Le roi Charles III et Emmanuel Macron admirent la tapisserie de Bayeux au British Museum

Le roi Charles III était accompagné de la reine Camilla, ce mercredi, pour accueillir Emmanuel Macron et son épouse Brigitte, au British Museum. Le président français s’est déplacé à Londres pour souligner l’importance que représente le prêt de la tapisserie de Bayeux au Royaume-Uni.

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Charles III et Camilla accueillent Emmanuel et Brigitte Macron à Londres

Du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027, les visiteurs du British Museum pourront admirer la tapisserie de Bayeux, célèbre broderie de 70 mètres de long. Cette frise de 50 centimètres de hauteur représente 58 scènes qui précèdent la bataille d’Hastings, le 14 octobre 1066, jusqu’à la victoire normande. Ce 3 septembre 2026, le chef d’État français et le chef d’État britannique étaient réunis au British Museum pour célébrer l’amitié franco-britannique symbolisée par ce prêt.

La tapisserie de Bayeux est l’un des témoignages les plus célèbres de l’histoire médiévale. Son origine exacte demeure incertaine. Elle aurait probablement été commandée par Odon, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume le Conquérant, afin d’orner la nouvelle cathédrale de Bayeux, consacrée en 1077. Ses auteurs sont inconnus, mais de nombreux historiens privilégient une réalisation anglo-saxonne.

Emmanuel et Brigitte Macron, le roi Charles III et la reine Camilla saluent la population amassée devant l’entrée du British Museum ce 2 septembre 2026 (Photo : Aaron Chown/PA Wire/ABACAPRESS)

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Le roi Charles III, 78 ans, a reçu Emmanuel Macron, 48 ans, en audience à Londres pour prendre le thé, puis ils ont visité ensemble le British Museum. La reine Camilla, 79 ans, et Brigitte Macron, 73 ans, étaient présentes à côté de leur époux pour admirer les scènes clés de la tapisserie, avant de rejoindre les personnes impliquées dans le prêt de cet œuvre historique et les élèves d’écoles britanniques et françaises, dans la Grande Cour du musée. Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, les accompagnait.

La bonne entente entre le roi Charles III et le président Macron lors de la visite (Photo : Adrian Dennis /PA Wire/ABACAPRESS)

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Un prêt historique qui soude les liens diplomatiques franco-britanniques

Conservée jusqu’ à la fin du 18e siècle dans le trésor liturgique de la cathédrale de Bayeux, elle rejoindra en 1983 un musée qui lui est entièrement consacré, à Bayeux, une localité de 13 000 habitants dans le Calvados. L’œuvre textile a quitté la Normandie en 1803 pour être exposée à Paris mais depuis la création du musée, elle ne l’avait jamais quitté. C’est aussi la première fois qu’elle part en territoire « ennemi ». Les scènes de la tapisserie illustrent la bataille de Hastings, durant laquelle le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, se bat contre les Anglais. Après cette victoire débute la conquête normande de l’Angleterre. Les rois anglo-saxons sont renversés et Guillaume devient roi d’Angleterre, couronné le 25 décembre 1066, soit deux mois après sa victoire à Hastings.

Emmanuel Macron, la reine Camilla et le roi Charles III reçoivent des explications à propos de scènes clés de la bataille qui sont représentées sur la tapisserie (Photo : Richard Pohle/The Times/PA Wire/ABACAPRESS)

Le roi Charles III a prononcé un discours à cette occasion : « Même si cette tapisserie évoque un conflit, la voici aujourd’hui, près de 1 000 ans plus tard, comme un précieux symbole de confiance, à une époque où la confiance semble malheureusement faire défaut entre les nations », a-t-il déclaré. Ces « 70 mètres de mémoire et d’art » rappellent « que nos deux nations sont liées depuis près d’un millénaire », a ajouté le monarque britannique.  « Que cette tapisserie et les trésors qui seront échangés en retour soient les symboles non seulement de notre passé commun, mais aussi de notre avenir commun : un avenir tissé, comme il se doit, par la Grande-Bretagne et la France ensemble. »

Le roi Charles III prononce un discours au British Museum, à l’occasion du prêt de la tapisserie de Bayeux (Photo : Adrian Dennis /PA Wire/ABACAPRESS)

De son côté, le président français a déclaré que le retour de la tapisserie « avait nécessité un peu de patience », puisqu’il en avait parlé pour la première fois en 2018. « Étant donné que la première demande britannique remonte à 1931, je considère que huit ans constituent en quelque sorte un record de rapidité ». En échange, le British Museum prêtera aux musées français les trésors de Sutton Hoo, un ensemble d’objets en or et d’autres pièces historiques datant du 7e siècle, ainsi qu’une sélection de pièces d’échecs de Lewis et d’autres chefs-d’œuvre.

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Malgré son nom, il ne s’agit pas véritablement d’une tapisserie, mais d’une broderie réalisée avec des fils de laine colorés sur neuf pièces de toile de lin assemblées. Une dizaine de couleurs sont utilisées pour représenter plus de 600 personnages, des chevaux, des navires, des édifices et de nombreux détails de la vie médiévale. Les bordures sont également ornées d’animaux réels ou fantastiques.

Son origine exacte demeure incertaine. Elle aurait probablement été commandée par Odon, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume le Conquérant, afin d’orner la nouvelle cathédrale de Bayeux, consacrée en 1077. Ses auteurs sont inconnus, mais de nombreux historiens privilégient une réalisation anglo-saxonne. La tapisserie de Bayeux passionne outre-Manche. Lors de l’ouverture des ventes des tickets en ligne, jusqu’à 80 000 personnes attendaient leur tour dans une file virtuelle sur le site, affirme The Guardian. Le ticket coûte jusqu’à 33 livres sterling pour une visite en heures de pointe, alors que l’entrée au musée de Bayeux coûte 12 euros.

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Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est un journaliste spécialisé dans les familles royales et l'histoire des monarchies européennes et mondiales. Nicolas Fontaine a fondé Histoires Royales, le premier média en ligne dédié à l'actualité des têtes couronnées en 2019. nicolas@histoiresroyales.fr