Partie d’en-bas, la fille de l’émir de Dubaï raconte son ascension et parle de la place des femmes dans la société émiratie

Ce dimanche 16 février, un grand événement débutait à Dubaï. Le Global Women’s Forum Dubai 2020 a démarré ce weekend, sous les hospices de l’émir de Dubaï, le cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum, également Vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis. De nombreuses personnalités, comme Ivanka Trump, étaient invitées à parler du pouvoir, de la place, du droit des femmes dans le monde. L’une des premières personnes à avoir pris la parole lors de ce forum est la cheikha Latifa bint Mohammed ben Rachid Al Maktoum, fils de l’émir de Dubaï et également présidente de l’Autorité culturelle et des arts du pays. Lors de sa prise de parole, la princesse Latifa a partagé son expérience personnelle, en tant que femme de pouvoir et a parlé du rôle des femmes dans la culture dubaïote.

La princesse Latifa a débuté le Global Women’s Forum Dubai 2020 en rappelant l’histoire du rôle des femmes aux Émirats arabes unis (Crédits : Twitter/DXBMediaOffice)

Lire aussi : Qu’est-il arrivé à la princesse Latifa ? Le divorce de l’émir de Dubaï et de la princesse Haya est-il lié à sa disparition ?

Devant Ivanka Trump, la princesse Latifa Al Maktoum a parlé de l’histoire du rôle de la femme dans le pays

La cheikha Latifa est l’une des rares filles de l’émir de Dubaï à avoir une fonction publique mais aussi politique. Toutes les matières qui concernent l’égalité des sexes et les droits des femmes lui reviennent à elle et à sa sœur, la cheikha Manal. La princesse Manal était également présente lors de l’inauguration du forum, en tant que présidente du Dubai Women Establishment. Paradoxalement, la cheikha Manal ne défend pas les droits de sa mère, qui fut la première femme de l’émir de Dubaï. (À ce sujet, lire : L’ex-femme de l’émir de Dubai n’a pas vu sa fille depuis 40 ans : sa descente aux enfers depuis son divorce).

Pour prouver que l’émirat de Dubaï est un territoire qui respecte et donne sa chance aux femmes, la princesse Latifa n’a pas manqué de rappeler que dans son département à la culture, 70% des employés étaient des femmes. « Et je ne vois cela qu’aller en se renforçant », a-t-elle ajouté. La fille de l’émir a également rappelé qu’historiquement, c’était les femmes qui géraient toute la vie de la famille, même financière. Il y a quelques décennies, la plupart des villages émiratis étaient des villages de pêcheurs. L’homme partait pendant des mois à la pêche et les femmes devaient gérer leur foyer, y compris en travaillant et en faisant des affaires. « Il est important de rappeler ces histoires, pour que les gens comprennent d’où nous venons et qui nous sommes ».

La cheikha Latifa a parlé de sa volonté de s’engager dans la fonction publique (Crédits : Twitter/DXBMediaOffice)

« Culturellement, la société émiratie valorise les femmes et les respecte beaucoup. Il fut un temps, les femmes prenaient soin financièrement de leur famille. C’est une progression naturelle dans notre culture ». La princesse Latifa a ensuite pris en exemple sa grand-mère, qui portait le même nom qu’elle. Sa grand-mère gagnait sa vie en partageant son expertise en médecine traditionnelle. « C’est en grandissant dans cet environnement, je pense, que ce fut naturel pour moi de me diriger vers un travail dans le secteur public ».

La fille de l’émir de Dubaï a expliqué qu’elle avait débuté du bas de l’échelle (Crédits : Twitter/DXBMediaOffice)

La cheikha Latifa de Dubaï a partagé son parcours personnel

La princesse a raconté comment après ses études, une université lui offrait un contrat. Elle l’a refusé, encouragée par son père à s’engager dans la fonction publique. La cheikha Latifa a ensuite expliqué qu’elle avait grandi en observant son père, qui fut d’abord le plus jeune ministre de la Défense de l’histoire du pays. Cela a placé la barre très haut pour elle, mais elle s’est lancée. « Quand j’ai commencé à travaillé, j’ai commencé tout en bas de l’échelle du gouvernement. Je pense que personne n’est au courant de ça. On ne peut pas tout apprendre en commençant directement avec un rôle de manager ». La princesse explique ensuite que son département de la culture, dont elle est la présidente, a commencé de rien. Il s’agissait presque d’une startup à la base. « Il faut être sur le terrain, avec les gens qui travaillent dans le secteur. Je me rappelle que je faisais tout. C’était ça la beauté de la chose. C’est une chose que les gens doivent comprendre. Une des choses que mon père m’a apprises est que l’on réussit par le mérite. »

Sources : Dubai Government, GulfNews

Avatar
Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef - Rédacteur sénior

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés par passion. Il est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales.

No Comments Yet

Leave a Reply