Le prince Andrew ne peut plus échapper à son procès

Ce 12 janvier 2022, le juge Kaplan a pris sa décision. Les dernières demandes des avocats du duc d’York ont été rejetées. Le procès pour agression sexuelle sur mineur aura bien lieu aux États-Unis. Les avocats du duc d’York avaient plaidé pour la dernière fois il y a un peu plus d’une semaine, demandant au juge d’abandonner l’affaire, suite à un accord passé entre la plaignante, Virginia Giuffre, et le milliardaire Jeffrey Epstein.

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Un procès contre le duc d’York aura bien lieu en 2022

Le procès ultra médiatisé devrait avoir lieu en septembre 2022. Le juge new-yorkais Lewis Kaplan a rendu sa décision ce 12 janvier. Le prince Andrew, duc d’York, devra faire face à une action civile, aux États-Unis. La plaignante est Virginia Giuffre Roberts, une américaine vivant en Australie, qui affirme avoir eu trois rapports sexuels avec le deuxième fils de la reine Elizabeth II lorsqu’elle avait 17 ans. Les faits remontent à l’année 2001.

Lundi dernier, la justice new-yorkaise avait obtenu le droit de divulguer un document confidentiel mis sous scellé en 2009. Il s’agissait d’un accord entre Virginia Giuffre et le milliardaire Jeffrey Epstein. Le règlement indique que Virginia Giuffre avait accepté de ne pas attaquer en justice Jeffery Epstein, qu’elle accuse de crimes sexuels, en échange de 500 000 dollars. Le financier semblait donc écarté de toute poursuite de la part de Virginia Giuffre.

Le prince Andrew tente depuis plusieurs mois de faire annuler la procédure à son encontre (Photo : Neil Hall/PA Wire/Abacapress)

Le lendemain, le 4 janvier, les avocats du prince Andrew abattaient leur dernière carte pour tenter de faire annuler la procédure en cours à l’encontre du duc d’York. Les avocats ont plaidé que l’accord signé en 2009 mentionnait une interdiction de se retourner également contre d’«autres accusés potentiels». L’accord était toutefois écrit dans un langage juridique relativement flou et concernait des poursuites pénales. Les poursuites actuelles à l’encontre du duc d’York se font au civil, dans le but d’obtenir des dommages et intérêts d’un montant encore inconnu. Par ailleurs, deux autres phrases de l’accord semblaient jouer en la défaveur du prince, comme celle qui précisait que l’accord n‘était «pas destiné à être utilisé par une autre personne» pour se protéger de poursuites.

Le prince Andrew est accusé par Virginia Giuffre d’«agressions sexuelles» commises en 2001, quand elle avait 17 ans. Les agressions auraient eu lieu à trois reprises, alors qu’elle faisait partie du réseau de prostitution mis en place par le milliardaire Jeffrey Epstein. Ce dernier s’est suicidé dans sa prison de New York en août 2019, avant le début de son procès au pénal. Jeffrey Epstein était un ami du duc d’York, qu’il invitait à Manhattan, à Londres ou dans sa résidence sur son île privée, dans les Îles Vierges.

Pour payer ses avocats, le prince Andrew vient de vendre son chalet à Verbier, chalet pour lequel il avait également toujours une dette envers l’ancienne propriétaire. Le duc d’York a tout tenté pour éviter le procès. Le 31 décembre 2021, les avocats du prince Andrew avaient déjà plaidé pour faire annuler le procès. Ce jour-là, la plaidoirie portait sur la potentielle nullité de la procédure à New York, étant donné que la plaignante est une résidente australienne depuis de nombreuses années. La demande du prince Andrew avait déjà été rejetée par le juge Kaplan.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr