Le prince Charles s’adresse aux leaders au G20 à Rome

Ce samedi, le prince de Galles est arrivé à Rome, invité par le Premier ministre italien Mario Draghi et par le président italien Sergio Mattarella, à participer au sommet du G20. Ce dimanche, le prince Charles a pris la parole devant les dirigeants réunis à Rome. Le prince Charles, qui travaille depuis des mois à la création d’une alliance des plus grandes sociétés privées du monde, espère faire comprendre ici aux dirigeants, que le secteur privé est prêt à collaborer avec le secteur public en matière d’environnement.

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Le discours du prince de Galles au G20 à Rome

Après sa soirée de bienvenue au palais du Quirinale, le prince de Galles a pris la direction de la tribune pour livrer un discours engagé sur le climat. Le sommet du G20 à Rome précède l’important Sommet sur les changements climatiques (COP26). Le prince Charles est d’ailleurs invité à prononcer un discours inaugural à Glasgow pour l’ouverture de la COP26.

(Photo : Aaron Chown/PA Wire/Abacapress)

«La santé de la planète d’aujourd’hui dictera la santé, le bonheur et la prospérité économique des générations à venir – d’où notre incommensurable responsabilité envers les générations à naître», a débuté le prince Charles dans son discours au G20.

«Aujourd’hui, après, je suppose, presque cinquante ans d’efforts de sensibilisation à la crise climatique et environnementale croissante, je sens enfin un changement d’attitude et l’accumulation d’une dynamique positive», a-t-il continué. Il explique ensuite avoir écouté attentivement les dirigeants de nombreux pays, ce qui est déjà un premier pas nécessaire si on veut comprendre. Lors de ces échanges, il a compris que de plus en plus de responsables d’entreprises privées sont soucieux d’investir dans des nouvelles technologies conçues pour réussir une transition vers une industrie plus durable.

Le prince Charles a notamment parlé de son projet Sustainable Markets Initiative, auquel adhèrent déjà «quelque 300 des plus grands PDG mondiaux de tous les secteurs de l’économie, y compris les services financiers, représentant bien plus de 60 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion». Ces grands dirigeants «veulent faire une grande différence avec le type d’investissement qu’ils sont les seuls à pouvoir fournir».

«Suite à la récente réunion sur la biodiversité COP15 en Chine et avec la conférence COP26 sur le changement climatique au Royaume-Uni cette semaine, il n’est que trop clair que nous aurons besoin de milliards de dollars d’investissement chaque année pour créer les nouvelles infrastructures nécessaires», prévient le prince Charles. «Aucun gouvernement n’a ce genre de sommes. C’est pourquoi j’ai passé tant de temps au cours des dix-neuf derniers mois à essayer de former une alliance mondiale entre le secteur privé, car j’ai longtemps pensé qu’il détenait la clé ultime des solutions que nous recherchons». 

Au cours de ses échanges, le prince Charles a trouvé trois choses essentielles à assurer afin d’y arriver. «Premièrement, le besoin de signaux de marché clairs de la part des gouvernements. Deuxièmement, corriger les décalages entre les cadres institutionnels, réglementaires et juridiques. Enfin, le besoin urgent d’explorer comment le G20 peut développer un mécanisme pour fournir des garanties de risque souverain qui aiderait à débloquer les énormes sommes d’argent nécessaires pour faire de ce partenariat public/privé une réalité. Et c’est à son tour notre seul espoir si nous voulons maintenir le réchauffement climatique à 1,5 degré.»

Le prince Charles a conclu en rappelant que la COP26 démarrait le lendemain et que c’était la réunion de la dernière chance. «Nous devons maintenant traduire les belles paroles en actions encore plus belles. Et comme l’énormité du défi climatique domine les conversations des peuples, des salles de presse aux salons, et que l’avenir de l’humanité et de la Nature elle-même sont en jeu, il est sûrement temps de mettre de côté nos différences et de saisir cette occasion unique de lancer une relance verte substantielle en mettant l’économie mondiale sur une trajectoire confiante et durable et, ainsi, sauver notre planète.»

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr