Le prince héritier Reza Pahlavi enchaîne les interviews, les prises de parole et les apparitions publiques, sentant que l’Iran est au bord de l’implosion. Le régime n’a-t-il jamais été aussi proche de tomber ? C’est ce qu’espère le fils du dernier chah d’Iran, qui s’est exprimé avec une grande émotion en français, à la télévision québécoise.
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Le fils du dernier shah d’Iran essuie une larme lors d’une interview en français
Il y a quelques jours, le prince héritier Reza Pahlavi assistait à une veillée à Washington, en mémoire de Mahsa Amini. Des veillées sont organisées un peu partout dans le monde par la diaspora iranienne, alors que dans le pays, les manifestations se multiplient. La répression envers les manifestants est aussi de plus en plus violente.
Cela fait maintenant plusieurs mois que le prince héritier Reza Pahlavi, 61 ans, fils du dernier chah d’Iran, installé depuis de nombreuses années avec sa famille près de la capitale américaine, encourage les Iraniens se retourner contre le régime.
La mort de Mahsa Amini, jeune femme kurde arrêtée le 13 septembre pour avoir porté le voile de manière « inappropriée » puis décédée trois jours plus tard des suites de son traitement par la police, a cristallisé des mois de protestations dans les rues de Téhéran contre le régime totalitaire des ayatollahs.
Cette semaine, Reza Pahlavi a été interrogé en français par Radio-Canada à propos des événements en cours dans son pays d’origine. « Ce régime pourrait tomber à tout moment. Avons-nous suffisamment travaillé sur l’alternative ? », s’interroge le fils du défunt empereur d’Iran. Par alternative, il entend la mise en place d’un nouveau régime qui viendrait remplacer le premier. « Ce n’est pas une question de “si” mais “quand”. Dès que ce régime est fini, il n’y a plus de financement de réseaux terroristes,… tout ceci disparaît instantanément ».
« Où sont tous ces mouvements féministes aujourd’hui pour soutenir les Iraniennes ? Où sont tous les mouvements qui soutiennent les droits de la communauté LGBTQ ? », s’interroge le prince héritier en exil. Reza Pahlavi devient alors émotif. « On est fiers… », commence le prince avant d’essuyer une larme. « Ils ont trop payé », dit-il à propos de son peuple en souffrance. « Ils en ont assez ! Donc on fait ce qu’on peut, tout ce qu’on peut. Mais j’ai espoir qu’ils réussissent et je sais qu’ils vont réussir ».