Meghan Markle cause la faillite d’une agence de paparazzis

La célèbre agence de paparazzis Splash News vient de demander d’être placée sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites, auprès d’un tribunal du Nevada. Trois causes précises menacent cette agence qui fournit de nombreuses photos volées aux médias du monde entier. L’une de ses causes est la couteuse procédure judiciaire en cours contre la duchesse de Sussex.

Le procès de Meghan Markle pour atteinte à sa vie privée est l’une des causes de la faillite de Splash News (Photo : Chris Jackson/PA Wire/Abacapress)

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L’agence Splash News est placée en faillite

Le Hollywood Reporter révèle qu’une demande de protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites vient d’être remplie par l’entreprise Splash News & Picture Agency, auprès d’un tribunal des faillites du Nevada. Cette démarche permet à l’entreprise débitrice de garder le contrôle de ses opérations, mais est soumise à la surveillance du tribunal. L’entreprise doit 975 000 $ à son créancier, Deasil Limited.

L’agence de paparazzi n’arrive pas à rembourser son prêt à cause de trois facteurs : un procès en cours avec Meghan Markle, le confinement qui provoque une diminution d’apparitions de célébrités et un autre procès en cours concernant une ancienne employée.

Concernant la première cause, il s’agit de la vente de photos prises à l’insu de Meghan Markle, alors qu’elle se baladait dans un parc au Canada avec son fils Archie. La duchesse de Sussex avait porté plainte pour violation de la vie privée. « L’affaire concerne des questions liées à la liberté d’expression en vertu de la loi britannique et, malheureusement, s’est avérée trop coûteuse pour que Splash poursuive sa défense », a déclaré Emma Curzon, directrice de l’agence de photos.

En décembre dernier, plusieurs médias, dont la BBC, avient annoncé qu’un arrangement avait été trouvé et Splash News avait promis qu’à l’avenir elle ne « prendrait plus de photographies non autorisées de la famille du duc et de la duchesse de Sussex ». Visiblement, si on en croit la demande de protection du chapitre 11 remplie par l’agence, le problème n’est pas encore réglé. Emma Curzon a déclaré qu’ils n’étaient pas parvenus à un accord financier raisonnable, au vu des ressources disponibles pour l’entreprise.

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L’action en justice contre Meghan Markle est l’une des trois causes de la faillite

Concernant la deuxième cause, « en raison de la pandémie mondiale, la disponibilité d’images de célébrités a diminué et les budgets des entreprises de médias ont été réduits pour refléter des défis macro-économiques plus larges ». Quant à la troisième cause, il s’agit d’un coûteux procès en cours contre une employée qui dit avoir été à plusieurs reprises soumise à des propos sexistes au sein de l’entreprise et qui aurait était menacée après avoir soulevé des questions questions préoccupantes concernant la légalité de certaines affaires.

Enfin, Splash News gagne également de l’argent en portant plainte contre des célébrités qui publient sur leurs réseaux sociaux des photos d’eux-mêmes, sans avoir acheté les droits à l’agence. Jennifer Lopez, Jessica Simpson, Liam Hemsworth et Nicki Minaj sont quelques célébrités qui ont dû mettre la main au portefeuille, à cause d’infractions aux droits d’auteur. La plupart du temps, les célébrités irritées de découvrir qu’elles ont été photographiées à leur insu, repartagent un message sur les réseaux sociaux pour se plaindre, ce qui constitue une infraction aux droits d’auteur, puisqu’il faut payer une licence pour pouvoir utiliser une image. Cette pratique avait permis à l’entreprise de gagner 118 000 $ en 2019, mais avec le confinement et le manque d’image, l’agence n’a gagné que 21 000 $ avec cette technique.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr