La reine Ngā Wai Hono i te Pō Paki poursuit ses visites au Royaume-Uni. Ce jeudi, la reine des Maoris était invitée à la garden-party du roi Charles III à Buckingham, l’occasion pour la jeune reine de rencontrer le chef d’État de Nouvelle-Zélande. Il s’agit de leur première rencontre depuis qu’elle a succédé à son père, avec lequel le roi Charles entretenait une relation étroite.
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La reine Ngā Wai Hono i te Pō Paki des Maoris rencontre le chef d’État néo-zélandais au palais de Buckingham
La reine Ngā Wai Hono i te Pō Paki se rend pour la première fois au Royaume-Uni depuis le début de son règne. La reine des Maoris a assisté au spectacle du 50e anniversaire du King’s Trust, lundi, au Royal Albert Hall de Londres. Mardi, la reine des Maoris était invitée à rencontrer le prince de Galles au château de Windsor. Ce jeudi, elle faisait partie des privilégiés qui avaient reçu leur carton d’invitation pour assister à l’une des garden-parties du roi Charles III à Buckingham.

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Avant la garden-party, le roi Charles III de Nouvelle-Zélande, 77 ans, avait prévu une rencontre avec la reine Ngā Wai Hono i te Pō Paki, 29 ans. La reine des Maoris est aussi l’un de ses sujets. Le roi Charles III est le roi du Royaume-Uni ainsi que de 14 autres pays indépendants. Parmi eux, quatre sont même plus grands que le Royaume-Uni : le Canada, l’Australie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Zélande. Dans chaque pays, il fait usage d’un titre unique, non lié à celui de monarque britannique.

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Le roi de Nouvelle-Zélande tenait à rencontrer la reine des Maoris, qui a succédé à son père, le roi Tuheitia Paki, le 30 août 2024. Le 5 septembre 2024, Ngā Wai Hono i te Pō Paki devenait la nouvelle des reines de Maoris, au cours d’une cérémonie de couronnement organisée en même temps que les funérailles de son père. Le roi des Maoris ou la reine des Maoris représente les intérêts des Maoris, à travers le Kīngitanga, le mouvement monarchiste maori, lui-même soutenu par plusieurs partis et représentants politiques. Par tradition, le souverain britannique, et en particulier Charles III, reconnaît le roi des Maoris. La reine Ngā Wai Hono i te Pō Paki porte le titre traditionnel de Te Arikinui, ce qui signifie chef suprême.

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Première rencontre entre le nouveau roi de Nouvelle-Zélande et la nouvelle reine des Maoris
Il y a quelques jours, elle avait effectué un premier grand voyage à l’étranger, au Canada, où elle avait prononcé son premier discours lors d’un événement international à Toronto, invitée par les représentants des Premières Nations. Le roi Charles, alors prince de Galles, a entretenu des relations étroites avec le roi Tuheitia Paki, qui lui aussi avait succédé à sa mère, en 2006. En apprenant le décès de Tūheitia Pōtatau Te Wherowhero VII à 69 ans, au lendemain d’une opération cardiaque, le roi Charles III avait partagé un communiqué : « Sa mort est un choc particulier compte tenu du fait que j’avais parlé au Roi encore très récemment au téléphone, au début du mois d’août ». Le roi Charles avait rappelé l’engagement de Tuheitia Paki « dans la construction d’un avenir solide pour les Maoris et l’Aotearoa de Nouvelle-Zélande, fondé sur la culture, les traditions et la guérison, ce qu’il a fait avec sagesse et compassion ».

Le roi Charles III endosse fréquemment son rôle de roi de Nouvelle-Zélande, bien qu’il ne se soit pas encore rendu en visite dans le pays depuis le début de son règne. En avril 2025, le chef d’État de Nouvelle-Zélande avait accueilli au château de Windsor Chistopher Luxon, le Premier ministre néo-zélandais pour discuter des développements dans le pays. Dès le 11 septembre 2022, soit trois jours après le décès de la reine Elizabeth II, la première ministre néo-zélandaise de l’époque, Jacinda Ardern, avait déclaré lors d’une séance au parlement de Wellington, que le pays reconnaissait « Sa Majesté le roi Charles III comme notre souverain ». La Première ministre était accompagnée de la gouverneure générale Cindy Kiro. La séance s’était ouverte avec l’hymne national et une prière en Te reo, la langue maorie. Dans les royaumes du Commonwealth, le roi ne pouvant s’y trouver physiquement en même temps, il est représenté par un gouverneur général, qui agit en son nom.

Le siège du Kīngitanga est situé à Ngāruawāhia, dans la région de Waikato, au nord de la Nouvelle-Zélande. Le roi Tuheitia avait succédé à sa mère, la reine Te Atairangikaahu, qui était proche de la reine Elizabeth II. Tuheitia Paki et son épouse, Te Atawhai, ont eu trois enfants : Whatumoana, Korotangi et Ngawai Hono I Te Po. La plus jeune des trois enfants a été élue lors d’un conseil, parmi les descendants du premier roi des Maoris, Potatau 1er, fondateur de la dynastie Te Wherowhero, en 1858. La nouvelle reine a ensuite été couronnée d’une couronne de fougère, au cours d’une impressionnante cérémonie traditionnelle, qui se déroulait dans la foulée des funérailles de son père.
La nouvelle reine des Maoris porte un moko kauae, un tatouage féminin traditionnel sur le menton, qu’elle a fait en l’honneur de son père, à l’occasion de ses 10 ans de règne en 2016. Elle est diplômée d’un master universitaire en études culturelles maories de l’Université de Waikato. Elle a également la particularité d’être la première reine maorie de confession catholique. Elle est actuellement au Royaume-Uni dans le cadre des festivités du King’s Trust, dont des jeunes Néo-Zélandais ont pu bénéficier. La garden-party de ce jeudi était elle aussi dédiée aux 50 ans du King’s Trust.