Les funérailles du roi Harald V en présence de chefs d’État du monde entier

Ce 9 septembre 2026, la famille royale de Norvège, dorénavant dirigée par le roi Haakon VIII, était entourée de chefs d’État du monde entier lors de son dernier hommage au roi Harald V. Les dix monarchies héréditaires européennes étaient représentées à la cathédrale d’Oslo, où se sont déroulées les funérailles du roi Harald V, douze jours après son décès.

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Les invités étrangers prennent part à la procession funéraire à travers Oslo

Le roi Haakon VIII, ses enfants, sa sœur, son épouse et sa mère ont suivi au pas le cercueil du roi Harald V, qui a traversé, ce 9 septembre 2026, les rues d’Oslo, du palais royal jusqu’à la cathédrale. Le cortège funèbre a parcouru plus de 1 200 mètres au rythme de 60 pas par minute. La famille royale de Norvège marchait derrière le cercueil posé sur un affût de canon, tandis que des représentants politiques et religieux, des monarques européens et des chefs d’État étrangers ont eux aussi pris part à la procession en direction de la cathédrale.

Les royautés étrangères prennent part au cortège, derrière la famille royale de Norvège (Photo : Cornelius Poppe/AP/SIPA)
Le premier cortège funèbre quitte le palais royal d’Oslo vers la cathédrale. Après la cérémonie de funérailles, un deuxième cortège quitte la cathédrale en direction de la citadelle d’Akershus, où sera inhumé le roi Harald, après une cérémonie religieuse privée (Image : Histoires Royales)

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Après la cérémonie des funérailles nationales à la cathédrale, un deuxième cortège se formera pour rejoindre la citadelle d’Akrshus, où une deuxième cérémonie religieuse sera célébrée en privé. Le roi Harald sera ensuite inhumé à l’abri des regards du public, dans la crypte royale située dans le château d’Akershus.

Le roi Haakon VIII et la reine Mette-Marit entrent dans la cathédrale d’Oslo (Photo : Stian Lysberg Solum/AP/SIPA)

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Le roi Harald V de Norvège est décédé le 28 août 2026 à l’âge de 89 ans. Le monarque bien aimé a régné durant 35 ans et il était considéré comme le grand-père de la nation pour de nombreux Norvégiens. Depuis le mardi 1er septembre, sa dépouille était exposée en chapelle ardente, le cercueil posé sur un catafalque de velours pourpre, dans la chapelle du palais royal d’Oslo. Durant une semaine, la population a défilé par dizaines de milliers devant le cercueil, obligeant la Maison royale à rallonger les heures d’ouverture de la chapelle.

Cérémonie de funérailles du roi Harald V de Norvège à Oslo, ce 9 septembre 2026 (Photo : Lise Åserud/AP/SIPA)

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Le roi Haakon VIII entouré de sa famille endeuillée

Ce mercredi marque le dernier jour des cérémonies organisées en hommage au défunt roi. Le roi Haakon VIII, 53 ans, a succédé à son père dès son dernier souffle, qu’il a poussé le 28 août 2026 à 6 heures 35 du matin. Immédiatement, le nouveau monarque a pris ses responsabilités, convoquant un conseil d’État extraordinaire avec sa fille, la princesse Ingrid Alexandra qui, à 22 ans, devient la nouvelle héritière du trône. Plusieurs événements marquants ont déjà marqué le court règne de douze jours du roi Haakon. Le premier dimanche après le décès du roi Harald, Haakon a effectué sa première apparition en tant que chef de famille, à l’église d’Asker, la paroisse qu’il fréquente habituellement, où un culte d’hommage à son père a été célébré. Le nouveau roi a également déjà prêté serment au Storting, le parlement norvégien. Cette cérémonie était nécessaire pour que le roi Haakon VIII puisse user de ses prérogatives de chef d’État en accord avec la constitution.

La reine Sonja s’incline devant le cercueil de son époux et dépose une rose rouge (Photo : Lise Åserud/AP/SIPA)

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Au cours des jours précédents, le roi Haakon VIII a également dirigé la cérémonie de transport du cercueil, lorsque celui-ci a quitté le Salon rouge où il était exposé durant plusieurs jours pour rejoindre la chapelle du palais royal, là où le public a pu se recueillir jusqu’à la veille des funérailles. Le roi Haakon VIII et la princesse héritière Ingrid Alexandra ont aussi tenu des audiences de condoléances, durant lesquelles des hauts représentants du royaume sont venus les saluer. Il y a quelques jours, le roi a aussi présidé son premier conseil d’État ordinaire, le conseil des ministres qui a lieu tous les vendredis entre le chef de l’État et le gouvernement.

La princesse héritière Victoria de Suède prononce un discours lors des funérailles de son parrain, le roi Harald V de Norvège (Photo : Stian Lysberg Solum/AP/SIPA)

Depuis deux semaines, les Norvégiens doivent s’habituer à la nouvelle configuration de la famille royale. Le roi Haakon VIII devient le personnage principal de la monarchie et le premier citoyen de Norvège. Il est accompagné de sa fille, la princesse héritière Ingrid Alexandra, qui était encore peu présente publiquement. Ces deux dernières années, elle avait pris l’habitude d’assurer quelques rares engagements publics, seule ou avec ses parents et son frère. Elle a effectué un service militaire de 15 mois et a enchaîné avec une première année à l’université de Sydney en Australie, ce qui a considérablement réduit les opportunités de l’apercevoir en Norvège.

Le président du Storting, le parlement norvégien, Masud Gharahkhani, prononce un discours

Lors des premiers jours de règne d’Haakon, on a également pu remarquer la quasi-inexistence de la reine Mette-Marit, son épouse. Mette-Marit, 53 ans, a subi une greffe des poumons en juin dernier et il était normalement prévu de ne plus remplir son agenda officiel au moins pendant un an. La mort de son beau-père l’a propulsée au rang de reine et son nouveau statut, en tant qu’épouse du chef de l’État, l’oblige malgré tout à faire quelques apparitions en public. Malheureusement, le pneumologue de la reine a révélé la semaine dernière qu’elle souffrait de complications depuis sa transplantation, l’obligeant même de faire un passage à l’hôpital le mardi 1er septembre, alors que le roi Haakon VIII se rendait au parlement pour prêter serment. La reine Mette-Marit n’a pas pu assister à la prestation de serment de son époux et a participé à une seule cérémonie ces derniers jours.

La famille royale norvégienne très émue durant la cérémonie (Photo : Lise Åserud/NTB/Pool/ABACAPRESS.COM)

Malgré sa condition physique, la reine Mette-Marit était présente ce mercredi pour assister aux funérailles de son beau-père. Dans cette nouvelle configuration, on constate aussi la volonté de placer la nouvelle reine Mette-Marit à côté de sa belle-mère, la reine Sonja. La reine Sonja est apparue très digne ces derniers jours lors de ses quelques apparitions publiques, souvent soutenue par sa fille, la princesse Märtha Louise. Le roi Harald est décédé le 28 août et le lendemain, le premier jour de veuvage de la reine Sonja fut particulier car le couple aurait dû fêter son 58e anniversaire de mariage le 29 août. Lors de la procession funéraire, la reine Mette-Marit et la reine Sonja y ont participé en voiture et non à pied, en raison de leur santé.

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La famille royale de Norvège entourée des familles royales européennes dans la cathédrale d’Oslo

Dans la cathédrale d’Oslo, la famille royale de Norvège occupait les premiers rangs. Le roi Haakon VIII, et la reine Mette-Marit étaient accompagnés de leurs enfants, la princesse héritière Ingrid Alexandra et le prince Sverre Magnus. La reine Sonja avait sa fille, la princesse Märtha Louise à ses côtés. Maud Angelica Behn, Lea Isadora Behn et Emma Tallulah Behn, les trois filles de Märtha Louise ne portent pas de titre mais elles sont également membres de la famille royale et figurent dans l’ordre de succession.

Discours du Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre

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La princesse Astrid, âgée de 94 ans, très affectée par la mort de son frère cadet, est la doyenne de la famille royale. Officiellement toujours considérée comme un membre actif travaillant pour la Maison royale, elle est à présent la dernière survivante de sa fratrie de trois. Marius Borg Høiby, le fils aîné de la reine Mette-Marit, issu d’une relation antérieure avant son mariage avec Haakon, était également présent aux obsèques. Il a été éduqué par Haakon dès son plus jeune âge et le nouveau roi le considère comme un fils. Sa présence a toutefois été largement commentée dans la presse ces derniers jours, en raison du bracelet électronique qu’il porte à la cheville, ayant été condamné à quatre ans de prison en juin dernier. Marius n’est pas membre de la Maison royale et ne partage pour l’instant aucun lien biologique avec la Couronne mais le jour où Ingrid Alexandra montra sur le trône, il sera le demi-frère de la première femme à devenir chef d’État en Norvège.

La princesse Astrid durant les funérailles de son frère, le roi Harald V

L’Europe compte douze monarchies, dont deux sont électives, le Vatican et Andorre. Le Vatican était représenté par l’envoyé du pape, le cardinal Christophe Pierre et le nonce apostolique en Norvège, l’archevêque Julio Murat. Les dix monarchies héréditaires étaient toutes représentées par mais seuls le Liechtenstein et le Royaume-Uni n’avaient pas envoyé leur monarque. Le souverain Hans-Adam II a transmis la régence de sa principauté à son fils, le prince héréditaire Alois, en 2004. Depuis lors, Alois agit au nom de son père et il était bien présent aux funérailles à Oslo, accompagné de son épouse, la princesse héréditaire Sophie.

La reine Sonja, le roi Haakon VIII et la reine Mette-Marit durant la cérémonie de funérailles

Le roi Charles III était le seul roi d’Europe absent aux funérailles mais traditionnellement, les monarques britanniques n’assistent jamais aux obsèques de monarques étrangers. Il y a eu quelques très rares exceptions, la dernière en date était la présence de la reine Elizabeth II à Bruxelles en 1993 pour assister aux funérailles du roi Baudouin. Le monarque est toujours représenté par un membre de sa famille. Le prince William représentait son père ce mercredi et il était accompagné de sa tante, la princesse Anne. La présence du prince de Galles souligne l’importance accordée à l’événement. Habituellement, Charles et plutôt représenté par son frère, sa sœur, voire un cousin. Le roi Harald avait lui-même demandé que ses origines britanniques soient mises à l’honneur lors de ses funérailles. Des soldats britanniques ont participé au cortège funèbre et ses insignes de chevalier de l’ordre de la Jarretière étaient exposés dans la cathédrale, à côté de ses décorations de Norvège et des deux autres monarchies scandinaves, la Suède et le Danemark.

Des représentants d’autres confessions religieuses allument des bougies

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Les familles royales scandinaves aux funérailles du roi Harald V

Les deux autres monarchies scandinaves étaient bien représentées dans la cathédrale, en raison de l’amitié que les trois familles royales de Norvège, de Suède et de Danemark se portent mutuellement mais aussi en raison des liens historiques entre ces trois pays. Le royaume de Norvège s’est formé en 872 et dès 1387, les trois royaumes scandinaves ont été dirigés par le monarque danois, formant l’Union de Kalmar. Lorsque la Suède s’est retirée de cette union en élisant son propre roi, la Norvège est restée en union avec le monarque danois. Le royaume de Danemark-Norvège a pris fin en 1814 mais les Norvégiens ont alors choisi de se placer en union avec la Couronne suédoise, le roi de Suède étant alors aussi roi de Norvège. Finalement en 1905, la Norvège a pris son indépendance totalement et le parlement norvégien a élu son propre roi. Son choix s’est porté sur un prince danois, qui a adopté le nom de règne de Haakon VII. Haakon VII était le grand-père du roi Harald V.

Environ 1000 personnes assistent aux funérailles dans la cathédrale d’Olso

Les familles royales scandinaves sont donc très proches en termes de parenté mais aussi en raison de la proximité géographique et culturelle. En outre, les souverains, les princes héritiers et les princes et princesses sont tous parrains, marraines et filleuls des uns et des autres. Le roi Carl XVI Gustaf de Suède et son épouse, la reine Silvia, se sont rendus à Oslo avec leurs trois enfants et leurs trois beaux-enfants. La princesse héritière Victoria était présente pour rendre hommage à son parrain, accompagnée de son époux, le prince Daniel. Le prince Carl Philip et son épouse, la princesse Sofia, ainsi que la princesse Madeleine et son époux, Christopher O’Neill, complétaient la famille royale suédoise.

Sermont du président de l’Église de Norvège, l’évêque Olav Fykse Tveit

Du côté danois, la grande absente était la reine Margrethe. L’ancienne souveraine de 86 ans, qui a abdiqué en faveur de son fils Frederik en 2024, était très proche de Sonja et Harald mais malheureusement, elle-même a été hospitalisée le week-end dernier. Cette semaine, la reine Margrethe devait être suivie à l’hôpital et elle a dû annuler sa venue à Oslo. Son fils, le roi Frederik X, était bien présent avec son épouse, la reine Mary. Le couple royal danois était même accompagné de son fils, le prince héritier Christian, ce qui est une grande première pour le jeune homme qui poursuit sa formation militaire avancée. La princesse Benedikte, sœur cadette de la reine Margrethe et tante de Frederik, les accompagnait également.

Discours de l’évêque d’Oslo, Sunniva Gylver

Outre les monarques scandinaves, la Norvège maintient des liens privilégiés avec les deux autres pays nordiques, la Finlande et l’Islande. Ces deux pays étaient représentés par leur chef d’État. Le président finlandais Alexander Stubb et son épouse Suzanne Innes-Stubb étaient présents, tout comme la présidente islandaise Halla Tómasdóttir et son mari Björn Skúlason.

Un représentant de l’Église samie de Norvège prend la parole

Le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique étaient présents aux funérailles. Malheureusement, la santé du roi Albert II et de la reine Paola ne leur permet pas d’assister à de tels événements. Pourtant, le roi Albert II est bien le plus proche parent du roi Harald, parmi toutes les monarchies européennes. Ils étaient cousins germains. La mère du roi Albert II, la reine Astrid, née princesse de Suède, était la sœur de Märtha, la mère du roi Harald. Le grand-duc Henri, ancien souverain luxembourgeois ayant abdiqué au profit de son fils en octobre 2025, était présent à Oslo, lui aussi partageant le même lien de parenté que le roi Philippe. Le grand-duc Henri et le roi Philippe sont cousins germains, ce qui signifie que le roi Harald était leur petit-cousin. Le grand-duc Guillaume, qui a succédé à son père il y a onze mois, était aussi présent avec son épouse, la grande-duchesse Stéphanie.

L’Espagne était représentée par le roi Felipe VI, la reine Letizia et la reine Sofia. Pour les Pays-Bas, trois générations étaient représentées avec la présence du roi Willem-Alexander et de la reine Máxima, accompagnés de leur fille aînée, la princesse Catharina-Amalia. Il s’agissait de la première participation de l’héritière du trône à des funérailles royales à l’étranger. Enfin, la princesse Beatrix, ancienne reine des Pays-Bas, était aussi présente pour rendre hommage au défunt roi de Norvège. La dernière monarchie européenne, Monaco, était représentée par ses souverains, le prince Albert II et la princesse Charlène.

La princesse Märtha Louise de Norvège et son époux, Durek Verrett (Photo : Stian Lysberg Solum/AP/SIPA)

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Les monarques, les présidents et les ministres du monde entier se rendent à Oslo pour rendre hommage au roi Harald

Le monde entier s’est rendu à Oslo pour rendre hommage au roi Harald V. Le roi Abdallah II de Jordanie et la reine Rania étaient présents, ainsi que le prince héritier Fumihito du Japon et son épouse, la princesse héritière Kiko. Les empereurs du Japon n’assistent jamais aux funérailles de monarques étrangers et envoient toujours un membre de leur famille pour les représenter. Il y a eu deux exceptions notables dans l’histoire, l’empereur Akihito avait assisté personnellement aux funérailles du roi Baudouin en 1993 et l’empereur Naruhito a assisté aux funérailles de la reine Elizabeth II en 2022.

Une partie des royautés derrière la famille royale de Norvège dans la cathédrale (Photo : Stian Lysberg Solum/AP/SIPA)

Le président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier, le président polonais Karol Nawrocki, le président hongrois András Baka, le président tchèque Petr Pavel, la présidente slovène Natasa Pirc Musar, le président lituanien Gitanas Nauseda et la Première dame lituanienne Diana Nausedine, le président estonien Alar Karis, le président letton Edgars Rinkevics et le président albanais Bajram Begaj et la Première dame albanaise Armanda ont assisté aux funérailles. D’autres pays avaient envoyé des ministres, c’est le cas de la France. Emmanuel Macron ne s’est pas déplacé, demandant à son Premier ministre, Sébastien Lecornu, de se rendre à Oslo. C’est aussi le cas de la Thaïlande, qui était représentée par son Premier ministre, Anutin Charnvirakul. La Tunisie et la Roumanie avaient envoyé leur ministre des Affaires étrangères. Les nombreux autres pays du monde n’étant représenté ni par leur chef d’État ni par un membre du gouvernement étaient alors représentés par leur ambassadeur.

Les membres de la famille royale derrière l’évêque d’Oslo (Photo : Stian Lysberg Solum/AP/SIPA)

La cérémonie de funérailles célébrée par le primat de l’Église de Norvège

Les trois monarchies scandinaves sont traditionnellement protestantes de confession luthérienne. L’Église de Norvège était l’Église d’État jusqu’en 2012 et le roi était jusqu’alors considéré comme le chef de l’Église. Le primat de l’Église est le « preses », soit le président de la Conférence des évêques. Sur une population de près de 5,6 millions d’habitants, environ 3,4 millions de Norvégiens sont affiliés à cette Église luthérienne, ce qui ne représente plus que 62% de la population, alors qu’en 2000, près de 86% de la population était encore membre de l’Église de Norvège. Le territoire est divisé en onze diocèses, dirigés par des évêques.

L’appartenance à une Église protestante luthérienne est une obligation pour les trois rois scandinaves et pour les membres de leur famille s’ils souhaitent figurer dans l’ordre de succession. L’article 4 de la constitution norvégienne indique : « Le Roi professera en tout temps la religion évangélique luthérienne. » Des trois pays scandinaves, la Norvège est aussi celui qui connaît la plus grande croissance de la communauté catholique ces dernières années. Selon le diocèse catholique d’Oslo, il y aurait à présent 150 000 Norvégiens inscrits comme catholiques dans les registres de l’Église.

La cérémonie des funérailles était célébrée par le preses de l’Église de Norvège, l’évêque Olav Fykse Tveit. Le preses était secondé l’évêque d’Oslo Sunniva Gylver. En février 2025, le roi Harald avait assisté à la consécration de Sunniva Gylver en tant que première femme évêque d’Oslo. Des évêques de tout le pays avaient rejoint la capitale ce mercredi pour prier en mémoire du défunt roi. Stein Reinertsen, évêque d’Agder, Ingeborg Midttømme, évêque de Møre, Herborg Finnset, évêque de Nidaros, Jan Otto Myrseth, évêque de Tunsberg, Kari Alvsvåg, évêque de Borg, Ole Kristian Bonden, évêque de Hamar, Ragnhild Jepsen, évêque de Bjørgvin, Svein Valle, évêque du Hålogaland du Sud, Stig Lægdene, évêque du Nord Hålogaland et Tor Magne Nesvik, évêque élu à Stavanger, ont assisté à la cérémonie, ainsi que le président du Conseil ecclésiastique, Harald Hegstad, la dirigeante du Conseil inter-églises Kristine Sandmæl, ou encore la dirigeante du Conseil de l’Église sami May Bente Anita Jønsson.

La cérémonie a débuté à 13 heures par une minute de silence, qui a été respectée au même moment dans tout le pays. Chaque localité du pays a respecté cette minute, dont le signal a été donné par trois coups de cloche dans toutes les églises de Norvège. Après la cérémonie de funérailles, les cloches de toutes les églises du pays ont ensuite sonné le glas sans interruption durant une heure « pour rappeler la présence de Dieu sur terre, l’espoir d’une vie après la mort et pour exprimer le deuil du roi Harald », explique l’Église de Norvège. À la fin de la cérémonie, les drapeaux en berne ont aussi été relevés.

Profondément croyant, le roi Harald avait aussi reçu une bénédiction six mois après son accession au trône. La cérémonie de bénédiction remplace l’ancienne cérémonie de couronnement, qui existait jusqu’au début du 20e siècle mais qui a été retirée de la constitution en 1908. « Recevoir la bénédiction de Dieu sur notre travail – et pouvoir m’agenouiller là où mon père et mon grand-père avaient reçu auparavant cette même bénédiction – a été pour moi une grande source de force », avait déclaré le roi Harald en 1991, juste après sa cérémonie de bénédiction à la cathédrale de Nidaros, centre historique de la chrétienté en Norvège.

La musique a occupé une place importante durant la cérémonie. Le chantre de la cathédrale, Marcus André Berg, a dirigé les chants religieux avec le chœur de la cathédrale d’Oslo. La cérémonie était empreinte de gravité mais aussi d’une lueur d’espoir. Outre le deuil que portent les proches du défunt, les funérailles célèbrent aussi le rappel du défunt à Dieu. La Bible dit que Jésus est ressuscité des morts. Dans la foi chrétienne, cela est interprété comme un signe de résurrection qui s’applique à tous les hommes et la mort n’est pas la fin.

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Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est un journaliste spécialisé dans les familles royales et l'histoire des monarchies européennes et mondiales. Nicolas Fontaine a fondé Histoires Royales, le premier média en ligne dédié à l'actualité des têtes couronnées en 2019. nicolas@histoiresroyales.fr