Meghan Markle se souvient quand elle peinait à joindre les deux bouts : sa lettre en faveur du congé payé

Meghan Markle a envoyé une lettre aux responsables politiques américains dans le cadre d’une campagne exigeant le droit au congé payé. Dans sa lettre, la duchesse de Sussex revient sur ses souvenirs d’enfance et son rapport au travail depuis le plus jeune âge.

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La duchesse de Sussex sait combien ses parents ont travaillé dur pour lui offrir des repas au restaurant

Le groupe de pression Paid Leave for All, qui milite pour l’adoption des congés payés aux États-Unis, a reçu le soutien de la duchesse de Sussex. Meghan Markle a apporté sa contribution en rédigeant une longue lettre adressée au sénateur Charles Schumer et à Nancy Pelosi, la présidente Chambre des représentants.

«Je ne suis pas une élue, et je ne suis pas une politicienne. Je suis, comme beaucoup, une citoyenne engagée et un parent», a débuté la duchesse de Sussex. «Je vous écris à ce moment très important – en tant que maman – pour plaider en faveur des congés payés.» La duchesse de Sussex revient sur les 20 derniers mois de pandémie, qui ont mis à mal des millions de foyers et qui a touché en particulier les femmes.

Elle pointe du doigt ce problème auquel sont confrontés les travailleurs américains qui ne peuvent travailler. Soit ils sont présents pour leur proche et ne sont pas payés, soit ils travaillent et gagnent de l’argent. «Le sacrifice de l’un ou l’autre a un coût élevé.»

Meghan Markle n’a pas hésité à se dévoiler et à partager des souvenirs de sa propre approche au travail et à celle que lui a inculqué ses parents, elle qui raffolait du «bar à salades à 4,99 $ de Sizzler», un lieu qu’elle fréquentait aussi avec sa troupe de guides. Elle dit se souvenir «à quel point mes parents travaillaient dur pour se le permettre parce que même à cinq dollars, manger au restaurant était quelque chose de spécial et je me sentais chanceuse».

«J’ai commencé à travailler (au magasin de yaourt glacé local) à l’âge de 13 ans. J’ai travaillé toute ma vie et j’ai économisé quand et où je le pouvais – mais même cela était un luxe – parce qu’il s’agissait généralement de joindre les deux bouts et d’avoir de quoi payer mon loyer et mettre de l’essence dans ma voiture», se souvient la duchesse de Sussex.

(Photo : Christopher Peterson/Splash News/ABACAPRESS.COM)

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Le combat de la duchesse de Sussex pour les congés payés

Meghan Markle a partagé ce souvenir pour montrer que chacun à son propre parcours quand il s’agit de travail. Elle sait que beaucoup de gens «travaillent incroyablement dur» et souhaiterait qu’il y ait «des règles du jeu équitables». Elle dénonce un système économique dépassé, qu’il faudrait repenser.

«En juin, mon mari et moi avons accueilli notre deuxième enfant. Comme  tous les  parents, nous étions fous de joie. Comme  beaucoup de  parents, nous étions débordés». Par contre, la duchesse admet que contrairement à d’autres parents, «nous n’avons pas été confrontés à la dure réalité de passer ces premiers mois critiques avec notre bébé ou de retourner au travail. Nous savions que nous pouvions la ramener à la maison et, dans cette étape vitale (et sacrée), tout consacrer à nos enfants et à notre famille. Nous savions qu’en agissant ainsi, nous n’aurions pas à faire des choix impossibles en matière de garde d’enfants, de travail et de soins médicaux que tant de gens doivent faire chaque jour. »

«Aucune famille ne devrait être confrontée à ces décisions. Aucune famille ne devrait avoir à choisir entre gagner sa vie et avoir la liberté de s’occuper de son enfant (ou d’un être cher, ou d’elle-même». Meghan donne pour exemple le système adopté en Estonie ou dans d’autres pays, là où aux États-Unis, au niveau fédéral, même pas un seul jour de congé payé n’est prévu après une naissance. «Le congé payé devrait être un droit national, plutôt qu’une option patchwork limitée à ceux dont les employeurs ont mis en place des politiques, ou à ceux qui vivent dans l’un des rares États où un programme de congé existe.»

«Donc, au nom de ma famille, Archie et Lili et Harry, je vous remercie d’avoir pris en considération cette lettre, et au nom de toutes les familles, je vous demande de veiller à ce que ce moment important ne soit pas perdu».

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr