Les confidences de la reine Máxima à propos du suicide de sa sœur Inés

Dans son interview réalisée à l’occasion de son 50e anniversaire, la reine Máxima a abordé des thèmes très personnels, comme sa relation au mariage ou sa vie si elle n’était pas devenue Reine. L’épouse du chef d’État néerlandais a également accepté de parler de la mort de sa sœur, Inés Zorreguieta, qui s’est suicidée à 33 ans en 2018.

La reine Máxima parle du suicide de sa sœur dans une interview pour ses 50 ans (Photo : Patrick van Katwijk/DPA/Abacapress)

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La reine des Pays-Bas parle de la mort de sa sœur

Comme la reine Letizia d’Espagne et la reine Sonja de Norvège, la reine Máxima des Pays-Bas a vécu le suicide d’une sœur. Le 6 juin 2018, Inés Zorreguieta Cerruti est retrouvée morte dans son appartement de Buenos Aires, en Argentine. Diplômée en psychologie et passionnée de chant, elle était l’atout artistique de sa famille. En 2016, elle avait obtenu un poste puis avait été promue au sein du ministère argentin du Développement social.

Surnomée Inesita, elle était l’une des filles de la fratrie de quatre, complétée par Máxima, Martín et Juan. Ils sont les enfants de l’ancien ministre Jorge Zorreguieta, décédé en 2017, et de sa seconde épouse María del Carmen Cerruti. Ils ont également trois demi-sœurs issues du premier mariage de leur père.

Inés Zorréguieta souffrait de dépression, d’anorexie et de paranoïa. Elle était la marraine de la princesse Ariane, la plus jeune des trois filles de Máxima et Willem-Alexander. Très préoccupée par les problèmes d’alimentation et la santé de sa sœur, la reine Máxima tentait de persuader sa sœur de déménager aux Pays-Bas pour l’avoir auprès d’elle.

La reine Máxima avec sa sœur Inés Zorreguieta en 2016 (Photo : Robin Utrecht/ABACAPRESS.COM)

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Elle aurait voulu faire plus pour sa sœur

«Notre expérience avec ma sœur était qu’elle n’allait pas bien pendant les huit, neuf ans avant sa mort», s’est confiée hier la reine des Pays-Bas, au cours d’une longue interview menée par Matthijs van Nieuwkerk pour NPO1. Ils étaient 3,2 millions de Néerlandais à suivre les confidences de la Reine dans cette émission spéciale diffusée à l’occasion de son 50e anniversaire.

La reine Máxima avoue que malgré les signes précurseurs, «il y avait un peu de tabou et nous n’en avons pas parlé. Nous ne savions pas quel était le diagnostic et comment nous pourrions être aidés pour mieux la soutenir. Elle avait une dépression, un trouble de la personnalité. Nous avons parfois essayé de l’aider de notre mieux.» Máxima avoue s’être sentie démunie n’était «pas une professionnelle. Elle a été internée à quelques reprises. Je ne sais pas si c’est toujours la meilleure chose à faire ou non, mais il reste encore beaucoup à faire en matière de santé mentale.»

«Il y a beaucoup à faire pour les jeunes», affirme la reine des Pays-Bas. Elle rappelle notamment le travail crucial à faire sur la prévention. Il faut rester vigilants et observer les «alertes précoces pour pouvoir aider très rapidement. Ma sœur aurait dû être aidée plus rapidement. Peut-être par nous-mêmes, en tendant notre propre main. Mais nous avons fait de notre mieux, nous ne savions pas faire plus à l’époque. Ce que j’ai appris de cette expérience, c’est que les autres ne devraient pas à traverser cette expérience.»

La reine Máxima revient sur le suicide de sa sœur Inés en 2018, lors de son interview réalisée à l’occasion de son 50e anniversaire (Photo : Mischa Schoemaker/ABACAPRESS.COM)

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La frustration dans le deuil

La reine Máxima parle de la honte ressentie et de la frustration qui accompagne une perte liée au suicide. «Vous savez, lorsqu’un membre de votre famille se suicide … il n’y a pas uniquement du chagrin et de la frustration de penser que vous auriez pu faire autre chose, mais beaucoup de choses qui vont avec : Peur, honte, il y a toutes sortes de choses. C’est plus compliqué qu’une mort normale, je dirais. Je ne me blâme pas ni ma famille. Mais c’est comme si nous aurions pu faire plus. Je ne sais pas où elle est maintenant, mais maintenant je pense à elle avec un très grand sourire. Et j’aime vraiment ça.»

Quand le journaliste a abordé le souvenir de la première visite de travail de Máxima aux Pays-Bas, la reine a laissé couler une petite larme, se souvenant de cette visite dans une institution spécialisée dans le traitement du cancer. «Là, les gens ont encore l’espoir d’une guérison, ma chère sœur n’en avait plus», a conclu la reine. Un message de prévention et un numéro d’aide aux personnes en détresse s’est affiché au bas de l’écran au moment de la diffusion.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr