La reine Mathilde à Paris au Sommet mondial sur la Santé mentale

Ce mardi 5 octobre, la reine Mathilde de Belgique était au Sommet mondial sur la santé mentale à Paris. La reine des Belges a prononcé un discours qui faisait écho à la situation actuelle dans le monde, après la pandémie mondiale de coronavirus. Elle s’est aussi entretenue avec la directrice générale de l’UNESCO.

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La reine Mathilde a parlé de santé mentale et de bien-être psychosocial

La reine Mathilde a prononcé une allocution inaugurale lors du Sommet mondial sur la Santé mentale « Mind our Rights, Now! », organisé à Paris. La reine Mathilde a pris la parole en tant que Défenseure des Objectifs de Développement durable (ODD) des Nations unies. «Parler de santé mentale et de bien-être psychosocial, c’est parler non seulement de pathologies mentales graves, mais aussi par exemple des effets du stress et de l’anxiété, qui peuvent être liés aux difficultés familiales, à la pauvreté, ou encore aux conflits», a débuté la Reine.

«Pour répondre à ces situations très diverses, il nous faut développer des pratiques d’écoute, de conseil et de prise en charge, qui soient adaptées à la situation particulière de chacun». La reine Mathilde a ensuite rappelé combien un événement comme une pandémie mondiale peut du jour au lendemain totalement faire basculer l’état de santé mentale de millions de personnes. «Les plus vulnérables, parmi lesquels les populations en situation de précarité, les personnes âgées, les jeunes, sont les premiers concernés.

La reine Mathilde prononce l’allocution inaugurale du Sommet (Photo : Andy Van Pachtenbeke)

La reine Mathilde en appelle à «jeter des passerelles, créer des coalitions entre décideurs politiques, organisations internationales, associations de la société civile, personnes affectées par des troubles psychologiques et leurs proches, ainsi que les communautés au sein desquelles elles vivent. (…) Cette coopération accrue entre professionnels venus d’horizons parfois très différents devrait également permettre d’élargir l’approche transversale du bien-être mental, pour l’ancrer davantage dans les politiques familiales, de santé, d’éducation, de remédiation sociale ou encore de lutte contre la pauvreté.»

«Pour progresser, il importe tout d’abord d’être à l’écoute des patients, des personnes à la recherche d’un accompagnement psychosocial, de ceux et celles qui ont vécu l’expérience de la détresse mentale. Nous devons répondre rapidement et le plus correctement possible à leurs besoins et à leurs attentes. La stigmatisation représente, encore aujourd’hui, un obstacle majeur pour les personnes à la recherche de conseils ou de soins. »

La reine Mathilde a ensuite eu une réunion avec Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, à propos des perspectives du secteur de l’éducation après la pandémie. La journée se termine par une réunion de travail avec des responsables de l’OCDE sur la qualité de l’enseignement et l’éducation à la citoyenneté, ainsi que la santé mentale à l’école et au travail.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr