Le troisième jour du voyage en Australie du prince Harry et de Meghan Markle était consacré à la résilience et à la santé mentale. Au cours d’une promenade, le duc et la duchesse de Sussex ont rencontré la communauté aborigène qui soigne ses blessures du passé. Le couple a également échangé avec des jeunes à propos des conséquences néfastes des réseaux sociaux. Enfin, le prince Harry s’est confié sur ses expériences personnelles douloureuses et le sentiment de trahison auquel il a été confronté.
Lire aussi : Le prince Harry joue au football australien à Melbourne et fait une halte commémorative à Canberra
Le duc et la duchesse de Sussex écoutent les souffrances des autochtones lors d’une promenade artistique à Melbourne
Le 16 avril 2026, le prince Harry, 41 ans, et Meghan Markle, 44 ans, effectuaient leur troisième journée de visite en Australie. Le duc et la duchesse de Sussex ont visité Melbourne ensemble le premier jour. Le deuxième jour, alors que Meghan enregistrait un numéro spécial de l’émission Top Chef, le prince Harry avait rendu visite à une équipe de football australien, puis il avait passé quelques heures à Canberra pour se recueillir au pied d’un mémorial.

Lire aussi : Le prince Harry et Meghan font de la poterie avec les enfants de vétérans australiens à Melbourne
L’avant-dernière journée de ce voyage organisé dans le cadre des activités de leur fondation, a débuté par une promenade organisée par le Koori Heritage Trust. Le duc et la duchesse de Sussex ont suivi les sentiers du Scar Tree Walk. Cette promenade longe la rivière Yarra et présente des œuvres d’art traditionnelles aborigènes.

Le prince Harry et Meghan ont appris l’histoire traditionnelle et contemporaine des peuples Kulin et leur relation au paysage. Les autochtones de l’État de Victoria ont longtemps scarifié les arbres, les « scarred trees », en leur enlevant leur écorce. Ces écorces étaient utilisées pour fabriquer des objets comme des boucliers ou des canoës. Cela facilitait aussi les prises pour grimper dans les arbres.
Lire aussi : La duchesse de Sussex en cuisine dans un refuge pour femmes en Australie
Meghan Markle se considère comme la personne la plus harcelée au monde
Après cette promenade, le couple a pris la direction de l’université de technologie de Swinburne, où Harry et Meghan se sont intéressés au programme de sensibilisation à la santé mentale. Lors d’un échange avec les étudiants, la duchesse de Sussex s’est confiée à propos des difficultés à gérer l’afflux de haine sur les réseaux sociaux. Comme le rapporte The Times, qui couvrait la rencontre, Meghan s’est qualifiée elle-même de « personne la plus harcelée en ligne au monde ». Le prince Harry, quant à lui, a salué le gouvernement australien qui fut le premier au monde à interdire les réseaux sociaux aux utilisateurs de moins de 16 ans.

« L’Australie a ouvert la voie. Votre gouvernement a été le premier pays au monde à instaurer une interdiction », a déclaré le prince Harry. Meghan Markle a poursuivi : « Je peux en témoigner personnellement, c’est pourquoi j’aime écouter, car cela résonne profondément en moi. Depuis dix ans, chaque jour, je suis victime de harcèlement et d’agressions. »
Le prince Harry se confie à propos des trahisons dont il a été victime
Le troisième engagement de la journée a eu lieu au sommet InterEdge de Melbourne. Les organisateurs du sommet le définissent comme « un événement de perfectionnement professionnel conçu pour doter les dirigeants, les praticiens et les acteurs du changement des connaissances et des outils nécessaires à la création d’environnements de travail performants, sûrs et propices à la santé mentale. »

Le duc de Sussex était invité à prendre la parole. Dans son discours, le deuxième fils du roi Charles III a abordé les thèmes du leadership, de la sécurité psychosociale et des liens humains au travail. ABC Australia cite des extraits du discours sans détour qu’a prononcé le fils du roi d’Australie. « Quand j’ai été invité à prendre la parole à ce sommet, je ne savais pas si l’on attendait de moi que je parle comme de quelqu’un qui, malgré tout, maîtrise parfaitement sa vie », a déclaré Harry. « Ou comme quelqu’un qui, malgré les apparences, n’a en réalité pas la situation bien en main. »
« Il y a eu de nombreux moments où je me suis sentie submergée. Des moments où je me suis sentie perdue, trahie ou complètement impuissant. Des moments où la pression extérieure et intérieure semblait constante », admet le prince Harry, qui s’est confié sur ses douleurs du passé. « Parfois, malgré tout ce qui se passait, je devais quand même faire semblant que tout allait bien, pour ne décevoir personne. Pendant de nombreuses années, j’y étais insensible, et c’était peut-être plus facile à l’époque, mais je n’avais pas encore les outils pour y faire face. »
Le duc de Sussex a expliqué qu’en devenant père, sa vision du monde et son approche des éléments de la vie avaient totalement changé. « Lorsqu’un parent est dépassé, les enfants le ressentent. Lorsqu’une personne est soutenue, les familles le ressentent. Pour moi, l’un des plus grands changements s’est produit lorsque j’ai réalisé que demander de l’aide n’est pas une faiblesse. C’est au contraire une forme de force. »