La princesse Mako se mariera d’ici la fin de l’année d’une façon inédite

Cela fait depuis 2017 que ce mariage est attendu. Programmé, déprogrammé, repoussé, le mariage de la fille ainée du prince héritier Fumihito d’Akishino aura bien lieu. Une source gouvernementale a indiqué que le mariage de la princesse Mako sera probablement célébré d’ici la fin de l’année. Le départ de la princesse de la famille impériale pourrait se faire dans des conditions assez inédites.

La princesse Mako devrait enfin se marier d’ici la fin de l’année, selon une source gouvernementale

Rien ne s’est déroulé comme prévu pour la princesse Mako et son fiancé, Kei Komuro. L’annonce de leurs fiançailles a eu lieu en mars 2017. L’officialisation de leur engagement s’est déroulée en septembre. Rapidement, il est apparu qu’un problème se posait dans l’organisation du mariage. Un différent financier entre la mère du futur marié et son ancien compagnon empêche le mariage.

La princesse Mako d’Akishino et son fiancé Kei Komuro lors d’une conférence de presse suite à l’annonce de leurs fiançailles (Photo : POOL/Jiji Press/ABACAPRESS.COM)

Après des années de négociations, le prince héritier Fumihito, père de la princesse Mako, a finalement annoncé fin de l’année dernière qu’il acceptait le mariage de sa fille, si tel est son désir. « Je veux dire, j’approuve leur mariage. La Constitution stipule que le mariage doit être fondé uniquement sur le consentement mutuel des deux sexes. Si c’est ce qu’ils veulent vraiment, je pense que c’est quelque chose que je dois respecter en tant que parent », avait fini par affirmer l’héritier du trône de Chrysanthème lors d’une conférence de presse organisée à Tokyo à l’occasion de son 55e anniversaire, en novembre 2020.

À présent, une source gouvernementale affirmé à la presse nippone que «la princesse Mako, une nièce de l’empereur Naruhito, et son petit ami, Kei Komuro, se marieront d’ici la fin de l’année». La source explique d’ailleurs que la princesse compte s’installer aux États-Unis. Elle pourrait donc prendre la poudre d’escampette, une fois la bague passée au doigt. De plus, elle ne semble pas encline à respecter les traditions, chose la plus étrange qui puisse exister lorsqu’on évoque la famille impériale du Japon où tout n’est que tradition.

Un mariage en dehors des traditions

Cette source explique que suite à une «rare décision», le mariage se tiendra «sans maintenir les rituels associés». Les rituels dont il est question sont le Nosai no Gi et le Choken no Gi. Le premier consiste à inviter les familles des fiancés qui s’échangent des cadeaux. La deuxième cérémonie est une rencontre officielle de la future belle-famille avec l’empereur et l’impératrice avant le mariage. Compte tenu du litige financier en cours entre la future belle-mère et sa propre famille, il semblerait que la famille impériale souhaiterait prendre ses distances. Dans le Japon d’après-guerre, il s’agirait alors d’une première pour un mariage d’un membre de la famille impériale.

Autre grande tradition ignorée, serait le refus du paiement d’une compensation financière pour la mariée. Lorsqu’une princesse impériale se marie, elle rejoint la famille de son époux et quitte donc la famille impériale. Elle perd automatiquement tous ses titres et ne peut plus assurer d’engagements monarchiques. En guise de compensation, la mariée quitte sa famille en recevant une dotation, qui est en réalité déboursée par l’État, soit le contribuable. Japan Times parle d’un paiement forfaitaire pouvant aller jusqu’à environ 150 millions de yens, soit 1,15 million d’euros.

Pour rappel, le futur époux de la princesse Mako vit actuellement aux États-Unis. Il a obtenu son diplôme à l’Université Fordham dans l’État de New York en mai et il a passé l’examen du barreau en juillet. Le résultat de l’examen sera annoncé d’ici la mi-décembre et il devrait donc travailler prochainement dans un cabinet d’avocats aux États-Unis.

Après des années de tergiversions, de commissions gouvernementales et de soi-disant réflexions officielles autour de la question, il est apparu il y a quelques semaines, qu’il ne sera même pas envisagé de reconsidérer la possibilité d’abolir la loi salique dans le pays. Seul un homme peut accéder au trône de Chrysanthème. L’abolition de la loi salique semblait être en adéquation avec l’évolution de la société, mais surtout une solution par rapport au nombre extrêmement restreint d’héritier. L’empereur Naruhito n’ayant qu’une fille unique, c’est son frère Fumihito qui est son héritier. Fumihito est père de deux filles et un fils, Hisahito, probable futur empereur.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr