par son ruban bleu, mais il est peu probable que deux distinctions lui aient été remises le même jour.

Le prince William portait l’ensemble de ses distinctions dont la principale, celle de l’ordre de la Jarretière en écharpe. La princesse de Galles, quant à elle, porte en écharpe le ruban de l’ordre royal de Victoria dont elle est dame grand-croix. Elle portait aussi à la poitrine la médaille de l’ordre familial du roi Charles III. Tous les hommes, que ce soit William, Charles ou son beau-frère Timothy, portaient l’uniforme de Windsor, créé spécialement pour les monarques, les princes et certains hauts dignitaires participant à des galas à Windsor. L’uniforme est bleu marine, presque noir, et présente un col et des revers des manches rouge écarlate. La première version de ce manteau a été introduite par George III en 1779. Il existe plusieurs versions afin d’adapter la veste au degré de formalité. Il s’agissait ici d’une soirée « cravate blanche » et l’uniforme était donc adapté au frac.

Le sultan Haitham règne sur le sultanat d’Oman depuis le décès de son Qabous en janvier 2020. Charles, encore prince de Galles, s’était immédiatement rendu à Mascate, la capitale, pour remettre ses condoléances au nom de la reine Elizabeth II et rencontrer le nouveau souverain, comme le veut la tradition diplomatique dans plusieurs pays du Golfe. Les visites d’État ne peuvent en principe avoir lieu qu’une seule fois entre deux mêmes chefs d’État. La reine Elizabeth II et le sultan Qabous ayant eu tous les deux des règnes particulièrement long, il n’était plus possible d’organiser de visites d’État entre les deux pays après celle de 1982. Toutes les autres visites sont appelées visites officielles et ne suivent pas la même rigueur de protocole.
Ahmed ibn Saïd a fondé la dynastie Al-Saïd en 1744, devenu imam après avoir résisté avec succès à un siège perse. L’imamat est devenu un sultanat, dont la puissance s’est accrue au fil des siècles, jusqu’à la formation d’une deuxième cour à Zanzibar. Au cours du 20e siècle, Oman a connu une période d’isolement politique et les tensions tribales ont longtemps perturbé l’équilibre politique interne. Avec l’appui des Britanniques, Qabous a renversé son père en 1970 et sous son règne, le pays a connu d’importantes réformes structurelles et institutionnelles. Le pays s’est développé, modernisé et est devenu très prospère. Oman est aussi perçu aujourd’hui comme un pays tolérant, y compris au niveau du pluralisme religieux, et relativement modéré par rapport à ses voisins. Le sultan Haitham poursuit le travail de son cousin en réformant les institutions et modernise l’image du pays à l’international. Il a instauré un système monarchique héréditaire, se calquant ainsi sur le modèle occidental. Son fils Theyazin est donc le premier prince héritier de l’histoire du pays. Son épouse, la noble dame Ahad, est aussi l’une des seules épouses d’un monarque du Golfe qui assure des engagements publics.