Le roi Philippe a reçu au palais les représentants des six confessions religieuses officiellement reconnues par l’État belge, ainsi que le représentant non confessionnel de la laïcité. Le souverain a échangé à propos du rôle que les cultes peuvent jouer pour renforcer la cohésion sociale, une thématique qu’il avait abordée dans son dernier discours de la fête nationale.
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Discussions sur le rôle des cultes dans le renforcement de la cohésion sociale en Belgique
La Belgique reconnaît six cultes religieux et la laïcité, selon plusieurs articles de la constitution, qui structure cette reconnaissance. L’article 181, par exemple, prévoit que l’État belge paie les salaires et les pensions des ministres des cultes non reconnus et ceux des délégués des organisations philosophiques non confessionnelles. Les frais de gestion des édifices religieux de ces cultes reconnus sont en partie financés par les pouvoirs publics. Si un soutien financier est accordé, il y a toutefois une indépendance des cultes à l’égard de l’État, comme l’indique l’article 21 de la constitution.



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Le roi Philippe de Belgique, 66 ans, avait réuni autour de la table, au palais royal de Bruxelles les représentants des six cultes et de la laïcité, ce 15 septembre 2026. Les six religions reconnues sont, le culte catholique romain depuis la création de la Belgique en 1830, le culte israélite depuis 1808, anglican depuis 1835, protestant-évangélique depuis 1876, islamique depuis 1974 et chrétien orthodoxe depuis 1985. La conception philosophique non confessionnelle, appelée laïcité organisée, est également reconnue officiellement depuis 2002. Elle bénéficie des mêmes avantages que les cultes reconnus.


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Outre les six cultes reconnus, l’association de l’Union bouddhique belge, qui représente le bouddhisme, et l’association Forum hindou de Belgique, qui représente l’hindouisme, reçoivent aussi subvention de l’État. La réunion organisée par le roi Philippe a lieu alors que les bouddhistes de Belgique haussent à nouveau le ton. Cela fait plus de 20 ans qu’ils militent pour devenir le septième culte reconnu. La reconnaissance est octroyée par le ministère de la Justice. Sa reconnaissance pose notamment problème au niveau de sa qualification qui pourrait elle aussi être une philosophie non confessionnelle et non une religion. La Libre a révélé, au début du mois de septembre, que l’Union bouddhique belge avait mis en demeure le gouvernement fédéral à ce sujet.



Le Palais royal explique que le roi Philippe a discuté avec ses invités du rôle que « peuvent jouer les cultes reconnus et la laïcité organisée pour renforcer la cohésion sociale et faire face aux défis auxquels la société est confrontée. » Cette thématique est chère au roi Philippe, qui avait d’ailleurs axé une partie de son discours de fête nationale autour de la coopération, de l’aide aux plus vulnérables et de la cohésion sociale comme solution pour répondre aux crises.


Chaque culte doit obligatoire être représenté par un organisme, que l’on appelle un organe chef de culte, qui se place comme l’interlocuteur entre sa propre structure et l’État belge. Par exemple, le catholicisme est officiellement représenté par la Conférence épiscopale de Belgique, le judaïsme par le Consistoire central israélite de Belgique ou encore, les orthodoxes par le Métropolite-Archevêque du Patriarcat œcuménique de Constantinople.