Louis de Bourbon adresse ses vœux pour l’année 2021

Le 30 janvier 2021, le duc d’Anjou a adressé ses vœux aux Français pour l’année 2021. Louis de Bourbon revient sur l’année 2020, bouleversée par la crise du coronavirus, mais il souhaite aussi regarder vers l’avenir et pense à la reconstruction en proposant trois pistes de réflexion.

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Fin d’une année 2020 touchée par une crise profonde

Le 30 janvier est un jour particulier pour Louis de Bourbon. Le 30 janvier 1989, son père, Alphonse de Bourbon décédait des suites d’un accident de ski à 52 ans. Louis de Bourbon devenait par conséquent duc d’Anjou, en tant qu’aîné des Capétiens.

Le prétendant légitimiste au trône de France a adressé ses vœux en Français en ce jour particulier et en ce début d’année, n’oubliant pas de joindre son épouse, la princesse Marie-Marguerite avec qui il a fêté ses 16 ans de mariage cette année, et ses quatre enfants.

Après avoir présenté ses « vœux chaleureux de prospérité, de santé et de bonheur pour l’année qui s’ouvre », le duc d’Anjou rappelle qu’en 2020, « notre pays, par l’action d’un insidieux virus, a été confronté à la maladie, aux souffrances et au malheur qui a frappé de nombreuses familles. »

Cette crise nous touche « alors que notre pays se trouve affaibli après de nombreuses années d’imprévoyances et de choix risqués sur les plans économique, financier, industriel et scientifique, ayant contribué, année après année, à son amoindrissement ». Louis de Bourbon parle également d’une « crise de l’intelligence collective qui lui fait oublier sa nature et son identité ». La recherche du bien commun a été oubliée dans une crise qui a favorisé « le déni du spirituel, la promotion de l’individualisme, la perte des valeurs, l’absence d’une saine compréhension de la nature et de l’environnement ».

Le duc d’Anjou a adressé ses vœux pour 2021 ce 30 janvier (Photo : capture YouTube Louis de Bourbon)

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Le duc d’Anjou exhorte à ne pas baisser les bras

Malgré le contexte international qui « est lui aussi inquiétant », Louis de Bourbon demande de ne « pas de baisser les bras ; il faut reconstruire. À d’autres périodes de l’histoire, la France « est sortie renforcée par ses épreuves. Dans la présente crise, nombre d’entre vous ont déjà fait preuve d’initiative et d’adaptation, vis-à-vis de situations d’autant plus terribles qu’elles n’avaient pas été anticipées. » L’entraide, le courage, l’abnégation, la solidarité sont des actions et des attitudes soulignées par le duc d’Anjou, qui permettront la reconstruction.

Louis de Bourbon dénonce aussi « les errements de ceux qui auraient dû prendre les mesures nécessaires. » C’est pourquoi, le prétendant au trône de France indique qu’ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers lui et « vers le principe » qu’il incarne. « Je suis conscient, vous le savez, de mon devoir de demeurer auprès de vous le témoin du passé glorieux de la France afin que ce dernier serve de repère.» Il assure n’avoir aucun programme à présenter mais il propose tout de même « quelques réflexions pour préparer l’avenir et assurer la préservation même de notre pays », comme le veut son « devoir d’héritier ».

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Les trois pistes de réflexion pour 2021

Sa première piste de réflexion porte sur l’identité française sans « se repentir de ce qu’elle a réalisé », rappelant que la France est « l’un des foyers majeurs de la civilisation occidentale » La deuxième piste est de « rendre leur place au sacré et au spirituel ; c’est-à-dire à la nécessaire part de gratuité dans l’action humaine (…) Pour notre civilisation, Dieu et César doivent, tous les deux, avoir leur place, distinctes, mais étroitement complémentaires, dans une relation d’équilibre ordonné. Quand le premier est exclu, comme le voudraient certains, le corps social entier est déséquilibré. »

La troisième et dernière piste consiste à « rendre à l’homme sa dignité, de sa conception à sa mort. L’homme n’est ni une denrée, que l’on pourrait acheter pour son plaisir, ni un robot qu’il faudrait augmenter ou diminuer à la convenance de maîtres tout puissants. L’homme est fragile comme le nouveau-né de la crèche – symbole éternel –. Il doit être protégé et non instrumentalisé. »

Source : Légitimité

Nicolas Fontaine
Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Il est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr