Funérailles du prince Philip, duc d’Édimbourg

Ce 17 avril 2021 ont eu lieu les obsèques du prince Philip. Le cortège funèbre a débuté à 14 heures 41, heure de Londres, soit 15 heures 41. Le convoi funéraire s’est dirigé du château du Windsor vers la chapelle Saint-Georges où la messe de funérailles s’est tenue en petit comité. Résumé complet des funérailles du prince Philip.

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Résumé complet des funérailles du prince Philip

Philip Mountbatten, née prince Philippe de Grèce et de Danemark le 10 juin 1921 à Corfou, est décédé le 9 avril 2021 à 99 ans. L’époux de la reine Elizabeth II était exposé tout au long de la semaine pour ses proches, dans la toute petite chapelle privée du château de Windsor. Au vu des conditions sanitaires et des derniers souhaits de l’époux de la reine Elizabeth II, il n’est pas possible pour le public de lui rendre un hommage,. Habituellement les monarques et les membres de leur famille sont exposés dans un lieu public. Le catafalque du souverain est normalement exposé à Westminster et le catafalque des autres membres de la famille royale est exposé au palais St-James.

L’hommage militaire dans la cour du château de Windsor

17 avril 2021, vers 10 heures 30, heure de Londres, le cercueil du prince Philip a quitté la chapelle privée du château de Windsor. Il a été transporté par des officiers du 1e bataillon des Grenadier Guards dans un couloir appelé Inner Hall. Ce couloir principal est le premier couloir qui donne sur la porte d’entrée, appelée State Entrance.

Le cercueil du prince Philip quitte le château de Windsor à 14h41. Le cercueil a quitté l’Inner Hall par la porte d’entrée principale, qui donne sur la cour du château, appelée quadrangle. Le lourd cercueil est porté et estinstallé sur le corbillard.

En rejoignant la chapelle Saint-Georges, un hommage militaire se déroule tout au long du parcours. Rappelons que les militaires qui prennent part à l’ensemble des cérémonies sont considérés comme en service et n’ont donc pas les mêmes mesures à respecter et ne font pas partie des comptages restrictifs imposés aux civils.

Plusieurs détachements défilent à côté et devant le corbillard, y compris celui des Royal Marines et de la Royal Navy. L’Intelligence Corps et la Royal Air Force ont envoyé un détachement pour rendre hommage au Prince Philip, qui souhaitait avec des funérailles militaires. Le Prince Philip a rejoint le College Naval de Dartmouth dès la fin de ses études et a été envoyé quelques mois plus tard en Méditerranée, alors qu’éclatait la Seconde Guerre mondiale.

La Household Cavalry et les Gardes à pied du palais font partie du défilé. On retrouve aussi des membres du régiment des Highlanders. Le prince Philip était Colonel royal du 4e bataillon du Régiment royal d’Écosse.

Le cortège funèbre du prince Philip

Le corbillard a été conçu spécialement pour les funérailles du prince Philip. Le duc d’Édimbourg lui-même a supervisé la transformation de ce véhicule dans un atelier près de Liverpool en 2003. Il s’agit d’une Land Rover Defender Td5 130 dont on a allongé l’arrière, afin de permettre au cercueil d’être maintenu mais aussi visible lorsqu’on ouvre les portes du coffre.

Photo de la Jaguar Land Rover Defender TD5 1300 transformée en corbillard pour les funérailles du Prince Philip (Photo : Steve Parsons/PA Photos/ABACAPRESS.COM)

Le cercueil du prince Philip est visible et exposé tout au long de la procession qui permettra à sa dépouille et aux invités de rejoindre la chapelle Saint-Georges. Le cercueil en chêne doublé de plomb a été lui aussi conçu par le Prince Philip il y a au moins 30 ans. L’entreprise des pompes funèbres Leverton & Fils, en charge des obsèques royales depuis 1991, a hérité du cercueil lorsqu’ils ont obtenu cette fonction auprès des Windsor. Ils l’ont reçu des précédents entrepreneurs funèbres royaux, qui eux-mêmes en avaient hérité auparavant lorsqu’ils ont repris l’entreprise. Ils n’ont donc aucune information sur la fabrication des cercueils. L’entreprise de pompes funèbres possède également le cercueil de la reine Elizabeth II, créé à l’identique.

Le cercueil est drapé de l’étendard personnel du prince Philip. L’étendard représente les origines de Philip et les différentes identités qu’il a pu connaitre, aussi bien Philip Mountbatten que Philippe de Grèce et de Danemark. L’étendard est le drapeau officiel d’une personne.

L’analyse détaillée et la signification complète de l’étendard sont à retrouver ici. En résumée, l’étendard est divisé en quatre quadrants. Sur la partie supérieure on retrouve les origines paternelles du prince Philip. Le premier quadrant est celui qui représente les armoiries du Danemark, le deuxième celui des origines grecques. La famille royale de Grèce étant issue d’un des fils du roi Christian IX de Danemark.

La partie inférieure gauche représente le blason de la famille Mountbatten. Les lignes verticales noires et blanches ont été attribuées à Julia Hauke, lorsqu’elle est devenue comtesse de Battenberg en 1851, en épousant Alexandre de Hesse. En 1858, elle sera ensuite élevée au rang de princesse de Battenberg. Ses descendants vivant au Royaume-Uni ont anglicisé le nom Battenberg en Mountbatten après la Première Guerre mondiale. Enfin, le quatrième quadrant représente le château d’Édimbourg. Ce très vieux château, construit sur de la roche volcanique, est aussi présent sur les armoiries de la ville. La capitale écossaise était chère aux yeux du prince Philip, ayant reçu le titre de duc d’Édimbourg le jour de son mariage avec Elizabeth en novembre 1947.

En savoir plus sur les origines des Mountbatten et Battenberg.

Le cortège funèbre rejoint la chapelle Saint-Georges

Le cortège funèbre est composé de 9 descendants du Prince Philip et d’Elizabeth II. Deux pages et deux valets ferment la marche. La reine Elizabeth II suit le cortège aux côtés de sa dame de compagnie, dans sa Bentley, partie depuis l’Entrée du Souverain.

Derrière le corbillard, se trouvent d’abord la princesse Anne, princesse Royale, 70 ans, et le prince Charles, prince de Galles, 72 ans, côte à côte. Il s’agit des deux enfants ainés du prince Philip. Suivent les deux enfants puinés : le prince Andrew, duc d’York, 61 ans, et le prince Edward, comte de Wessex, 57 ans.

Derrière eux, il y a un trio, composé du fils de la princesse Anne, Peter Phillips, qui se trouve entre les deux frères, le prince Harry, duc de Sussex et le prince William, duc de Cambridge. Les membres du cortège portent un costume civil de deuil comme l’a souhaité la reine Elizabeth II. Le choix de ne porter aucun uniforme a pour but de ne pas faire de différences de grades militaires parmi les membres de la famille.

Derrière le trio des petits-fils du prince Philip, il y a le vice-amiral Sir Tim Lawrence, 66 a ans, époux de la princesse Anne et David Armstrong-Jones, 2e comte Snowdon, 55 ans, fils de la défunte sœur de la Reine, la princesse Margaret. Trois des quatre petits-fils du prince Philip et de la reine Elizabeth II sont présents. Le quatrième, James, vicomte Severn, âgé de 13 ans est le seul petit-fils à ne pas avoir pris part au cortège. Les quatre petites-filles du prince Philip sont également absentes et se retrouveront à la chapelle.

Le cortège suit le cercueil, qui quitte le quadrangle et contourne la grosse tour ronde, qui fut autrefois un donjon. La procession traverse les chemins bordés de deux étendues de pelouse, devant la chapelle Saint-Georges. Le public ne pouvant être présent, les innombrables fleurs qui ont été déposées ces derniers jours devant les entrées du château de Windsor, ont été transportées et disposées sur les pelouses, pour symboliser la présence des Britanniques, qui auraient dû assister à la procession si les conditions sanitaires étaient autres.

Les fleurs déposées par les Britanniques devant les grilles du château de Windsor ont été disposées devant la chapelle, pour marquer la présence du public lors du cortège de demain (Photo : Steve Parsons/PA Photos/ABACAPRESS.COM)

Le cercueil rejoint les Marches ouest. Durant tout le parcours de la procession, des coups de canon sont tirés depuis l’extrémité est du domaine de Windsor. La Tour du couvre-feu sonne également le glas pendant le cortège.

Entrée dans la chapelle Saint-Georges

L’hymne national retentit à l’entrée du cercueil dans le Horseshoe Cloister. Il s’agit d’un cloître situé devant l’entrée de la chapelle. Il faut traverser une porte voutée du cloitre pour rejoindre la place qui donne sur les escaliers, qu’on appelle les Marches ouest. Des représentants du Commonwealth sont invités à saluer la dépouille lors de son passage dans le cloître. Sont également présents des membres de la cavalerie royale.

Avant la messe, cinq morceaux seront joués, accompagnés à l’orgue par Luke Bond :

  • Schmucke dich, o liebe Seele BWV 654 – Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  • Adagio espressivo (Sonate en la mineur) – Sir William Harris (1883-1973)
  • Salix (The Plymouth Suite) – Percy Whitlock (1903-1946)
  • Berceuse (Op 31 No. 19) – Louis Vierne (1870-1937)
  • Rhosymedre (Trois préludes écrits sur le thème de l’hymne gallois) – Ralph Vaughan Williams (1872-1958)

Les membres de la famille royale qui n’ont pas participé au cortège se rendent par le porche Galilée au cloitre du doyen. Du cloître, ils peuvent voir passer la procession et assister à l’arriver de la Reine. Accueillie à l’entrée du porche et du cloitre par le doyen de Windsor, la reine rejoint sa place à l’intérieur, entourée de sa famille.

Le cercueil est descendu du corbillard Land Rover par le groupe de militaires, qui montent les Marches ouest. Le cercueil est posé sur les marches. À 15 heures, une minute de silence est respectée dans tout le pays. Puis, le cercueil pénètre dans la chapelle et est déposé sur le catafalque.

Pendant la fermeture des portes de la chapelle, des sonneurs de cornemuses de la Royal Navy interprètent le morceau Carry On.

Un petit groupe de 4 choristes est installé dans la nef, éloigné des invités. La congrégation religieuses ainsi que les personnes qui dirigent l’office et qui travaillent à l’organisation des funérailles portent toutes un masque de protection et des distances sont respectés entre les sièges des invités. Le cercueil est reçu devant l’autel par l’archevêque de Canterbury et le doyen de Windsor.

Les 30 invités des funérailles du prince Philip

En plus des 4 enfants du prince Philip, de 3 de ses 4 petits-fils, de son beau-fils et du neveu de la reine Elizabeth II, 21 autres personnes ont été autorisées à se réunir à la chapelle. En tout, 30 personnes assisteront donc à ses funérailles.

La duchesse de Cornouailles, 73 ans, la duchesse de Cambridge, 39 ans, la princesse Eugenie, 31 ans, et son époux Jack Brooksbank sont aussi présents. Eugenie et Jack viennent d’être parents pour la première fois en début d’année et ont donné à la reine Elizabeth II et au prince Philip leur 9e arrière-petit-enfant, August Brooksbank. La princesse Beatrice, 32 ans, sœur ainée de la princesse Eugenie et son époux Edoardo Mapelli Mozzi, sont également présents. Le mariage de Beatrice et Edoardo, qui s’est déroulé en petit comité à l’été 2020 est le dernier mariage auquel le prince Philip a assisté.

Zara et Mike Tindall, 39 et 42 ans, qui sont devenus parents pour la troisième fois il y a quelques semaines sont présents aux funérailles. Zara et Mike, déjà parents de deux fillettes, Mia et Lena sont devenus parents d’un petit garçon, Lucas Tindall, dont Zara a accouché toute seule dans sa salle de bain il y a moins d’un mois. Lucas Tindall est le 10e et dernier arrière-petit-fils qu’aura connu le prince Philip. De façon posthume, il deviendra arrière-grand-père pour la 11e fois à l’été prochain, lorsque Meghan Markle accouchera d’une petite fille.

Tous les enfants et petits-enfants du prince Philip sont invités. Il y a donc Lady Louise Mountbatten-Windsor, 17 ans, et son frère James, vicomte Severn, le dernier petit-fils du Prince Philip, qui n’avait pas pris part au cortège. Lady Louise et son frère sont entourés de leur mère Sophie, la comtesse de Wessex, 56 ans.

Aucun des 10 arrière-petits-enfants de la reine Elizabeth II et du prince Philip ne seront présents. Meghan Markle n’est pas la seule épouse d’un petit-fils à ne pas être présente. Autumn Phillips, séparée de Peter Phillips mais pas officiellement divorcée, ne sera pas présente.

Enfin, des cousins de la reine Elizabeth II sont invités. Le prince Richard, duc de Gloucester, 76 ans, le prince Edward, duc de Kent, 85 ans, et sa sœur la princesse Alexandra, 84 ans, sont tous présents mais non-accompagnés par leurs conjoints. Ces trois cousins germains de la reine Elizabeth sont comme elles petits-enfants du roi George V. Le prince Michael de Kent, frère du prince Edward et de la princesse Alexandra n’est pas présent. Il s’agit du seul cousin germain de la reine Elizabeth II encore en vie qui est absent.

Lady Sarah Armstrong-Jones, 56 ans, sœur du comte Snowdon et fille de la princesse Margaret est présente avec son époux, Daniel Chatto. Ils sont les parents du sportif Arthur Chatto. Enfin, Penelope Knatchbull (née Eastwood), 68 ans, représente la famille Battenberg. Elle est l’épouse du 3e comte Mountbatten de Birmanie, le titre créé pour Louis Mountbatten, vice-roi des Indes et oncle du prince Philip. Peneloppe Knatchbull, également connue comme Penelope Brabourne était la meilleure amie du prince Philip.

Les membres de la famille du prince Philip sont représentés par trois princes allemands qui ont fait le voyage jusqu’en Angleterre : le prince Donatus de Hesse, le prince Bernhard de Bade et le prince Philipp de Hohenlohe-Langenbourg.

La messe de funérailles du prince Philip

L’office religieux est célébré par Justin Welby, archevêque de Canterbury et par le doyen de Windsor. La messe de funérailles durera environ 50 minutes. Le chœur de quatre chanteurs est en charge de la partie musicale. Le chœur est dirigé par James Vivian. La famille royale est invitée à ne pas chanter.

À la demande du Prince Philip, il n’y aura ni sermon de la part du clergé ni éloge funèbre par la famille, seules des prières et des lectures de passages de l’Évangile, entrecoupées par des chants.

Les lectures sont les suivantes :

«Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.» Jean 11:25-26,

«Je sais que mon rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, il se lèvera; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu. Je le verrai, et il me sera favorable; Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre», Job 19:25-27

«Nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter» 1 Timothé 6. 7,

«L’Eternel a donné, et l’Eternel a ôté; que le nom de l’Eternel soit béni!», Job 1:21.

Le doyen de Windsor, David Connor, prend la parole :

«Nous sommes ici aujourd’hui dans la chapelle St-Georges pour remettre entre les mains de Dieu l’âme de son serviteur le prince Philip, duc d’Édimbourg. Avec un cœur reconnaissant, nous nous souvenons des nombreuses façons dont sa longue vie a été une bénédiction pour nous.»

«Nous avons été inspirés par sa loyauté inébranlable envers notre Reine, par son service à la Nation et au Commonwealth, par son courage, sa bravoure et sa foi. Nos vies ont été enrichies par les défis qu’il nous a lancés, les encouragements qu’il nous a donnés, sa gentillesse, son humour et son humanité. »

«Nous prions donc que Dieu nous donne la grâce de suivre son exemple, et que, avec notre frère Philip, enfin, nous connaissions les joies de la vie éternelle.»

Les hymnes et les prières

L’assemblée s’assied pour écouter le chant Melita de J. B. Dykes, arrangé par le chef de chœur, James Vivian.

Le doyen de Windsor lit la première prière. Il s’agit de la première leçon aux Ecclésiastiques 43:11-26 :

«Vois l’arc-en-ciel et bénis son auteur, il est magnifique dans sa splendeur. Il forme dans le ciel un cercle de gloire, les mains du Très-Haut l’ont tendu. Par son ordre il fait tomber la neige, il lance les éclairs selon ses décrets. C’est ainsi que s’ouvrent ses réserves et que s’envolent les nuages comme des oiseaux. Sa puissance épaissit les nuages, qui se pulvérisent en grêlons; à sa vue les montagnes sont ébranlées; à sa volonté souffle le vent du sud, à la voix de son tonnerre la terre entre en travail; comme l’ouragan du nord et les cyclones. Comme des oiseaux qui se posent il fait descendre la neige, elle s’abat comme des sauterelles. L’œil s’émerveille devant l’éclat de sa blancheur et l’esprit s’étonne de la voir tomber. Il déverse encore sur la terre, comme du sel, le givre que le gel change en pointes d’épines. Le vent froid du nord souffle, la glace se forme sur l’eau; elle se pose sur toute eau dormante, la revêt comme une cuirasse. Il dévore les montagnes et brûle le désert, il consume la verdure comme un feu. Le nuage est un prompt remède, la rosée, après la canicule, rend la joie. Selon un plan il a dompté l’abîme et il y a planté les îles. Ceux qui parcourent la mer en content les dangers; leurs récits nous remplissent d’étonnement ce ne sont qu’aventures étranges et merveilleuses, animaux de toutes sortes et monstres marins. Grâce à Dieu son messager arrive à bon port, et tout s’arrange selon sa parole.»

Le chœur chante ensuite le Jubilé de Benjamin Britten en Do, écrit pour la chapelle Saint-Georges. Ce morceau était une demande spécifique du duc d’Édimbourg.

Le duc d’Édimbourg avait ensuite demandé le chant du Psaume 104. Le psaume a été mis en musique par William Lovelady. Au départ, ce morceau était une cantate en trois mouvements, qui avait été chantée la première fois à l’occasion du 75e anniversaire du Prince Philip.

Alors que le doyen et l’archevêque prononcent quelques prières, le chœur entonne une litanie.

Le chœur chante ensuite le Katakion des disparus, un hymne russe traduit en anglais et arrangé par Sir Walter Parratt.

Le Roi des Hérauts récite, juste avant la descente de la dépouille, le titre du prince consort :

«Ainsi, il a plu au Dieu Tout-Puissant de sortir de cette vie transitoire à sa divine miséricorde le prince Philip le plus illustre et le plus exalté, duc d’Édimbourg, le comte de Merioneth et le baron Greenwich, chevalier de l’ordre très noble de la Jarretière, chevalier l’ordre le plus ancien et le plus noble du Chardon, membre de l’ordre du Mérite, chevalier grand-croix de l’ordre royal de Victoria à qui avait été conféré la chaîne royale de Victoria, grand-maître et chevalier grand-croix de l’ordre de l’Empire britannique, lord haut-amiral du Royaume-Uni, l’un des très honorables Conseil privé de Sa Majesté, amiral de la flotte, maréchal de l’armée et maréchal de la Royal Air Force, époux de Sa Majesté Elizabeth II par la grâce de Dieu du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et de ses autres royaumes et territoires, Reine, chef du Commonwealth, défenseur de la foi, souveraine de l’ordre très noble de la Jarretière, Que Dieu préserve et bénisse avec longue vie, santé et honneur et tous les bienfaits du monde».

Le doyen et l’archevêque prononcent les bénédictions, avant que le cercueil descende dans le Royal Vault. Cette crypte souterraine est située sous l’autel et le cercueil y sera transporté par une trape qui donne sur un ascenseur.

Le prince Philip restera dans cette crypte jusqu’à la mort de son épouse, avec qui il a célébré leur 73e anniversaire de mariage en novembre 2020. À la mort d’Elizabeth II, leurs deux cercueils rejoindront La Chapelle du Mémorial George VI, situé juste à côté du chœur de la chapelle. Depuis 2002, la reine mère Elizabeth y repose avec son époux. Leur fille, la princesse Margaret, sœur cadette d’Elizabeth II, a été incinérée, quelques semaines avant sa mère en 2002. L’urne contenant ses cendres a aussi rejoint le caveau.

En savoir plus sur la crypte appelée Royal Vault

À la fin de la messe, la famille royale britannique quitte la chapelle par le porche Galilée.

Les médailles du prince Philip

Un certain nombre de médailles et de décorations du Prince Philip est exposé devant l’autel. Le Prince Philip avait reçu 61 distinctions en provenance de 53 pays. Récompenses militaires, distinctions civiles ou membres d’ordres dynastiques, elles se matérialisent toutes par l’obtention de décors ou d’insignes. Le prince Philip a a choisi lui-même quels médailles il souhaitait que l’on expose à ses propres funérailles.

Neuf coussins sont répartis devant l’autel. Quelques médailles ont été cousues à la main ces derniers jours, au palais Saint-James. Un coussin comprend notamment les décorations de l’ordre de l’Éléphant et celles de l’ordre du Rédempteur. Il s’agit d’ordres dynastiques de la famille royale danoise et de la faille royale grecque, rappelant ses origines.

La plaque, le collier et la croix sur le ruban sont les décors de l’ordre de l’Empire britannique qui sont cousus sur des coussins pour les présenter devant l’autel aux funérailles du prince Philip (Photos : Kirsty O’Connor/PA Photos/ABACAPRESS.COM, Wikimedia Commons, british-medals, Montage : Histoires Royales)

Sur un autre coussin se trouvent les décors de l’ordre du Chardon, équivalent écossais de l’ordre de la Jarretière. Un autre coussin comprend les décors de l’ordre de la Jarretière, y compris sa jarretière. Un coussin est réservé au collier, plaque et cordon de l’ordre royal de Victoria, dont il était devenu grand-croix en 2017, suite à sa décision de partie à la retraite. L’ordre récompense ceux qui ont rendu service au souverain. Un coussin comprend aussi les nombreuses récompenses militaires obtenues des différents pays du Commonwealth. Un coussin présente ensuite les décors de certains ordres dynastiques étrangers. Enfin, sur le dernier coussin est cousin l’insigne de la Royal Air Force, représentée par des ailes. Sur ce coussin est aussi posé son bâton de maréchal.

Quelques médailles militaires honorifiques reçues dans les différents pays du Commonwealth et exposées sur un coussin lors des funérailles (Photo : capture YouTube)

En savoir plus et observer en détails les différentes médailles choisies par le Prince Philip pour ses funérailles.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr