Le prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles investit de nouveaux chevaliers à Paris

La délégation française de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges organisait sa cérémonie d’investiture annuelle à Paris, ce lundi. Le prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, duc de Castro, présidait la cérémonie en l’église de Saint-Roch.

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Le duc de Castro accueille des dames et chevaliers au sein de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges

La distribution d’insignes pour élévations ou investitures de nouveaux chevaliers au sein de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges, a lieu chaque année au cours d’une cérémonie célébrée en l’église Saint-Roch à Paris. Le prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, duc de Castro, en sa qualité de chef de la famille royale des Deux-Siciles, est grand maître des ordres dynastiques familiaux. À ce titre, il préside les cérémonies de l’ordre et accueille les nouveaux chevaliers et les nouvelles dames qui rejoignent les rangs de l’ordre.

L’abbé Thierry Laurent, le prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, la princesse Béatrice de Bourbon des Deux-Siciles et Daniel Hurstel, délégué pour la France de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges (Photo : Edmond Sadaka/SIPA)

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Ce 29 juin 2026, le prince Charles était entouré de ses proches, notamment d’une de ses sœurs, la princesse Béatrice de Bourbon des Deux-Siciles, lors de la cérémonie d’investiture en l’église de Saint-Roch. En tant que grand préfet de l’ordre, la princesse Béatrice occupe les plus hautes fonctions de la royale députation qui compose le gouvernement de l’ordre, juste derrière son frère. D’autres royautés proches des ordres dynastiques duo-siciliens ont été aperçues, dont le prince Michel d’Orléans et son épouse, la princesse Barbara.

Les postulants arrivent à l’église Saint-Roch pour leur investiture et être reçus au sein de l’ordre (Photo : Edmond Sadaka/SIPA)

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L’ordre porte son nom en référence à ses origines, inspiré par l’empereur romain Constantin. L’ordre a été placé sous la protection du Saint-Siège en 1719, appartenant à la branche parmesane de la famille de Bourbon, puis transmise à la branche des Deux-Siciles de cette même famille. L’ancien ordre équestre, devenu un ordre dynastique, est aujourd’hui actif dans les œuvres caritatives, humanitaires et de bienfaisance.

Cérémonie d’investiture en l’église de Saint-Roch, en présence du duc de Castro (Photo : Edmond Sadaka/SIPA)
Sabine de la Rochefoucauld, duchesse d’Estissac, dame officier de Justice et vice-déléguée pour la France de l’ordre constantinien de Saint-Georges, assiste à la cérémonie d’investiture (Photo : Edmond Sadaka/SIPA)

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L’ordre constantinien de Saint-Georges invite ses dames et chevalier à servir les plus faibles avec humilité et amour, dans le respect des valeurs chrétiennes promues par l’ordre. Il s’agit d’un des plus anciens ordres de chevalerie au monde. Fondé sur des racines chrétiennes séculaires, il promeut la foi, la solidarité, l’œuvre caritative et la préservation du patrimoine culturel, perpétuant ainsi une tradition de service, d’honneur et d’engagement spirituel.

La princesse Béatrice de Bourbon des Deux-Siciles avec le prince Michel et la princesse Barbara d’Orléans après la cérémonie (Photo : Edmond Sadaka/SIPA)

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Les ordres chevaleresques et militaires accueillaient autrefois en leur sein des proches du souverain, qui s’étaient distingués par leur loyauté ou des faits de guerre. Le monarque les récompensait en leur accordant des titres et des distinctions, les ordres étant structurés en classes par des grades et qualités. Les ordres ont évolué avec le temps. La disparition des véritables ordres chevaleresques a laissé place à un système de distinctions nationales, aussi bien dans les monarchies que dans les républiques. Le chef de l’État est le grand maître ou le souverain des ordres de son pays. Dans les pays où la monarchie a été abolie, le changement de régime a mis fin à un ensemble de structures tout en mettant en place des nouvelles structures appartenant au nouveau régime. Traditionnellement, les monarques déchus sont restés grands maîtres de leur ordre familial, alors appelé ordre dynastique. Détaché de leur fonction de distinction d’État, les ordres dynastiques ont gardé ce principe de « récompense », en valorisant la générosité des membres par l’attribution de grades. Les ordres sont des associations à but caritatif, qui soutiennent de nombreux projets en lien avec les valeurs promues par les anciennes familles royales.

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Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est un journaliste spécialisé dans les familles royales et l'histoire des monarchies européennes et mondiales. Nicolas Fontaine a fondé Histoires Royales, le premier média en ligne dédié à l'actualité des têtes couronnées en 2019. nicolas@histoiresroyales.fr