Jean d’Orléans : La monarchie britannique «a survécu aux aléas du temps et aux querelles»

Le prince Jean d’Orléans, comte de Paris, a répondu à l’invitation de Pierre de Vilno dans la matinale de la radio Europe 1, ce 17 avril 2021. Le prétendant orléaniste au trône de France a répondu à quelques questions du journaliste, à l’occasion des funérailles du prince Philip, qui auront lieu dans l’après-midi. L’occasion pour le comte de Paris de donner son avis sur la monarchie britannique.

Le prince Jean, comte d’Orléans, était interrogé sur Europe 1 ce 17 avril à l’occasion des funérailles du Prince Philip. Photo archive 2019 (Photo : capture d’écran YouTube/Comte de Paris/France 2)

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Le comte de Paris interviewé sur Europe 1 le jour des funérailles du prince Philip

Pierre de Vilno recevait par téléphone le prince Jean d’Orléans, comte de Paris, dans son émission matinale sur Europe 1. Le journaliste a débuté son interview en rappelant les liens familiaux entre le prince Philip et sa propre famille, par la famille royale de Grèce. «En temps normal, j’imagine que vous vous seriez rendu à Windsor aujourd’hui?», demande le journaliste.

«Oui, en temps normal, les relations familiales existant depuis déjà un certain nombre d’années», le prince Jean se serait rendu à Windsor pour assister aux funérailles qui se dérouleront aujourd’hui, en petit comité. «Les relations particulières que mon grand-père a pu avoir avec la Reine » font que la famille de France et les Windsor ont été proches. «Moi-même j’ai eu l’occasion de rencontrer la famille royale», ajoute le prince Jean.

Si les conditions sanitaires n’étaient pas celles qu’elles sont, on estime à 800 personnes le nombre d’invités qui auraient assisté aux funérailles du prince consort. «Je garde de ces contacts avec lui, une personnalité très attachante, un homme élégant, avec beaucoup de flegme.» Le comte de Paris a rappelé que le prince Philip avait une affinité particulière avec la France et les Français.

Concernant la solidité et la popularité de la famille Windsor, Jean d’Orléans explique que «c’est une monarchie au service du pays et des personnes. C’est un modèle d’équilibre, stable, qui montre l’unité d’un pays, la fusion des populations aussi». Plusieurs monarchies européennes ont aussi calqué ce mode fonctionnement, «Louis-Philippe l’a même utilisé comme modèle de la Monarchie de juillet», ajoute son descendant. Pourquoi la monarchie ne prend-elle pas fin en Angleterre ? «Dans les pays anglo-saxons, on fait plus l’évolution à la révolution», répond le prétendant au trône de France. «Il y a un certain pragmatisme, donc c’est une monarchie qui a survécu aux aléas du temps, aux querelles. C’est une monarchie qui est arbitrale, au-dessus des partis».

Interrogé sur la grande différence d’appréciation de la monarchie en fonction de l’âge, le prince Jean a admis qu’il y avait «parfois des décalages avec une forme de modernité et d’idées nouvelles». Selon le comte de Paris, il n’y a aucune raison de s’inquiéter concernant une éventuelle chute de popularité de la monarchie au Royaume-Uni, même si les jeunes sont de plus en plus favorable à l’idée d’instaurer une république.

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Pour le prince Jean, c’est aussi à «la nouvelle génération de se trouver une place», que ce soit pour les «héritiers de la reine, que pour une certaine jeunesse». Cette dernière précision se réfère directement à la place qu’a choisi récemment le duc et la duchesse de Sussex en s’éloignant de leurs fonctions royales et en s’installant aux États-Unis. «Son frère ainé et son épouse gardent ce lien [royal]. Il y a toujours un mix intelligent à faire entre le principe et le ou la circonstances. La monarchie britannique a toujours pris ces virages avec souplesse et bon sens».

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr