L’écriture de Diana : « C’est dans la barre des T que l’on découvre son secret »

Nous connaissons tous la façon dont, au début des années 80, Lady Diana Spencer apparut aux yeux de la famille royale comme étant la femme parfaite à marier. Chacun y a mis de la bonne volonté, y compris le prince de Galles. Au bout de quelques années, il fallait se rendre à l’évidence, ce mariage était un échec ! Il n’y avait pourtant pas besoin de lire dans une boule de cristal ni dans le marc de café pour le prédire. Et si un autre indice avait permis d’éviter la suite ? Histoires Royales a fait appel à un graphologue pour nous aider à lire à travers l’écriture de l’ancienne princesse de Galles.

Analyse graphologique de Diana. Ici, le prince et la princesse de Galles en train de signer le livre d’or lors d’une visite au Eton College, avec le prince William et le prince Harry, en 1995 (Photo : PA Photos/ABACAPRESS.COM)

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Que nous apprend l’analyse graphologique de Diana ?

Couronné officiellement Prince de Galles depuis le premier juillet 1969, Charles se devait à son tour d’assurer sa propre succession. Dix ans plus tard, aucune de ses conquêtes n’avait pu satisfaire aux critères exigés par le Palais. Pire, la dernière relation du Prince prenait une tournure trop sérieuse, menaçant de s’installer dans la durée. Les ascendants de Camilla Parker Bowles et sa situation de femme mariée la mettaient hors course.

L’entourage de la Reine devait prendre les choses en main et trouver la perle rare. Ce fut la grand-mère de Charles, la Reine Mère, qui débloqua la situation en suggérant le nom de Diana Spencer sur les recommandations de sa propre dame de compagnie, Lady Fermoy,… la grand-mère de Diana.

La candidate remplissait toutes les conditions, famille prestigieuse, anglicane et miraculeusement, jusque là, à l’abri de la presse à scandales C’est ainsi que Diana fut invitée à quitter le jardin d’enfants où elle travaillait pour s’installer dans un Palais. Et elle y consentit. Un conte de fées écrivaient les journaux.

À Buckingham cela paraissait simple et évident si Charles y mettait un peu de bonne volonté ; cela s’était toujours fait ainsi. La future épouse paraissait timide et docile. Elle avait déjà conquis le coeur des citoyens. Mais tout le monde connaît la suite.

On en conclut à la fin de l’histoire que cela avait été le mariage de la carpe et du lapin ! Que n’avait-on pas prévu dans le scénario ? Comment aurait-on pu savoir ? Et bien, figurez-vous qu’aucune entreprise à l’époque n’aurait engagé de comptable ou même de secrétaire sans soumettre sa demande manuscrite à l’analyse graphologique.

Notre graphologue a basé son étude de l’écriture de Diana sur cette lettre écrite en septembre 1984. Elle remercie Cyril Dickman pour le cadeau envoyé à la naissance du prince Harry (Photo : SWNS/Abacapress)

En tentant l’expérience avec un échantillon de l’écriture de Diana, peut-être ressortira-t-il des éléments de compréhension. Histoires Royales a mis à disposition d’un expert en graphologie une des lettres écrites par Diana à Cyril Dickman, intendant du palais de Buckingham et proche confident de la famille de Galles. Ces lettres ont été vendues aux enchères en 2017.

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L’analyse de l’écriture manuscrite de Lady Diana

Pour commencer laissons-nous emporter par le déroulé régulier des mots où apparaissent courbes et arrondis ( a et o, les e enguirlande ), nous révélant une personne gentille et gourmande de la vie. Elle tient à nous le faire savoir. Elle a besoin de partager.

L’écriture est rapide mais de grands espaces entre les mots sont aménagés pour que puissent s’y glisser réflexion et émotions. Bien que présentes, les émotions sont contenues, le tracé des lettres est vertical. Et même à bien y regarder, les lettres s’inclinent légèrement vers la gauche, vers l’arrière, vers le passé.

Constance et discipline, les lignes d’écriture sont parfaitement horizontales. L’espace important entre les mots reflètent la réflexion et l’émotion lors de l’écriture (Photo : SWNS/Abacapress)

Détail (le premier) que l’on remarque d’un bout à l’autre du texte. Ce poids du passé, discret, que l’on n’étale pas, est bien présent, tapi dans l’inconscient. La scriptrice préfère nous laisser une impression de gentille gaieté en guirlandes de mots accrochés sur une ligne horizontale impeccable, signifiant constance et discipline.

La pression du stylo est ferme (pas de pleins ni de déliés) témoignant d’une bonne vitalité et un amour de la vie exprimé avec sensualité. Le trait peut être qualifié de simplifié. Les lettres sont parfois seulement ébauchées tout en restant lisibles, manifestation d’un esprit vif, capable de s’adapter. À remarquer au sujet des abréviations, l’utilisation fréquente du logogramme & stylisé, esperluette plutôt utilisée dans la correspondance commerciale.

Les  i et les phrases sont bien ponctuées, parfois même par un trait ou des points d’exclamation. On soigne son ouvrage et on reprend son souffle.

Les lettres hautes (t, d, l, b, h, k) ont la même hauteur que le petites lettres. La barre des “t” bien nette indique sa détermination (Photo : SWNS/Abacapress)

Et maintenant quelque chose de particulier. L’étrange comportement des hautes lettres, à hampe bâtonnée (t et d) et à hampe bouclée (l, b, h, k). Elles se sont recroquevillées à hauteur des petites. Rien ne dépasse, pas même une majuscule. Timidité, manque de confiance. Peut-être. Mais surtout ne pas se faire remarquer inutilement.

Seule majuscule à se singulariser, le D de la signature. Là pour le coup, elle assume ce qu’elle a écrit. Et le souligne.

Diana signe et souligne sa signature (Photo : SWNS/Abacapress)

Cette courte analyse n’a pas de quoi alerter. Mais, elle ne décrit cependant pas non plus une personne timide, effacée comme ont pu l’imaginer ceux qui sont venus la chercher dans son jardin d’enfants.

Sans compter que ce n’est pas tout. Certains détails (encore) s’imposent en fin d’analyse D’abord il faut tenir compte que cette petite personne peut déployer une volonté et une détermination certaine pouvant aller jusqu’à une combativité exagérée si elle s’y croit contrainte. C’est dans la barre des t que l’on découvre ce secret.

La scriptrice a pris le temps de former à chaque fois des barres précises, horizontales, bien ancrées, crucifiant la hampe. Ces petits détails accumulés ne laissent aucun doute sur la détermination dont elle est capable.

Et enfin le dernier, et pas le moindre des détails. Parmi les jambages simplifiés et stylisés, les y (nombreux en anglais) sont particulièrement évocateurs. Ils présentent une forme hameçonnée. Quand elle l’estimera nécessaire cette petite personne ne lâchera rien. Surprise. Elle pourrait devenir rancunière.

Les “y” hameçonnés de l’écriture de Lady Di indiquent qu’elle ne lâchera rien même s’il fallait se montrer un peu rancunier (Photo : SWNS/Abacapress)

En poussant l’interprétation symbolique de certains y, on pourrait y voir le coup de pied rageur de l’enfant sous la table. Parce que les jambages passent sous la ligne d’écriture, nous voilà de nouveau dans le monde de l’inconscient. Là où les blessures du passé ont été refoulées.

La scriptrice elle-même n’imagine pas combien cet inconscient pourra, dans certaines circonstances, la pousser à manifester une agressivité sans retenue. Tout était prêt pour une rébellion. Ne dit-on pas que le diable se cache dans les détails.  

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr