Destinée dès son premier souffle à devenir la reine des Belges, la princesse Élisabeth se trouve aujourd’hui à l’aube d’une nouvelle étape de sa vie d’héritière. À l’occasion du 25e anniversaire de la duchesse de Brabant, la journaliste Amélie Schildt publie le premier livre consacré à la vie de la future première reine régnante en Belgique. Au fil des pages, le portrait de la future reine se dessine, entre devoir dynastique, formation internationale et construction personnelle.
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La naissance de la future reine des Belges
Tous les Belges se souviennent des images du prince Philippe, dans sa blouse médicale verte. Il est 1 heure 30 du matin, le 26 octobre 2001. Le fils aîné du roi Albert II annonce en conférence de presse à l’hôpital Erasme d’Anderlecht, non sans émotion, la naissance d’Élisabeth Thérèse Marie Hélène. Les Belges apprennent que quelques heures plus tôt, le 25 octobre en soirée, la princesse Mathilde a donné naissance à une fille.
Cette naissance marque un tournant pour la monarchie belge. Pour la première fois en Belgique, depuis l’abolition de la loi salique en 1991, il devient hautement probable qu’une femme règne un jour sur le royaume. Le 21 juillet 2013, lorsque le roi Albert II abdique en faveur de son fils Philippe, la jeune princesse, alors âgée de 11 ans, devient officiellement l’héritière du trône. Elle reçoit à cette occasion le titre de duchesse de Brabant

Derrière l’héritière, une jeune femme encore méconnue
Le début de l’histoire est connu de tous. Depuis sa naissance, les projecteurs sont braqués sur Élisabeth. Elle grandit sous le regard du public, avec la conscience d’une destinée exceptionnelle et l’attention croissante suscitée par chacune de ses apparitions. Et pourtant, derrière l’image de la princesse parfaitement préparée à son futur rôle, la jeune femme demeure encore relativement méconnue. Dans son livre « Élisabeth, née pour être reine des Belges », qui paraîtra le 14 octobre 2026 aux Editions Kennes, Amélie Schild lève le voile pour la première fois sur la personnalité de la princesse Élisabeth.

On connaît Élisabeth, héritière du trône. On connaît moins la jeune femme qui se construit derrière la fonction. C’est précisément ce contraste qui constitue le fil rouge du livre. À une époque où les notions de liberté, d’identité et d’accomplissement personnel occupent une place importante pour les jeunes générations, la princesse Élisabeth connaît une situation pour le moins singulière : son avenir est inscrit dans l’histoire de la Belgique depuis sa naissance.
La duchesse de Brabant a étudié trois ans à Oxford et deux ans à Harvard, soit cinq années à l’étranger. Elle a également été formée durant une année à l’École royale militaire, après avoir terminé ses études secondaires dans un pensionnat au pays de Galles. Ses études à l’étranger l’ont forgée et lui ont permis de vivre des expériences proches des celles des autres jeunes de son âge mais cela l’a également tenue loin de la Belgique. En mai 2026, la princesse Elisabeth a officiellement tourné la page des études après avoir obtenu son master aux États-Unis. Elle s’accorde à présent un temps de pause avant d’assumer un agenda officiel de princesse héritière.
Amélie Schildt, journaliste pour RTLinfo, travaille depuis près de 20 ans au sein de la rédaction de la première chaîne de télévision privée du paysage médiatique francophone. Elle a suivi la princesse Élisabeth et la famille royale lors de nombreux déplacements, envoyée sur le terrain pour couvrir les événements liés à l’actualité monarchique belge. Cette proximité professionnelle lui a permis d’observer l’évolution de la princesse au fil des années, mais aussi la manière dont le roi Philippe et la reine Mathilde l’ont accompagnée dans sa préparation à son futur rôle. Elle a également été témoin de l’engouement progressivement suscité par l’héritière auprès de la population belge.
Le livre s’appuie ainsi sur différents témoignages qui permettent d’entrevoir une Élisabeth plus spontanée, loin de l’image parfaitement maîtrisée que renvoient généralement les apparitions officielles. Dans cette préparation hors normes, le rôle de ses parents occupe naturellement une place importante. Cette transmission familiale accompagne ainsi la formation plus large d’Élisabeth, depuis son enfance jusqu’à ses études et ses premières responsabilités publiques.
« La fille aînée du roi Philippe s’est abstenue de toute allocution devant la presse. C’est peut-être là qu’on l’attend davantage : entendre sa voix, savoir ce qu’elle pense », peut-on notamment lire dans l’ouvrage. Derrière cette attente se dessine une interrogation plus large : quelle reine Élisabeth choisira-t-elle de devenir ? La princesse héritière n’a évidemment pas encore toutes les réponses. Son rôle se construit progressivement, au fil de ses expériences, de ses rencontres et des responsabilités qui lui sont confiées.