Les perquisitions au domicile de l’ex-prince Andrew jugées illégales

Andrew Mountbatten-Windsor a remporté une première victoire devant la Haute Cour. Le frère du roi Charles III s’était tourné vers les tribunaux pour contester la légalité des perquisitions qui ont eu lieu à son domicile et à son ancien domicile, en février dernier. La reconnaissance de cette illégalité ne met toutefois pas fin à l’enquête concernant une potentielle « faute professionnelle dans l’exercice de fonctions publiques ».

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Andrew et la police parviennent à un accord reconnaissant l’illégalité des mandats de perquisitions

La justice britannique a rendu une première décision en faveur d’Andrew Mountbatten-Windsor. Il y a quelques jours, l’ex-prince Andrew, 66 ans, s’était tourné vers les tribunaux pour contester les perquisitions qui avaient eu lieu à Marsh Farm, son domicile sur le domaine de Sandringham, et au Royal Lodge, son ancien domicile à Windsor. Le juge Hilliard a déclaré, ce 8 octobre 2026, qu’« un accord avait été conclu entre le plaignant et la police de la vallée de la Tamise ». Cela signifie que la police a reconnu l’illégalité des mandats de perquisitions.

Les perquisitions avaient eu lieu alors que l’ancien duc d’York était en garde à vue. Les mandats avaient été délivrés par un juge de la Cour centrale, la haute cour criminelle. Le juge Hilliard précise que l’annulation des mandats « ne met pas fin à l’enquête » et cela « ne signifie pas que l’ensemble de l’enquête était illégal ». Ce qui a été remis en cause est « le fondement juridique de ces mandats ». Le porte-parole de la police a déclaré : « Nous acceptons la position selon laquelle la décision initiale du tribunal d’émettre des mandats en vertu de la loi spécifique utilisée était incorrecte et que, par conséquent, ces mandats doivent être annulés juridiquement. »

Le juge Hilliard de la Haute Cour a déclaré illégal le fondement juridique utilisé pour délivrer les mandats de perquisitions aux domiciles d’Andrew Mountbatten-Windsor, comme les deux parties l’ont convenu par un accord (Photo : Steve Parsons/AP/SIPA)

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Il faudra déterminer à présent comment seront gérés tous les éléments saisis lors des perquisitions. La police a déjà lancé une requête pour que les éléments recueillis puissent être utilisés pour appuyer l’enquête en cours. « Nous continuons d’explorer toutes les pistes raisonnables pour faire progresser cette enquête de manière efficace et équitable », ajoute la police. Andrew, de son côté, a déjà fait une demande pour contester la conservation de preuves recueillies. Une audience à huis clos, prévue en 2027, tranchera sur ce point.

Les perquisitions avaient eu lieu dans le cadre de son arrestation liée à l’affaire Epstein. L’ancien prince Andrew, déchu de ses titres en octobre 2025 et expulsé du Royal Lodge en février 2026, avait été auditionné pendant environ 12 heures au poste de police d’Aylsham. Au même moment, la police perquisitionnait son domicile et son ancienne résidence.

Cette enquête s’inscrit dans le cadre plus large de l’affaire Epstein aux États-Unis mais la partie britannique concerne pour le moment uniquement des possibles prises d’intérêts et manquements dans le cadre d’une fonction publique. Il apparaît, dans des documents déclassifiés par la justice américaine, qu’Andrew aurait envoyé à son ami milliardaire des rapports confidentiels reçus après ses voyages officiels en Asie et en Afghanistan. Ces rapports de voyages officiels, effectués au nom du gouvernement britannique, auraient permis à Jeffrey Epstein d’obtenir des opportunités d’investissement dans les régions visitées.

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Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est un journaliste spécialisé dans les familles royales et l'histoire des monarchies européennes et mondiales. Nicolas Fontaine a fondé Histoires Royales, le premier média en ligne dédié à l'actualité des têtes couronnées en 2019. nicolas@histoiresroyales.fr