La reine Mathilde dans une délicate robe inspirée du péplos antique au dîner d’État en Grèce

Le roi Philippe et la reine Mathilde ont commencé leur visite d’État de trois jours en Grèce ce lundi 2 mai 2022. Pour cette première visite d’État post-pandémie, les souverains belges se plongent dans les racines de l’Europe, axant leurs visites sur les découvertes archéologiques du pays. La reine Mathilde a soigneusement choisi sa robe ce lundi, pour assister au dîner d’État organisé par la présidente de la République hellénique.

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La reine Mathilde en déesse grecque au dîner d’État à Athènes

Pas de chiton ni d’himation pour le roi Philippe. Si le roi Philippe a préféré respecter le code vestimentaire du 21e siècle, la reine Mathilde a choisi une tenue qui n’était pas sans rappeler les robes de la Grèce antique, lorsqu’elle est arrivée en début de soirée au palais présidentiel.

Pavlos Kotsonis, la reine Mathilde, le roi Philippe et Katerina Sakellaropoúlou, entourés de femmes en costumes traditionnels grecs avant le dîner d’État au palais présidentiel (Photo : Abacapress)

La présidente grecque Ekateríni Sakellaropoúlou avait organisé le dîner d’État en l’honneur du couple royal belge ce lundi. La tradition diplomatique veut qu’un dîner ou un banquet soit organisé par le chef d’État hôte, le premier soir d’une visite d’État, afin d’accueillir comme il se doit ses invités. Il avait déjà été annoncé que pour cette visite, il s’agirait bien d’un dîner et non d’un banquet, pour différentes raisons liées aux situations politique, économique et sanitaire actuelles. Nombre d’invités restreint, moins de faste, costume de ville pour les hommes et pas de diadème pour la Reine, sont quelques-unes des conséquences d’un dîner à la place d’un banquet. Malgré tout, la robe de cocktail était de mise pour les femmes.

La reine Mathilde porte une robe en tulle de Costarellos (Photo : Abacapress)

La présidente grecque, accompagnée de son conjoint, Pavlos Kotsonis, portait une robe en satin de soie rouge. La reine Mathilde avait soigneusement choisi sa robe, qui rappelle les drapés de la Grèce antique. Sa robe verte en tulle français est signée Costarellos. La marque Rêveuse parle de son modèle de robe Eva comme d’une tenue « éthérée », qui est « tout droit sortie d’un conte de fées ». Le créateur, Chris Costarellos est Allemand mais est, comme son nom l’indique, d’origine grecque.

La reine Mathilde porte un toast lors du dîner d’État, à côté de la présidente de la République hellénique (Photo : Abacapress)

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Une robe en tulle brodée de délicats motifs floraux argentés et romantiques

Les bordures de la robe sont en velours et des motifs floraux sont délicatement brodés sur le tulle. Le modèle de la robe s’inspire du péplos, une tunique de l’Antiquité, qui était composée d’un simple drapé, noué à la taille. La coupe a inspiré de nombreux couturiers contemporains.

La robe d’inspiration antique de la reine Mathilde. Le péplos, à droite, est ouvert ou fermé selon si la cape portée par-dessus la tunique tombe à hauteur de la taille ou si elle est plus longue et se noue dans la ceinture (Photos : Abacapress et domaine public/Wikimedia Commons)

En plus du drapé principal, le péplos comprenait une deuxième pièce de tissu rectangulaire avec une ouverture pour passer la tête. Portée presque comme un poncho, cette pièce de tissue retombait simplement sur les épaules. On parle alors de péplos ouvert. On parle de péplos fermé lorsque cette pièce de tissu tombe jusque sous les hanches et se noue aussi sous la ceinture.

La reine Mathilde portait une cape transparente et brodée qui venait appuyer son inspiration antique. Le site de Jelka Van Duyse ajoute que la reine Mathilde portait dans les cheveux une broche de la reine Fabiola pour maintenir sa coiffure. Pour que l’effet soit total, la reine des Belges portait aussi un large bracelet en or au poignet.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr