Reza Pahlavi : « Les larmes de mon père étaient les larmes de l’Iran »

Ce 27 juillet 2020, nous commémorons les 40 ans de la mort de Mohammad Reza Pahlavi, dernier empereur d’Iran, mort en exil en Égypte. Cet anniversaire, qui émeut toute la communauté iranienne du monde entier, touche particulier son fils, le prince Reza Pahlavi, qui continue à œuvrer à la reconstruction de l’Iran, depuis le Maryland où il a installé sa famille. Le prétendant au trône du Paon a partagé un discours de son père, le dernier chah, en ce jour d’anniversaire de sa mort.

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Il y 50 ans, le chah d’Iran empruntait la voie du progrès

« Les progrès de l’Iran ne doivent pas être basés sur l’esclavage et l’exploitation des travailleurs à bas salaire… le travailleur iranien doit être correctement rémunéré pour son travail… Je vous conseille en tant qu’employeurs de construire des logements à proximité de vos usines afin que les travailleurs ne soient pas obligés de passer trois heures se rendre au travail et en revenir », voici quelques paroles du chah Mohammad Reza Pahlavi, prononcées il y a maintenant un demi-siècle. Ce sont ces paroles que son fils a choisi de partager ce 27 juillet, jour de commémoration de la mort de l’empereur d’Iran.

Le prince Reza Pahlavi milite pour la fin du régime sanglant qui dirige actuellement l’Iran. Très populaire auprès de la communauté iranienne en exil, le prince Reza, actuel chef de la dynastie des Pahlavi, qui a régné sur l’Iran de 1925 à 1979, a souhaité rappeler que son père était tourné vers le bien-être social de son peuple. « Nous pensons toujours à la majorité mais chaque personne dans ce pays doit se voir garantir une certaine qualité de vie. L’une des conditions d’une telle vie est une maison saine, hygiénique, propre, lumineuse et spirituelle pour les travailleurs iraniens ».

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Il y a 40 ans, le chah d’Iran nous quittait, des larmes plein les yeux

Le prince Reza rappelle que le règne de son père n’a pas été sans embuches, et qu’il a connu des hauts et des bas. Il concède que durant son règne de 37 ans, il a connu des « difficultés » mais que malgré tout, il avait opté pour un « chemin du progrès. Un chemin qui a été obstrué par une chute catastrophique. Une obstruction qui a entraîné de nombreuses personnes dans la pauvreté. Une pauvreté qui requiert l’attention de tous les Iraniens. »

Le prince Reza continue son plaidoyer, constatant l’état désolant dans lequel se trouve aujourd’hui son pays. « En ce jour, il y a quarante ans, mon père, le roi d’Iran, au bord du précipice de l’histoire et au bord des rives du Nil, a quitté ce monde. Les larmes du roi en quittant le pays étaient un signe avant-coureur silencieux mais révélateur des larmes des mères à venir. Dans ces larmes et dans ce dernier adieu, beaucoup de choses ont été laissées de côté.

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Le regard d’un père lors de son dernier adieu était un symbole triste et déchirant de la désolation à venir. Le regard d’une génération qui aurait dû être des constructeurs mais qui a brûlé. Cette Ville des Contes qui a brusquement chuté, jonchée de morceaux de jeunes et de vieux.

Le regard d’un père lors de ce dernier adieu, était le regard de ceux qui sont opprimés aujourd’hui et qui n’ont plus de subsistance. Ses larmes coulent aujourd’hui des yeux des pauvres. Des yeux du fermier. Des yeux de l’enseignant. Des yeux du balayeur de rue et des yeux du kolbar (porteur, ndlr). Les larmes du roi étaient des appels à la justice. Un appel à la justice pour le peuple en vue de l’injustice à venir. En effet, mes compatriotes, dans ce dernier regard, beaucoup de choses n’ont pas été dites. Les larmes de mon père étaient les larmes de l’Iran. »

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Source : Instagram/officialrezapahlavi

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Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine a été concepteur-rédacteur et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français. Spécialiste de l'actualité des familles royales, Nicolas a fondé le site Histoires royales dont il est le rédacteur en chef. nicolas@histoiresroyales.fr