Jean d’Orléans demande 1 million € à la Fondation Saint-Louis

Au mois de septembre, on apprenait que le comte de Paris prenait sa famille et ses affaires, quittait le domaine de la chapelle royale de Deux et rejoignait le sud de la France, quittant sa résidence suite aux pressions du propriétaire, la Fondation Saint-Louis. Le prince Jean d’Orléans pensait pouvoir régler l’affaire en privé, mais c’est finalement vers les tribunaux de la République française qu’il se tourne pour mettre un terme au litige.

Le comte de Paris veut récupérer Dreux, Amboise et un appartement à Paris. Ici, le comte et la comtesse de Paris avec deux de leurs cinq enfants (Photo :  David Niviere/ABACAPRESS.COM)

Le comte de Paris se tourne vers la justice pour récupérer Dreux

En septembre 2020, l’héritier du trône de France disait quitter le domaine de la chapelle royale de Deux suite à la mésentente avec le Fondation Saint-Louis, propriétaire des lieux mais aussi du château d’Amboise et un appartement à Paris, des biens ayant appartenus à la famille royale de France. « Ce n’est ni un exil ni une fuite. Je mets simplement ma famille à l’abri le temps d’assainir la situation », assurait il y a quelques mois le comte de Paris à L’Echo Républicain. Il pensait pouvoir régler l’affaire à l’amiable en plaidant sa cause auprès de la Fondation qui semble tout mettre en place pour que la famille du comte de Paris ne se sente plus la bienvenue sur le domaine qui abrite la nécropole familiale.

La chapelle royale de Dreux est la nécropole de la famille d’Orléans, située sur le domaine du château de Dreux que quitte le comte de Paris (Photo : WikiCommons)

C’est à nouveau à L’Echo Républicain que le prince Jean d’Orléans s’est expliqué quant à la décision de se tourner vers la justice pour « remettre sur les rails » la Fondation. Selon lui, la Fondation créée par son propre grand-père pour gérer son héritage « ne respecte ni la lettre ni l’esprit de ce qui a été voulu par son fondateur, mon grand-père ». Il rappelle que son grand-père l’a lui-même installé à Dreux, lui, sa mère et ses enfants. C’est aussi son grand-père « qui a demandé à la fondation que je devienne, à mon tour, président effectif de la fondation et pas seulement président d’honneur. »

Jean d’Orléans et son grand-père, Henri d’Orléans (Photo : WikiCommons)

Lire aussi : Le duc d’Anjou et sa famille contraints de rendre le Palazo de Meirás hérité de Franco

1 million € de dommages et intérêts

« Les juges décideront si la fondation doit être dissoute ou doit se réformer. L’essentiel, pour moi, est que l’on retrouve les moyens de faire vivre le patrimoine et l’histoire », assure le prince Jean, qui par la même occasion demande 1 million d’euros de dommages et intérêts, lui qui a dû faire ses valises et partir vivre près de Carcassonne, dans l’Aude.

Il met aussi en avant le fait que sa présence sur les lieux est un atout à tous points de vue. Il compte développer le tourisme et rendre attractif le domaine, tout en prenant soin de ce joyau du patrimoine qu’il affectionne. L’argent obtenu par voie de justice serait réinvesti dans l’entretien des lieux. La Fondation n’a pas réagi à cette assignation en justice, sa position étant jusqu’à présent que seule la duchesse de Montpensier, la mère de Jean d’Orléans était effectivement autorisée à vivre dans la maison Philidor, l’une des bâtisses situées sur le domaine, qu’occupaient les Orléans avant leur départ précipité.

La maison Philidor, sur le domaine de la chapelle royale de Dreux est notamment la résidence de la duchesse de Montpensier (Photo : WikiCommons)

Nicolas Fontaine
Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Il est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr