L’entraînement intensif du prince Siméon de Bulgarie au kung-fu parmi les moines Shaolin

Durant deux mois, le prince Siméon de Bulgarie s’est formé au kung-fu auprès des moines Shaolin en Chine. Le petit-fils du roi Siméon II retournera prochainement auprès du grand maître Wang Hengying, bien décidé à parfaire sa pratique de cet art martial ancestral. Le prince a également reçu un nom de discipline en chinois, lors de son intégration.

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Le prince Siméon de Bulgarie devient un discipline Shaolin sous les instructions du grand maître Wang Hengying

Le prince Siméon de Bulgarie, 18 ans, fils unique de la princesse Kalina et de l’explorateur espagnol Kitín Muñoz, vient de vivre une aventure de deux mois très particulière. En novembre, le jeune homme a intégré l’école d’arts martiaux des moines Shaolin. C’est au monastère situé sur le mont Song, l’une des cinq montagnes sacrées de Chine, dans la province du Henan, que le kung-fu est né, il y a environ 1400 ans.

Le prince Siméon de Bulgarie a terminé deux mois de formation de kung-fu Shaolin (Photo : DNPhotography)

Le prince Siméon a le goût de l’apprentissage et de l’aventure et il possède de multiples talents. Le prince Siméon, qui a obtenu son baccalauréat international à la British School of Sofia en juin dernier, est aussi un sportif accompli. Il pratique de nombreux sports, allant de l’équitation, au skateboard, en passant par la voile et bien sûr, les arts martiaux. À l’été 2023, le prince Siméon avait déjà vécu un stage d’entraînement intensif de taekwondo au dojang de Kukkiwon, le siège mondial de cet art martial, en Corée du Sud.

Le petit-fils du roi des Bulares était le seul Occidental à suivre cette formation rigoureuse (Photo : DNPhotography)

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Le prince Siméon a vécu un entraînement intensif en suivant des règles de vie rigoureuses

Le petit-fils du roi Siméon de Bulgarie voulait à présent se perfectionner dans une autre discipline, le kung-fu. Selon la légende, c’est le moine indien Bodhidharma qui aurait invité cette discipline de combat lors de son passage au temple Shaolin au 6e siècle. Selon les recherches historiques, cet art martial serait bien né dans ce lieu et entre le 5e et le 6e siècles mais on ne connait pas l’identité précise du fondateur de la discipline. La réputation et la renommée du temple et de sa secte Kung-Fu sont principalement dues aux livres qui ont été écrits et aux films qui ont été réalisés sur le sujet.

Le fils de la princesse Kalina lors d’un examen devant ses camarades (Photo : DNPhotography)

Le temple Shaolin aurait été fondé à la fin du 5e siècle en l’honneur du moine indien Batuo qui prêchait en Chine. Le monastère a été déconstruit et reconstruit à de nombreuses reprises. La dernière destruction date de 1928, lorsque le général Shi Yousan avait ordonné de le réduire en cendres. Le site consiste aujourd’hui en un complexe reconstruit au 20e siècle, à côté d’une forêt de pagodes. La forêt des pagodes était un cimetière pour d’éminents moines au cours de la longue histoire du temple. Chaque pagode contient un tombeau et il y en a tellement que le site ressemble à une forêt.

Le kung fu est un sport de combat qui requiert de nombreuses aptitudes (Photo : DNPhotography)

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Le prince Siméon a adopté le nom Si Miao Tian

Le grand maître Wang Hengying a pris sous son aile le prince Siméon dès son arrivée à Shaolin. Le prince s’est conformé aux exigences particulières qui sont demandées à tous les apprentis. La famille royale nous explique que la formation intensive est sportive mais elle inclut aussi un mode de vie. Un footing attendait le prince dès le réveil à cinq heures du matin. Après le déjeuner et après le dîner, un autre footing était au programme. L’entrainement de kung-fu dure entre huit et dix heures par jour et ne s’arrête que quelques minutes avant l’extinction des feux.

Le prince Siméon a parfait ses gestes auprès des plus gands maîtres de la discipline (Photo : DNPhotography)

Le journal espagnol El Mundo a consacré un article à cette formation surprenante. Il rapporte que le prince Siméon était le seul étudiant occidental à faire partie des recrues de cette année. Après avoir réussi la première phase d’instruction, le prince a passé un examen devant les maîtres de de la disciple et devant ses camarades. À l’issue de cet examen, il a reçu son diplôme et son nom de disciple dont il fera dorénavant usage. Le prince Siméon a reçu le nom de Si Miao Tian, ​​qui signifie « grand disciple du Bouddha du ciel magnifique ».

Le prince Siméon apprend à manier le guandao (Photo : DNPhotography)

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« Nous sommes convaincus que le noble caractère national, l’esprit combatif et la soif de progrès du grand maître Hengying seront un précieux guide spirituel pour le jeune prince dans son développement futur, l’incitant à œuvrer pour le rayonnement des arts martiaux chinois », nous on déclaré ses parents, la princesse Kalina et Kitín Muñoz. Le prince Siméon nous a expliqué « qu’il continuerait à suivre fidèlement ses enseignements et à s’efforcer sans relâche de promouvoir et de développer l’esprit du kung-fu Shaolin ».

Le prince Siméon manipule le jiu jie bian lors de son examen (Photo : DNPhotography)

La discipline est une notion que connait bien le petit-fils du dernier tsar des Bulgares. Il a déjà suivi des formations très exigeantes, comme lors de son stage en taekwondo en Corée du Sud. Surtout, comme son père, il a intégré les Bérets verts, une unité des forces spéciales de l’armée espagnole. Chaque été, il retourne en stage de formation auprès des Bérets verts pour parfaire ses aptitudes et mettre à jour ses connaissances. Lors de son dernier stage d’intégration, il a par exemple obtenu un certificat de plongée.

La maîtrise du maniement d’armes traditionnelles doit être démontrée lors des examens (Photo : DNPhotography)

Le magazine Hola précise que, durant cette formation, le prince Siméon s’est aussi entraîné au maniement des armes. Il maîtrise désormais le maniement de plusieur types d’épées, comme le pudao, mais aussi le jiu jie bian, qui est une sorte de chaîne et fouet, qu’il a choisi pour son examen final. Parmi les autres armes, il y a le guandao et le changqiang, l’un est une lame courbée et l’autre ressemble à une lance. Au niveau des sports, il y avait des entraînements de combat libre, de box et de sabre. Le prince a aussi profité de son séjour en Chine pour effectuer des visites culturelles et instructives dans des musées consacrées à l’histoire et aux développement des disciplines de combat.

Siméon de Saxe-Cobourg-Gotha Muñoz, prince de Bulgarie, reçoit son diplôme après avoir réussi l’examen de premier niveau, motivé à poursuivre sa formation au niveau plus avancé au printemps (Photo : DNPhotography)

Le prince Siméon est ensuite rentré en Bulgarie, auprès de ses parents. Il a intégré les rangs de la Garde de la jeunesse bulgare et a participé à son premier défilé parmi cette unité de cadets, à l’occasion de la Journée des éveilleurs du peuple. La semaine dernière, le prince Siméon a aussi représenté pour la première fois la famille royale bulgare lors d’un grand événement royal à l’étranger. Le prince Siméon a assisté aux funérailles de sa marraine, la princesse Irène de Grèce, à Athènes, auprès de la reine Sofia, du roi Felipe VI et de la reine Letizia d’Espage. La famille précise que son séjour en Chine lui a tellement plu, qu’il retournera au temple Shaolin au printemps afin de poursuivre sa formation en kung-fu.

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Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine a été concepteur-rédacteur et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français. Spécialiste de l'actualité des familles royales, Nicolas a fondé le site Histoires royales dont il est le rédacteur en chef. nicolas@histoiresroyales.fr