Foi, tradition et charité sont les trois principes fondamentaux des ordres dynastiques de la famille royale des Deux-Siciles. Dans le respect de ces valeurs, le duc de Castro, en sa qualité de grand maître des ordres, a conclu l’Année jubilaire ordinaire en réunissant dames et chevaliers à Rome pour un pèlerinage jubilaire exceptionnel qui a permis de récolter 100 000 euros pour les personnes défavorisées. Des royautés étrangères ont participé à ce grand rassemblement autour du prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, de son épouse, la princesse Camilla, et de ses deux filles, les princesses Maria Carolina et Maria Chiara.
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La famille royale des Deux-Siciles et les membres de ses ordres dynastiques marchent dans l’Esprit
Depuis 1300, la papauté invite les catholiques à se concentrer sur leur vie spirituelle lors des Années saintes ou Années jubilaires, qui ont lieu tous les 25 ans. Cette Année jubilaire 2025 était placée sous le signe de l’espérance. Une année particulière pour les catholiques puisque le pape François est décédé au cours de l’année. Le jubilé, qui invite à une pratique de la foi plus marquée, était aussi l’occasion pour les chefs des familles royales catholiques de renforcer les activités.



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Le prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, duc de Castro, 62 ans, chef de la famille royale des Deux-Siciles et grand maître des ordres dynastiques familiaux, a conclu cette année sainte en organisant le Pèlerinage jubilaire de l’Ordre sacré et militaire Constantinien de Saint-Georges. Ce pèlerinage était placé sous la devise « Spiritu Ambulemus » (« Nous marchons dans l’Esprit »). Le duc de Castro était entouré de son épouse, la princesse Camilla. Sa fille aînée, la princesse Maria Carolina, 22 ans, qui est aussi son héritière dynastique, a secondé son père tout au long des différentes célébrations organisées en grande pompe à Rome, à l’automne 2025. La princesse Maria Chiara, 21 ans, fille cadette du duc de Castro, était également présente.


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Une Année jubilaire qui se conclut par un acte de charité envers les plus démunis de Rome
De nombreux représentants de familles royales étrangères ont assisté à la messe d’investiture des nouveaux membres des ordres dynastiques, à la basilique papale Sainte-Croix-de-Jérusalem. Cette église fait partie de l’itinéraire traditionnellement suivi par les pèlerins lors des années saintes. Son histoire remonte à une époque très ancienne, liée à Hélène, la mère de l’empereur Constantin. Au début du 4e siècle, Hélène aurait ramené un morceau de la Croix et un édifice aurait été construit pour l’abriter. L’empereur Constantin a une importance particulière puisqu’il aurait aussi inspiré la création de l’ordre constantinien de Saint-Georges.


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Lors de la cérémonie, les nouveaux chevaliers et dames de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges ont été investis devant l’assemblée. Au cours de la cérémonie, le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les Causes des Saints et grand prieur de l’Ordre, a réitéré le message de paix du pape Léon XIV, rappelant aux nouveaux membres que la véritable essence d’un chevalier est de servir les plus faibles avec humilité et amour.



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Des représentants de familles royales étrangères et des membres de la noblesse européennes réunis autour de la famille royale des Deux-Siciles
Les chevaliers et dames des ordres ont également assisté à un office à la basilique Saint-Jean-de-Latran. Comme le veut la tradition, les membres des ordres ont pu traverser la Porte sainte, qui s’ouvre uniquement lors des Années jubilaires. C’est ici que s’achève ce pèlerinage jubilaire, un événement riche en symboles, qui ravive l’esprit chrétien des ordres dynastiques. Cet événement caritatif a permis de récolter 100 000 euros, qui ont été remis au marquis Niccolò Sacchetti, président du Circolo San Pietro. Ce cercle a été fondé par le pape Pie IX en signe de solidarité envers les pauvres de Rome. Ce don, fruit de la générosité des membres de l’ordre, renouvelle l’engagement séculaire des chevaliers au service de la foi et de la solidarité.




Le prince Charles, la princesse Camilla, la princesse Maria Carolina et la princesse Maria Chiara étaient entourés d’autres membres de leur famille, dont la princesse Béatrice, la sœur du duc de Castro. Étaient également présents, du côté Bourbon-Siciles, la princesse Maria Annuziata et son époux, le comte Frederik Creutz, le prince Casimir avec ses filles, les princesses Elena Sofia et Anna Cecilia, et le prince Francesco avec son fils, le prince Antoine. Plusieurs membres de la famille de Saez, descendants de la princesse Immaculata des Deux-Siciles, étaient présents.


Notons la présence de la famille royale du Portugal, représentée par l’épouse du duc de Bragance et le fils aîné du couple, l’infant Afonso. L’infant Afonso, prince de Beira, est l’héritier dynastique du duc de Bragance et de la Maison royale de Portugal. La famille impériale de Russie était représentée par la princesse Victoria Romanovna, épouse du grand-duc Georges et belle-fille de la grande-duchesse Maria Vladimirovna, actuelle chef de la dynastie Romanov.


Des royautés étrangères, des membres de la noblesse italienne et de tout le continent se sont retrouvés à Rome pour vivre ces moments symboliques forts, dans le respect des traditions séculaires. Parmi eux se trouvaient le prince Francesco Ruspoli et la princesse Angelica Ruspoli, le prince Jeremi Sebastian Kulczyk-Lubomirsk, le prince Guglielmo Giovanelli et la princesse Vittoria Marconi, le comte Rodolphe et la comtesse Anna Cecilia de Causans. Le prince Charles-Henri de Lobkowicz était présent aux célébrations, ainsi que la princesse Antonella d’Orléans-Bourbon et sa fille, la princesse Eulalia, ou encore, le prince Edouard de Ligne de la Tremoille avec son épouse, la princesse Isabella.



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Le duc de Castro, entouré de son héritière et de ses proches, poursuit la mission séculaire des ordres dynastiques dans le respect des traditions
L’ordre sacré militaire constantinien de Saint-Georges est l’un des plus anciens ordres dynastiques de chevalerie au monde. Fondé sur des racines chrétiennes séculaires, il promeut la foi, la solidarité, l’œuvre caritative et la préservation du patrimoine culturel, perpétuant ainsi une tradition de service, d’honneur et d’engagement spirituel. Selon la tradition, l’ordre porte son nom en référence à ses origines, inspiré par l’empereur romain Constantin. Le plus ancien document connu relatif aux chevaliers constantiniens remonte à 1190. L’ordre a été placé sous la protection du Saint-Siège en 1719, appartenant à la branche parmesane de la famille de Bourbon, puis transmise à la branche des Deux-Siciles de cette même famille. L’ancien ordre équestre, devenu un ordre dynastique, est aujourd’hui actif dans les œuvres caritatives, humanitaires et de bienfaisance.


Le prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles est un descendant du roi Ferdinand II. En 1961, le roi François II, fils de Ferdinand II, a été destitué par les troupes de Garibaldi lors de l’unification de l’Italie en un seul grand royaume, au nom du roi Victor-Emmanuel II de Sardaigne, de la famille de Savoie. Avant la création de l’Italie, la péninsule était occupée par une myriade de royaumes, grands-duchés, principautés et même républiques. Le royaume des Deux-Siciles était l’un d’entre eux et le plus grand, occupant la moitié inférieure de l’Italie actuelle.

Le royaume de Sicile a été créé en 1130 et le royaume de Naples a pris son indépendance en 1282. Les deux royaumes ont été dirigés séparément ou par les mêmes souverains au fil des époques, jusqu’à leur union en 1816 sous le nom de royaume des Deux-Siciles. Plusieurs dynasties et maisons ont régné sur ce territoire. La famille de Bourbon, qui descend du roi Philippe V d’Espagne, lui-même étant le petit-fils du roi Louis XIV de France, a régné sur les territoires de Naples et de la Sicile à partir de 1734.

Le chef de la famille royale des Deux-Siciles est le grand maître des ordres dynastiques familiaux, vestiges des anciennes décorations remises durant l’époque du royaume des Deux-Siciles. Les ordres familiaux sont l’ordre royal de Saint-Janvier, l’ordre royal de Saint Ferdinand et du Mérite, l’ordre royal de François 1er, l’ordre militaire de Saint-Georges la Réunion et l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges. La plupart de ces ordres sont décernés comme des distinctions, tandis que l’ordre constantinien de Saint-Georges peut être rejoint par des membres désirant perpétuer les vertus chevaleresques. L’État italien a toujours formellement reconnu la légitimité de l’Ordre et, depuis 1963, a autorisé les citoyens italiens à porter ses décorations conformément à l’article 7 de la loi 178 du 3 mars 1951. L’Ordre a également obtenu le statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) le 1er août 2011, en reconnaissance de l’appréciation par le comité de l’ONU des nombreuses activités humanitaires entreprises dans le monde entier au profit des plus démunis.