Discours du prince Reza Pahlavi pour le Nouvel an persan : « Débarrassons l’Iran du parasite » (Norouz 1399)

C’est avec solennité que le prince Reza Pahlavi, actuel prétendant au trône impérial d’Iran, en tant que fils du dernier empereur, s’est adressé à tous les Iraniens, en ce jour de Norouz 1399. Norouz est le Nouvel an persan, célébrant le premier jour du calendrier persan, qui tombe toujours le jour du printemps.

Le prince Reza s’y est pris avec deux jours d’avance pour souhaiter une bonne année aux Iraniens, dans une vidéo enregistrée chez lui, dans le Maryland. Le prince Reza Pahlavi en a profité pour faire le bilan catastrophique de l’année qui s’est écoulée. Non seulement les Iraniens ont connu une vague sanglante de répression de la part des autorités qui ont massacré les manifestants, mais en plus, l’Iran connait actuellement une explosion incroyable de cas de contamination au coronavirus covid-19.

Lire aussi : Reza Pahlavi s’adresse au Secrétaire général des Nations unies pour dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés en Iran

Le prince Reza compare le régime iranien au coronavirus

Dans son long discours engagé, le fils du dernier empereur d’Iran, qui n’a jamais mâché ses mots quand il s’agit d’analyser la situation actuelle du pays, a choisi de comparer le régime au covid-19. Le prince Reza utilise le terme de « parasite », pour parler du régime islamique, qui massacre le peuple et qui s’est mis à dos tous les organismes internationaux. Cette année, il a décidé qu’il ne fêterait pas le nouvel an, par respect pour tous les Iraniens qui se battent et qui sont les seuls à sauver le pays.

Lire aussi : L’impératrice Farah d’Iran envoie un message aux familles des victimes du coronavirus

Le message du prince Reza Pahlavi aux Iraniens pour Norouz 13999

Mes compatriotes,

Je partage ce message avec vous aujourd’hui à l’une des périodes les plus critiques de l’histoire de notre pays. Les crises massives frappent notre peuple qui a été confronté, au cours des dernières semaines, à une crise encore plus terrifiante : biologique.

Elle complique davantage les crises politiques, militaires, nucléaires, économiques, morales, financières et le bien-être public. La crise biologique actuelle entraîne notre nation vers un effondrement. Le principal obstacle à la prévention et à la résolution de ces crises est le régime lui-même.

Mes compatriotes,

Un état a échoué lorsque :

  • Il n’est pas en mesure de fournir les services publics les plus élémentaires;
  • Il manque de légitimité;
  • Il souffre de crises économiques sans fin;
  • Il se noie dans une corruption omniprésente;
  • Et enfin, quand il n’a pas la capacité d’établir des relations saines et normales avec d’autres pays.

Mes compatriotes,

La soi-disant « République islamique » est, dans son ensemble, un État défaillant. À titre d’exemple, ses mauvaises relations avec d’autres nations rendent impossible toute forme d’assistance utile et adéquate. Dans de telles impasses, l’inefficacité chronique du système et la corruption généralisée de ses fonctionnaires aggravent la situation.

Le pays est au bord du gouffre. Tout espoir d’un changement de comportement de la part du parasite qui s’est accroché à la vie du pays est non seulement futile mais aussi dangereuse.

Nous n’avons pas d’autre voie que la formation et l’unification de la volonté nationale pour débarrasser l’Iran de ce parasite.

Mes compatriotes,

Nous, unis par notre volonté nationale, sommes notre propre source de soutien la plus fiable.

C’est cette volonté du peuple qui, lors des grandes inondations, est venue en aide à ceux qui en avaient besoin. C’est cette volonté du peuple qui a porté les cris du peuple au monde pendant le soulèvement du mois d’Aban. C’est cette volonté de notre peuple, qui permet malgré la crise actuelle, de former des équipes médicales, du personnel soignant et des réseaux d’étudiants spontanés. Ce sont eux, qui malgré les mensonges et les magots cachés du régime, essaient de sensibiliser et de demander de l’aide à des organismes internationaux, qui désinfectent et mettent en quarantaine. Dans la crise actuelle, tout comme dans les crises précédentes et d’autres en cours, c’est votre volonté qui a prévenu et préviendra ces crises. Et c’est votre volonté qui empêchera l’ultime et terrible crise. C’est cela, votre volonté nationale, qui pourra mettre un terme à la misère actuelle.

Entraidez-vous. Nous devons tous reconnaître l’urgence de créer cette volonté nationale. Une volonté d’éliminer l’infection principale.

Mes compatriotes,

Notre jour reviendra lorsque le parasite qui s’est attaché à la vie de notre peuple et de notre patrie sera déraciné de notre sol. Notre journée sera renouvelée lorsque notre détermination nationale retrouvera sa place légitime. Ce ne sera pas la première fois de notre histoire que notre nation se relèvera du sol. Elle jaillira du cœur de ceux qui, à tous les niveaux de l’armée et des services administratifs, sont bienveillants envers la population et ont des préoccupations et des objectifs patriotiques. En tant que soldat de la nation, je n’ai jamais et ne négligerai jamais ma responsabilité de lutter et de façonner cette volonté nationale.

« Mes compatriotes, cette année, je ne fêterai pas le Nouvel an. Cette année, c’est seul et avec ma famille, que je pense aux Iraniens qui ont perdu leur vie. Un jour où rien de nouveau ne se passe ne peut pas être célébré.

Cette année, je vais honorer un moment de silence en mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie. Un silence pour toutes les victimes récentes de la contamination, pour celles des attaques sanglantes dans le Sistan, pour les kolbars kurdes, pour les infirmières et les docteurs sans défense, pour les tués durant les manifestations du mois d’Aban, pour les passagers du vol ukrainien.

Un silence pour la douleur qui est nationale et partagée, à un moment où se termine une année noire. Un silence du plus profond de mon cœur et de mon âme pour la résurrection de notre esprit de volonté nationale.

Un silence qui en dit long. Un silence national.

Longue vie à l’Iran »

(Traduction libre et personnelle du discours en français)

Lire aussi : Le fils de l’empereur d’Iran prédit la fin du régime d’ici quelques mois

Nicolas Fontaine
Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef - Rédacteur sénior

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Il est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr